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Ibn Khaldoun Dans la nature innée des hommes se trouve le penchant vers la tyrannie et l oppression mutuelle

Immigration en France. Les enfants d'Algériens et d'Africains plus en difficulté

Poste par oct 16th, 2009 categorie Immigration. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Print This Post Print This Post

Sociologue à la Caisse nationale (française) d’assurance vieillesse et auteur d’une vaste étude sur les enfants d’immigrés, Claudine Attias- Donfut relève un risque d’échec social plus important.

LE FIGARO.- L’intégration des Algériens et des Africains s’avère-t-elle plus complexe ?

Claudine ATTIAS-DONFUT.
– La moitié des enfants d’Africains et un tiers des fils d’Algériens n’ont pas encore 19 ans. C’est une population particulièrement jeune, qui progresse globalement. Mais 10 % sont en échec, selon le témoignage des parents. Un résultat qui tranche avec les autres nationalités et révèle un malaise particulier.

Comment expliquer cette spécificité algérienne ?

Nous n’avons que des pistes. Les travaux menés par des sociologues et des historiens montrent comment le contentieux historique de la guerre d’Algérie encombre les mémoires. La deuxième génération s’est partagée entre des jeunes ultrarépublicains, au sentiment d’appartenance nationale exacerbé qui affichent souvent de belles réussites. Et une minorité plus torturée. Car certains parents sont restés dans l’ambiguïté, éduquant leurs enfants dans le respect des lois mais refusant dans le fond qu’ils deviennent des Français. Cette schizophrénie a touché principalement les garçons. Certains ont concrétisé la rage rentrée de leurs parents contre l’ancienne puissance coloniale. Plus que l’islam, c’est bien l’histoire qui a nourri cette rancœur. Car le risque de marginalisation sociale est bien plus faible pour les descendants des autres pays du Maghreb.

L’intégration des populations venues de l’Afrique noire connaît-elle également des difficultés ?

C’est une immigration très particulière, avec une forte proportion de diplômés dans la première génération. Souvent venus des villes et de milieux bourgeois, les étudiants africains restés dans l’Hexagone ont connu des sorts divers. Mais 30 % ont dégringolé socialement. Ils ont peiné pour négocier leurs diplômes en France et s’ils ont parfois mieux gagné leur vie que dans leurs pays, ils n’ont pas toujours retrouvé leur statut. Cette épreuve a marqué leurs enfants. Beaucoup ont fait des études, dopés par le niveau culturel et le puissant désir de leurs parents de les voir réussir, mais ils ont souvent des difficultés à obtenir des postes correspondants à leurs qualifications.

On a plutôt l’image de migrants venus des zones rurales…

L’immigration africaine est bimodale, avec d’un côté des diplômés et de l’autre des paysans, notamment les Maliens. Le décalage culturel est alors brutal, entre une société africaine très hiérarchisée, où le groupe élève les enfants de façon autoritaire et le modèle français, centré sur l’individu et la pédagogie. Certains migrants n’ont pas réussi, seuls, à imposer une éducation. D’autant que les châtiments physiques sont réprouvés en France. Leurs enfants évoluent dans un monde où personne ne détient plus l’autorité. À cela, s’ajoute un fort risque de discrimination.

Le Figaro immigration


Categories: Immigration
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10 Reponses “Immigration en France. Les enfants d'Algériens et d'Africains plus en difficulté”

  1. Sofiane DZ dit :

    J’ai de forts doutes,quant à l’impartialité de cette enquête,et sur la manière dont elle a été menée.

    D’un côté,on souligne que tous les enfants d’immigrés sont français,et de l’autre côté,on dit:….non,ceux ci sont algériens…..

    Ceci est dû à la face perverse de la double nationalité,mais surtout,du droit du sol.Avec la création du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale,une abolition du droit du sol serait en totale cohérence avec cette nouvelle politique de la France et sa volonté d’assimilation,elle obligerait chacun à choisir son “identitité” et comme aime à le dire le gouvernement actuel,il faudra le mériter pour être français.Bien entendu,le cumul de deux nationalités serait strictement interdit,notament avec l’algérienne.Cela “éclaircirait” les choses et permetrait à cette population,issue de l’immigration,que l’on lui évite qu’elle soit tantôt définie comme française et tantôt comme algérienne.

    Je dit au gouvernement français: CHICHE ?

  2. iris dit :

    Invitation ————————————————Vendredi 16 octobre 2009
    Le 17 octobre 1961, vingt-cinq mille Algériens manifestent pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu qui leur est imposé. En application des directives données par le Préfet de Police, Maurice Papon, plus de dix mille manifestants sont arrêtés, des centaines de victimes sont recensées : massacrés à coups de pieds, fusillés, jetés à l’eau, portés disparus dans les jours qui suivent.
    Daniel Mayer, président de la Ligue des Droits de l’Homme dira à cette occasion
    « Le 17 octobre est devenu le jour de notre honte »
    POUR COMMEMORER CETTE PAGE SOMBRE DE NOTRE HISTOIRE,
    La Ligue des droits de l’Homme (LDH)
    Le CSP 59 et le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples(MRAP)
    vous invitent à participer autour des associations et des élus
    à un RASSEMBLEMENT SUR LE PARVIS DES DROITS DE L’HOMME
    ———————————————————————————————————————————-
    Vendredi 16 octobre 2009 à 18 heures 30 – Parvis des Droits de l’Homme – Place de la République à Lille

    Comité des Sans Papiers 59 – CSP59 – 42, Rue Bernos – 06.80.57.50.61 – 59.800 Lille – E-mail : csp59@wanadoo.frhttp://leblogducsp59.over-blog.com
    COMMEMORONS LE CRIME D’ETAT
    DU 17 OCTOBRE 1961 CONTRE LES ALGERIENS
    SAMEDI 17 OCTOBRE 2009, SALLE DU GYMNASE A 16H!
    Métro République, Place Sébastopol, Rue des Postes

    Conférence – débat animée par Alger Républicain, 1er journal progressiste algérien, Suivie du film « les frères des frères » et un hommage à JEANSON « porteur de valise » décédé

    Le 17 octobre 1961 des milliers de travailleurs immigré(e)s Algériens manifestaient pacifiquement pour dire non à la guerre coloniale française en Algérie. L’Etat français avait décidé un couvre feu interdisant toute manifestation contre cette guerre qui a causé 1 million 500 milles morts algériens. Ils étaient des milliers, des dizaines de milliers, hommes, femmes, enfants, en famille à marcher dans les rues de Paris sans se douter de la barbarie qui allaient s’abattre sur eux. La répression sauvage et macabre abattu par la Préfecture dirigée par le Préfet Papon, ce vichyste collabo des occupants nazis, montrait que l’origine, la couleur de la peau, le faciès, la religion, le statut « d’étranger » demeurent aux yeux de certains gouvernants les critères racistes pour diviser le monde du travail. Ce pogrom raciste d’Etat reste une des tâches les plus sombres de l’histoire de France. « La seine était rouge du sang » des manifestants Algériens disent certains écrits, mais jusqu’ici l’Etat français refuse de dire exactement combien « d’immigré(e)s » ont été assassinés.
    Si hier les travailleurs immigré(e)s étaient discriminés pour les intérêts coloniaux des patrons français, aujourd’hui des jeunes meurent entre les mains de policiers, des cimetières musulmans sont profanés, aujourd’hui c’est la chasse à l’étranger travailleur sans papiers pour le maintenir dans les griffes de l’esclavage moderne du travail clandestin organisé par les patrons fraudeurs du fisc, aujourd’hui c’est l’instrumentalisation électoraliste raciste du thème de l’immigration, des sans papiers désignés comme bouc-émissaires de « l’insécurité, de la toxicomanie, de la délinquance », aujourd’hui c’est la politique des quotas et chiffres d’expulsion, c’est l’origine, la culture africaine, asiatique et sud-américaine, la religion musulmane, la couleur de la peau, le faciès des immigrants qui sont identifiés comme des « menaces pour l’identité nationale française » dans un processus de « communautarisation » à peine voilée de la société en crise dont le symbole honteux est la création du « ministère de l’identité nationale ». Hortefeux a tout simplement fait un lapsus révélateur : « quand il y a un, pas de problème, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Besson vient de lancer la campagne électorale des régionales en raflant les réfugiés afghans et Irakiens de Calais chassés de chez eux par la guerre.
    Les mouvements sociaux, les structures auto-organisées de l’immigration sont marginalisées, exclues et persécutées parce qu’il n’est pas concevable pour le pouvoir d’Etat raciste que l’immigration soit reconnue dans ses droits citoyens, dans son droit de constituer un contre pouvoir reconnu dans une démocratie qui se respecte. La répression contre et l’exclusion du CSP59 illustre parfaitement depuis le 15 juin 2007 ce constat objectif.
    Manifestation tous les mercredis à 18h, Place de la République à Lille

    par iris chercheur à l’université de lille 3

  3. iris dit :

    par coucou
    on demande à ces salariés qui cotisent en France mais n’ont pas papiers de porter des seaux remplis de goudron brûlant qui giclent sur la peau faute d’équipement adapté. “

    ► Faut arrêter dans le compassionnel fabriqué de toutes pièces :
    J’ai vu les vidéos, et rien dans le travail demandé ne m’a semblé scandaleux,
    je fais moi même souvent de la maçonnerie, et porter de tels sceaux est courant.
    Effectivement, j’ai pu voir quelque vapeur sortant du contenu d’un sceau,
    mais je doute que ce soit du ‘goudron brulant’ qui soit jeté là, en intèrieur, les produits dérivés étant légion, avec solvant à base d’eau, de type acrylique.

    Le scandale est bien dans le fait que des travailleurs clandestins puissent être ainsi employés.

    Il est à noter que les pouvoirs publics procèdent toujours de cette manière,
    confiant à des sociétés privées des tâches que leurs propres employés ne pourraient accomplir avec la même efficacité.
    (restauration..nettoyage..réparations..)
    (Paraît que l’arche de la Défense, les jeux olympiques d’Alberville, le Stade de France soient passés par ces pratiques)

    On peut en conclure,

    ♦ un laxisme effrayant en matière de contrôle de l’immigration,

    ♦ des pratiques de contournement des taxes à l’embauche qui, notons le, sont de 85% du net payé à l’employé.

    ♦ le renoncement total et malsain de la population française à effectuer ces tâches considérées comme dévalorisantes, et qui pourtant sont porteuses d’une grande noblesse et nécessitent un grand savoir faire.

    ♦ le développement du travail au noir qui en découle

    Actuellement, je peux en témoigner, dans le bâtiment, c’est du n’importe quoi :
    ♦ n’importe quoi dans la composition du ciment
    ♦ n’importe quoi dans la dose de ciment mise entre deux parpaings,
    ♦ n’importe quoi pour l’épaisseur des dalles
    ♦ n’importe quoi pour les ferraillage des dalles
    ♦ n’importe quoi pour les soudures,
    ♦ n’importe quoi pour les expertises en cas de litige.
    ♦ n’importe quoi pour la pose des fenêtres
    ♦ n’importe quoi pour les charpentes
    ♦ n’importe quoi pour les peintures
    (pour les constructions individuelles, pas pour les immeubles)

  4. Saint Augustin dit :

    Les enfants africains, Nords africains ou autres ont plus de chance de reussir leyur vie en Occident que dans leur pays d’origine ou d’origine de leur parents, d’ailleurs si les parents sont partis en occident, c’est generalement pour fuir la misere economique ou la misere morale… Seulemen, il faut qu’ils soient bien cadrés par leurs parents ?! autre chose qui n’a rien a voir avec le sujet: pourquoi voit-on la face d’ortefeux chaque fois qu’on ouvre le journal focus? il y a des visages qui egaye le journal comme ibn khaldoun par exemple !? mais cet abruti de brise hortefeux qui se croit plus intelligent que les autres juste parce qu’il est né français !

  5. iris dit :

    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr
    DU MINISTERE DE LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS
    A LA NOUVELLE VAGUE DE GREVE AVEC OCCUPATION
    DU LIEU DE TRAVAIL DES SANS PAPIERS : L’UNITE ENTRE SYNDICATS, ASSOCIATIONS ET CSP EST NECESSAIRE POUR GAGNER!
    Un nouveau rebondissement dont est devenu coutumier la lutte des travailleurs sans papiers est à nouveau à l’ordre du jour.
    Les sans papiers expulsés de la Bourse du travail de Paris ont d’abord organisé avec succès le repli du Boulevard du Temple à la rue Baudelique dans le 18éme baptisé à juste titre MINSTERE DE LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS. Plusieurs milliers de sans papiers et les CSP, à l’appel de la CSP75, ont démontré leur détermination à ne pas lâcher prise le samedi 10 octobre dans les rue de la capitale et une délégation a été reçue par le cabinet du Ministère mal nommé « de l’identité » raciste où des promesses ont été faites dont on attend la concrétisat ion.
    C’est maintenant des milliers de sans papiers à l’initiative des syndicats qui font grève et occupent leurs lieux de travail. La grande presse Française se tait honteusement sur les images qui circulent sur internet montrant le « travail d’esclaves » que font quotidiennement les travailleurs sans papiers des caves et qu’ignorent les travailleurs de surface. Pour éviter que ne soit connu par le grand public la réalité méconnue de « la saleté de la France que nous nettoyons tous les jours » pour citer un des grévistes, la répression s’est tout de suite abattue sur les grévistes et occupants de la RATP qui ont été expulsé manu-militari des locaux occupés.
    Les syndicats Français même ont écrit au Premier Ministre pour lui signaler qu’ils sont « obligés de constater …le traitement de chaque dossier de salarié(e) est loin d’être similaire selon les départements et même entre les salarié(e)s de situation parfaitement identique, y compris au sein d’une même entreprise, cela alors que nous vivons tous dans la même République… des discriminations graves persistent selon la nationalité des salarié(e)s employé(e)s pour un même travail, notamment contre les Algériens et les Tunisiens. Et le secteur des services à la personne’ continue d’être traité au goutte à goutte’ malgré les besoins immenses que connaît notre pays. C’est pourquoi, nous vous demandons, poursuit la lettre des syndicats, que soit éditée une circulaire de régularisation des salarié(e)s, qui permettent d 9;en finir avec ces blocages et ces discriminations constatées. Cette circulaire doit définir des critères améliorés, simplifiés, appliqués dans l’ensemble du territoire national. Elle doit garantir une égalité de traitement de chaque salarié(e) quel que soit son lieu de travail et à l’intérieur d’un même lieu de travail. Elle doit définir une procédure de régularisation sécurisée et standardisée quelque soit le département » (Paris 1er octobre 2009).
    La CNSP considère cette lettre des syndicats et associations comme une tentative de prise en compte des discriminations et des inégalités de traitement inévitables que génèrent la politique dite « d’immigration choisie » en fonction de l’ ;intérêt des patrons.
    La CNSP considère que la circulaire demandée doit prendre en compte la situation des travailleurs sans papiers isolés, voire licenciés en cette période de crise économique qui jette au quotidien une masse de travailleurs avec ou sans papiers toujours plus nombreuse dans le chômage.
    La CNSP demande que le droit d’asile soit respecté en France. Comment par exemple aujourd’hui « demander aux Français de quitter la Guinée » (dixit M.Joyandet) et continuer de nier ce droit aux Guinéens demandeurs d’asile? Il s’agit là d’un principe démocratique à revendiquer qui est de surcroît ratifié par l’Etat Français (parlement).
    C’est pourquoi la CNSP demande :
    aux CSP de développer partout des actions de solidarité à la base avec tous les sites de grèves avec occupation;
    aux syndicats et associations partenaires l’unité d’action avec les CSP et la CNSP;
    de tirer les leçons d’un certain aveuglement qui a conduit à la catastrophe de l’acte raciste et anti-syndical de l’expulsion de la Bourse du travail de Paris;
    à l’Etat Français de cesser de pousser à la division syndicats/associations Françaises et CSP auto-organisés en lutte et au mouvement d&e acute;mocratique dans son ensemble de bannir le sectarisme diviseur en son sein.
    Fait à Paris le 16/10/09

    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr
    Recevez la réponse de la CNSP à l’inititative du Resf suite à la tragédie de l’expulsi on des travailleurs sans papiers isolés de la bourse du Travail de Paris. La CNSP soutient l’esprit de la réunion proposée et sait que la CSP75 y sera. La CNSP joint pour rappel à sa réponse plusieurs textes qui ont jalonné les 14 mois de présence à la Bourse du Travail de nos camarades de la CSP75 pour dire qu’une des leçons à retenir est qu’on apprenne à s’écouter au sein du mouvement démocratique dans son enseble. Mais en attendant d’y revenir amplement, la priorité est de sortir par le haut tous ensemble, y compris avec la CGT, pour que la visibilité collective des travailleurs sans papiers isolés de la CSP75 soit préservée. La lutte continue pour la régularisation de tous les sans papiers.
    LA CNSP SOUTIENT L’ESPRIT DE LA PROPOSITION DU RESF :
    EN SORTIR PAR LE HAUT EN REPARANT COLLECTIVEMENT LA FAUTE COMMISE CONTRE LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS ISOLES DE LA CSP75
    En invitant à une réunion urgente réunion ce samedi 27 juin à 10 heures précises à l’EDMP, 8 impasse Crozatier 75012 Paris le Resf déclare : « Nous proposons donc de geler toutes les discussions sur les responsabilités de uns et des autres jusqu’à la résolution de la crise actuelle. Tout autre attitude qui aboutirait inévitablement à de nouveaux déchirements serait irresponsable et risquerait de conduire les ex-occupants de la Bourse à la catastrophe. La boussole, c’est que c’est le gouvernement qui est responsable de cette situation. Ell e n’existe que parce qu’il refuse la régularisation. Que les ex-occupants de la Bourse obtiennent des papiers et tous les problèmes disparaissent. C’est ainsi, nous semble-t-il, que la question doit être posée. On demande des papiers au gouvernement. Point barre. Pour le reste, on verra après ».
    La CNSP est d’accord avec l’esprit de la démarche et qu’il s’agit donc de sortir par le haut :
    - en aidant les 600 travailleurs sans papiers isolés avec enfants à s’installer collectivement dans un lieu qui leur permet de maintenir leur visibilité collective et éviter que la répression étatique Française ne relaye la grave bavure anti-syndicale du syndicalisme Français;
    - en soutenant les revendications formulées par la CSP75 auprès de la préfecture de Paris pour lesquelles les expulsés de la Bourse du Travail attendent une réponse de l’Etat Français;
    - une fois l’unité de notre mouvement rétablie par ces deux actes indispensables :
    - revoir la stratégie gouvernementale et patronale sur la régularisation « critère travail » qui divise les sans papiers en « bons » et « mauvais », en « régularisables parce que présenté par un syndicat Français » et « non régularisables » parce que travailleurs sans papiers isolés alors que beaucoup des travailleurs sans papiers isolés de la CSP75 sont syndiqués à la CGT notamment;
    - rappelons que le même danger existait lors des circulaires pour les « parents d’enfants scolarisés », le même débat avait éclaté par ci par là et selon les endroits il y avait aussi des oppositions entre Resf et les CSP sur le sort à réserver aux sans papiers sans enfants, mais jamais cela n’a conduit au drame auquel nous venons d’assister;
    - faire ensemble le bilan des divisions qui se manifestent dans l’ensemble du mouvement, dans sa partie CSP et partenaires soutiens depuis 2005, et qui ont conduit à la tragédie de l’expulsion raciste et anti-syndicale de la bourse du Travail.
    La CNSP a déjà pris des initiatives, y compris en direction de militants CGT, pour œuvrer à réparer la faute raciste et anti-syndicale commise à la Bourse du Travail de Paris.
    La CNSP sait que les camarades de la CSP75 participeront à toute initiative allant dans le sens des priorités définies ci-dessus conformes aux intérêts des travailleurs sans papiers isolés.
    La CNSP salue le courage, la détermination des travailleurs sans papiers qui dorment à terre en plein Paris, mais qui gardent la dignité d’hommes et de femmes, de pères et mères de famille qui supporteront toutes les souffrances pour vivre dans la légalité et refuser la clandestinité imposer par l’Etat Français.
    La CNSP sait que cette infamie agressive raciste anti-syndicale indigne de l’histoire plus que centenaire de la CGT sera réparée par les traditions démocratiques et internationalistes du monde du travail Français.
    Fait à Paris le 27/06/09
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr – solidarité financière : compte bancaire N°80187841 –
    UNE DELEGATION DE LA CNSP VISITE LES SANS PAPIERS DE LA CSP75
    A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS!
    Samedi 28 février une délégation de la CNSP s’est rendue auprès des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris. Cette visite fait suite à la lettre de la CNSP aux syndicats et à la CA de la bourse du Travail, lesquels en date du 5 février avaient publié un communiqué bien inquiétant et menaçant.
    La CNSP proposait que tous les partenaires de la lutte des sans papiers se réunissent pour examiner un plan d’action unitaire en vue de créer un rapport de forces susceptibl es d’obtenir les régularisations demandées par les sans papiers qui ont trouvé refuge à la Bourse.
    Sans réponse la CNSP voulait par cette visite s’enquérir de l’analyse de la CSP75 de la situation et leur faire des suggestions unitaires en vue de sortir de ce face à face avec les directions syndicales pour des actions communes en direction du SEUL adversaire de TOUS qu’est l’Etat, le gouvernement Sarkozy/Fillon/Hortefeux/Besson.
    La délégation de la CNSP a écouté avec satisfaction les sans papiers et leurs délégués et avec la CNSP, nous tenons à réaffirmer que leur présence à la Bourse du Travail résulte :
    - de la politique de la chasse raciste de l’Etat à l’humain étranger qui les a forcé à trouver refuge dans la Maison des travailleurs;
    - du rejet discriminatoire de l’Etat de recevoir les collectifs de sans papiers pour réexaminer leurs dossiers;
    de la position ségrégationniste du gouvernement qui n’accepte le réexamen que des dossiers syndicaux et patronaux;
    - du sentiment que les grèves des travailleurs sans papiers sont ainsi instrumentalisés par le pouvoir Sarkozyste pour trier les « bons » et les « mauvais » sans papiers;
    - du besoin de revenir TOUS ENSEMBLE à la revendication de la REGULARISATION DES SANS PAPIERS.
    La visibilité collective des sans papiers et l’unité avec les sans papiers en lutte sont une nécessité indispensable. Ne jamais accepter de sombrer dans la clandestinité, de redevenir des dossiers en Préfecture, des individus obligés de se cacher, des travailleurs clandestins qui tirent l’ensemble du monde du travail vers le bas et parfois des faits divers de délinquance dans les médias, telle est la devise des sans papiers et des CSP qui luttent.
    La CNSP réitère sa proposition du 15 février 09, les directions syndicales et la CA de la Bourse du travail doivent accepter de sortir de la posture qui consi ste à rester bloqué sur la position : « vous sortez de la bourse du travail et nous travaillons avec vous ». Si les sans papiers sont venus à la Bourse du travail, c’est pour trouver refuge et dans l’espoir qu’ensemble, sans papiers, syndicats, organisations démocratiques et partis politiques, serons à même de créer le rapport de force suffisant pour amener le gouvernement à régulariser.
    Ainsi entre juillet 2008 à février 2009, 750 dossiers ont été déposés en Préfecture de Paris par la CSP75 et 110 ont été examinés sur lesquels 90 ont été régularisés. Il est clair que c’est la visibilité des sans papiers qui a permis d’obtenir ces résultats.
    Rappelons que la grève des sans papiers organisée par la CGT sur la même période a donné 1000 régularisations. C’est dire que plus que jamais l’unité de toutes nos forces est nécessaires pour avancer fortement vers l’objectif adopté au 48éme congrès de la régularisation de tous les sans papiers.
    La crise financière et économique actuelle exige la construction du TOUS ENSEMBLE pour gagner sur les revendications des travailleurs que la crise soit payée par les fauteurs de crise que sont les patrons actionnaires du CAC40 qui annoncent des milliards de profits. Les sans papiers ne peuvent être exclus du TOUS ENSEMBLE.
    C’est cela que la CNSP espère et attend du mouvement syndicale Français, c’est comme cela que nos anciens, Français, immigrés, travailleurs avec ou sans papiers, ont pu réaliser par les luttes les conquêtes sociales et démocratiques de 1936, 1945, 1968.
    Fait à Paris le 28 février 09
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr -
    Sur la présence des sans pap iers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris : Lettre de la CNSP aux syndicats CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et à la COMMISSION ADMINISTRATIVE DE LA BOURSE DU TRAVAIL!
    La CNSP a lu avec beaucoup d’inquiétude votre communiqué, en date du 5 février 09.
    La CNSP ainsi que tous les travailleurs sans papiers, et nous en sommes certains la CSP75, sont conscients des problèmes objectifs de fonctionnement que cause le fait que des travailleurs sans papiers se soient réfugiés dans la Maison des Travailleurs qu’est la Bourse du Travail.
    Ce qui inquiète dans ce communiqué :
    - c’est cette opposition qui apparaît entre « salariés sans papiers » défendus par les syndicats et les sans papiers qui sont à la Bourse du Travail;
    - c’est la présentation de cette présence de sans papiers comme ayant pour but délibéré d’empêcher l’activité syndicale;
    - c’est d’opposer « les salariés de l’entreprise de câblage » et les sans papiers en les désignant comme responsables de leur « mise au chômage »;
    - c’est de faire croire comme vous l’écrivez que leur présence à la Bourse du travail résulte du fait que « patronat et gouvernement sont totalement épargnés par cette action, alors que ces salariés précarisés sans papiers sont « utilisés » par les employeurs pour tirer tous les acquis sociaux vers le bas, casser le code du travail et les conventions collectives »;
    - c’est donc tomber dans le piège tendu par Sarkozy/Fillon de l’exclusion des Collectifs de sans papiers, voire des associations comme interlocuteurs des Préfectures et même la division des syndicats sur le dossier de cette catégorie de travailleurs victimes de patrons négriers et fraudeurs du travail clandestin.
    Votre communiqué du 5 février 09 est dangereux pour les sans papiers et pour l’ensemble des travailleurs avec ou sans papiers de ce pays, pour l’ensemble des Fr ançais et des immigrés de ce pays parce qu’il ignore totalement le fait que si des sans papiers ont été contraints de chercher asile dans la Maison des Travailleurs, la bourse du Travail, c’est forcément :
    - un acte de désespoir de sans papiers qui cherchent par tous les moyens à vivre dans la légalité;
    - une demande de solidarité aux autres catégories de travailleurs;
    - la conséquence de la chasse à l’homme et aux travailleurs étrangers du pouvoir Sarkoziste;
    - le résultat de la faiblesse collective de l’ensemble du mouvement syndical, du mouve ment social que les syndicats sont chargés d’organiser, y compris les sans papiers;
    - la non transparence et la non lisibilité de l’action syndicale actuelle pour la régularisation des salariés sans papiers, lesquels dépendent en partie des patrons, en partie de la « chance » d’être à plusieurs dans une boîte à lutter, de – l’arbitraire des préfectures du gouvernement, lesquels les assignent parfois à résidence par l’emploi, ce qui est totalement illégal, ségrégationniste et contraire au Code du travail, etc.
    Votre communiqué du 5 février 09 est incompréhensible, car il n’offre d’autre perspective que l’affrontement de l’ultimatum que les travailleurs sans papiers rent rent à la maison et cela après la formidable grève générale du 29 janvier 09 qui permet d’envisager un TOUS ENSEMBLE POUR QUE LES PATRONS PAYENT LEUR CRISE.
    Votre communiqué fait planer le CAUCHEMAR que les Syndicats Français se TROMPENT DE CIBLE TOUT COMME LES GREVISTES ANGLAIS QUI FONT GREVENT CONTRE L’EMBAUCJE DE SALARIES ETRANGERS.
    La CNSP réitère sa proposition : Réunir tous les syndicats de la Bourse du Travail, la CSP75, toutes les associations partenaires de la lutte des sans papiers et la CNSP pour examiner un plan d’action commune pour créer le rapport de forces nécessaires à la régularisation des sans papiers de la bourse du Travail.
    C’est possible, il faut de la volonté et de l’engagement avant que vous ne soyez amenés à poser un acte grave et irresponsable que nous payerons tous tôt ou tard. Nous restons confiants dans le sens des responsabilités du syndicalisme Français.
    Fait à Paris le 15 février 09
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr -
    LES SALES DESSOUS DE CARTES DE LA LOI SARKOZY SUR L’IMMIGRATION : L’apartheid en matière d’embauche et de contrat de travail !
    Lettre Ouverte aux syndicats : CGT, CFDT, FO, FSU, SUD, UNSA, CGC, CFTC, CNT, des Avocats, de la Magistrature, etc.
    « Afin de me permettre de poursuivre l’instruction de votre dossier de demande de titre de séjour, je vous serai obligé de bien vouloir me transmettre par retour de courrier : Le contrat de travail (en 3 exemplaires) que je vous envoie par courrier afin de l’établir par une entreprise qui se trouve dans le Nord uniquement, ainsi que l’engagement du versement de la redevance auprès de l’Anaem. Je prends soin de vous préciser que la durée de ce contrat, pour être valid& eacute; par la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi, ne peut être inférieur à 1 an ». Voilà ce qu’écrit maintenant la Préfecture du Nord à des sans papiers régularisés avec un récépissé les autorisant à travailler en attendant la fabrication de leur carte d’un an.
    Ainsi l’Etat annonce que M ou Mme X est régularisé, lui remet un récépissé autorisé à travailler en attendant l’établissement de la carte d’un an, puis 3 ou 6 mois après, au moment du renouvellement du récépissé, la personne reçoit ce courrier discriminatoire qui l’assigne à résidence dans le Nord sur le critère de l’emploi et lui impose un CDD d’un an conditions du renou vellement.
    Sarkozy/Hortefeux ont été obligés par les grèves et occupations des sans papiers CGT des entreprises de la restauration à concéder la dite « régularisation sur le critère travail ». Ce courrier prouve que tout de suite le gouvernement dévoie celle-ci en enchaînant le travailleur sans papiers à « son » patron en piétinant le Code du Travail.
    La République française, version Sarko/Hortefeux, organise un nouveau statut administratif légal du travailleur sans papiers décidé « uniquement » par le patron d’une entreprise de la Préfecture considérée et par un CDD d’un an.
    Tels sont les nouveaux principes et valeurs de la Démocratie Libérale française. Sarko/Hortefeux n’ont en fait rien inventer, ils ne font que dépoussiérer les recettes de l’apartheid qui a régné en Afrique du Sud.
    Remplacer « l’immigration familiale » par «l’immigration de travail », tel est le contenu ségrégationniste de « l’immigration choisie ». L’intention cachée est d’en finir avec la carte de séjour vie privée et familiale, donc avec la carte de résident de 10 ans en lui substituant des titres de séjour précaires allant de 3 mois, 6 mois, 1 an, 3 ans non automatiquement renouvelables.
    Cette grave atteinte raciste au droit au regroupement familial prolonge la mise en place hyp ocrite et dangereuse d’un « Ministère de l’identité nationale» communautariste et donc raciste, qui désigne sans le dire les noirs, les africains, les maghrébins, les musulmans comme « la menace et l’ennemi intérieur » à la France (sic !). En réalité Sarko/Hortefeux sont un vrai danger pour le vivre ensemble dans l’égalité des droits.
    Cette dérive racialiste se traduit aussi par l’imposition par le pouvoir d’une « période d’essai » de 4 ans environ pour obtenir la nationalité française par mariage et de plus de 2 ans pour obtenir un titre de séjour de résident. Elle est aussi à l’origine de la fin annoncée et pratiquée du Droit d’asile en France, et dans l’UE.
    C’est ainsi qu’il devient possible dans la France d’aujourd’hui par exemple qu’un étranger résident retraité qui a obtenu le regroupement familial, mais qui malheureusement décède pendant que son épouse et ses enfants attendaient l’établissement de leurs titres de séjour de 10 ans; Madame et ses enfants se voient ensuite opposés par la Préfecture un refus de séjour, un mois et demi après le décès du papa retraité, pour, tenez vous bien, « absence de vie commune ». Ce genre de situations ubuesques et scandaleuses se multiplient et deviennent la marque déposée de l’ère raciste Sarko/Hortefeux. L’offensive du racisme d’Etat est tout azimut, il faut faire face.
    La CSNP appelle tous les partenaires syndicaux, associatifs, les forces politiques de progrès et les citoyens en France:
    - à dénoncer l’actuelle transformation raciste de la République française;
    - à exiger l’abrogation de toutes les dispositions et pratiques d’Etat qui discriminent les travailleurs sans papiers régularisés sur la base du « critère travail « , notamment la dépendance du sort administratif de l’étranger aux intérêts du patronat;
    - à demander le respect du Droit d’asile ratifier par la France, le respect du statut vie privée et familiale et du droit à la carte de résident de 10 ans;
    La CNSP appelle l’opinion publique, les citoyens et les gouvernements des pays d’émigration :
    - à exiger le respect des droits et de la dignité des étrangers, notamment de leurs compatriotes expatriés en France.
    La CNSP se souvient et rend encore une fois un hommage solennel aux militants décédés qui ont été des symboles du combat qui continue pour la régularisation de tous les sans papiers : Romain BINAZON, Professeur Léon SCHWARTZENBERG, l’Amiral SANGHINETTI, Jean Marc LAVIGNE, le chanteur populaire Denis CACHEUX, etc.
    Fait à Paris le 17 septembre 08
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr -
    Aux Camarades du Bureau confédéral CGT,A la Camarade Francine Blanche,La CNSP a reçu cette invitation qui ne lui initialement destinée. La CNSP et les CSP59 sont victimes d’un ostracisme discriminatoire de l’Etat Français, lequel a donné consigne aux Préfectures d’exclure les CSP comme interlocuteurs auto-defenseurs des sans papiers. Comme l’ensemble des partenaires syndicaux et associatifs le savent, la CNSP et les CSP vivent et luttent, malgré la répression dure que les sans papiers subissent, depuis 1996 jusque de nos jours. La CNSP a demandé par lettre ouverte aux partenaires syndicaux que le réexamen sur la base du critère travail obtenu par la formidable mobilisation des sans papiers dans des secteurs comme la restauration notamment et l’assumation de leur responsabilité d’organisation syndicale de tous les travailleurs avec ou sans papiers notamment la CGT, que donc ce réexamen ne soit laissé à l’initiative des patrons, soit ouvert à tous (les syndicats, les associations et les CSP), que les témoignages de salariés réguliers, les promesses d’embauche, etc soient pris en compte et que la régularisation critère travail soit automatiquement renouvelable indépendamment du fait que l’embauche continue d’exister ou pas, etc. La CNSP est étonnée que l’ensemble des associations soient conviées par la CGT à une réunion pour faire le point à l’exclusion de la CNSP et des CSP, notamment Parisiens et d’Ile de France.Espérant que ce n’est qu’un oubli malencontreux, la CNSP demande au bureau confédéral d’inviter la CNSP et les CSP Parisiens et d’ïle de France.Ci-joint la lettre d’invitation de la CGT et la liste des invités. Fait le 20/01/09
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr.
    EXPULSION DES SANS PAPIERS DE LA CSP75
    REFUGIES A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS
    PAR DES NERVIS EN CAGOULE :
    UN GRAVE DERAPAGE DE LA CGT ET DU SYNDICALISME FRANCAIS !
    Selon les témoignages des sans papiers eux mêmes : « une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT portant des cagoules armés de barres de fer, de bâtons, de gaz lacrymogènes ont pénétré vers 11h30 au sein de la Bourse, à un moment où la majorité des sans papiers étaient partis manifester pour leur régularisation, se sont jetés sur les présents, notamment des femmes et des enfants pour les jeter dehors ».

    Cette bavure anti-syndicale du syndicalisme français se fait le lendemain de la nomination de Brice HORTEFEUX au Ministère de l’Intérieur, celui là même qui a négocié avec la CGT suite aux grèves des travailleurs sans papiers les régularisations précaires non automatiquement renouvelable sur le critère « travail », critère en dessous de la revendication adoptée au 48éme congrès de la CGT Confédérale : « la régularisation de tous les sans papiers ».
    Cette coïncidence est –elle un hasard? Les soupçons « d’accords secrets » entre la CGT et l’Etat Français pour laisser sur le carreau les sans papiers isolés dans le travail dissimulé par les patrons négriers ne so nt-ils pas prouvés par cet acte anti-travailleur raciste? Telles sont les interrogations qui viennent à l’esprit.
    La CNSP a publié plusieurs déclarations à chaque tension entre les syndicats et les travailleurs sans papiers de la Bourse du Travail de Paris pour apaiser et proposer des solutions allant dans le sens de l’unité des travailleurs et de leurs structures représentatives (syndicats et CSP) contre les pièges patronaux et gouvernementaux.
    La CNSP a proposé à plusieurs reprises par écrit ou verbalement lors de contacts avec les syndicats de la Bourse ou la CSP75 des actions unitaires pour la régularisation de nos camarades sans papiers de la Bourse du Travail de Paris.
    Mais malheureusement l’irresponsabilité de la division des travailleurs, notamment de la division raciste, l’a emporté au profit de la politique raciste et xénophobe du gouvernement Français.
    Quand le mouvement syndical à travers ses dirigeants, y compris au plus haut niveau, succombe au poison de l’opportunisme teinté de surcroît de racisme, cela n’annonce rien de bon pour les travailleurs dans leur ensemble quelque soit leur statut et leurs origines. On appelle ici opportunisme la conciliation avec la politique patronale du gouvernement au point de sacrifier les intérêts de tout ou partie du monde du travail.
    La classe ouvrière est multinationale dans ce pays, elle est multicolore et multi-religieuse. Les dirigeants syndicaux du mouvement ouvrier doivent mesurer que cela concerne près de 30% des travailleurs.
    Une telle situation accroît la responsabilité et la nécessité d’une prise en compte encore plus grande du poison raciste pour le combattre et unir les travailleurs dans la lutte pour la satisfaction de leurs légitimes revendications.
    Le désastre de l’évacuation manu militari par des nervis du syndicalisme accompagnés de la police du gouvernement Français doit être vite réparer pour rétablire la confiance et l’unité des travailleurs.
    C’est pourquoi nous disons que l’impuissance du syndicalisme à lutter pour la satisfaction des revendi cations des travailleurs, pour que la crise soit payée par les patrons est la cause véritable de cette fuite en avant raciste contre la fraction la plus précaire du monde du travail que sont les sans papiers réfugiés à la Bourse du Travail de Paris.
    Faisons tout maintenant ensemble pour réparer cette bavure anti-syndicale et empêcher que l’ensemble des travailleurs ne payent cette faute opportuniste du mouvement syndical Français.
    REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS!
    Fait à Paris le 23/06/09
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Mi ron, 75004, Paris – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr -
    1er MAI 2009
    AVEC OU SANS PAPIERS LES TRAVAILLEURS EXIGENT QUE LES PATRONS PAYENT LA CRISE ET QUE LE GOUVERNEMENT REGULARISE!
    Majoritairement des Afghans chassés par la guerre de l’OTAN Afghanistan, parfois des pêcheurs Somaliens chassés par les bateaux de pêche de l’UE ou encore des Irakiens chassés par l’occupation coloniale de leur pays, etc., ils se retrouvent par centaines, par milliers dans le Pas-de-Calais cher chant à passer en Angleterre où ils ont de la famille et dont ils parlent la langue.
    Les Associations militantes et humanitaires apportent leur solidarité en distribuant nourriture, habits, couverture, etc.
    C’est cela qui est devenu insupportable aux SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON qui ont dans un premier temps mis fin à Sangatte pour invisibiliser les réfugiés en les dispersant dans la « jungle ». BESSON ET LA POLICE REPRIMENT LES REFUGIES VICTIMES DES GUERRES DE L’OTAN !
    SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON font la politique des chiffres et quotas d’expulsion pour invisibiliser les sans papiers, c’est à dire les forcer à la clandestinité pour offrir à l eurs amis les patrons voyous qui fraudent le fisc une main d’œuvre esclave.
    SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON gaspillent l’argent du contribuable, y compris sans papiers qui payent les impôts directs et indirects, en fixant dans la loi de finance 2009 les objectifs : 28.000 expulsions de sans papiers et 5.500 mises en examen « d’aidants ».
    SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON, pour faire diversion, reparlent « de lutte contre l’insécurité » au lieu de s’attaquer à l’insécurité du chômage massif provoqué par la crise économique créée par leurs amis les patrons du CAC40.
    SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON n’ont d’autres solutions à la crise que de repre ndre les discours Lepénistes qui font des sans papiers, des réfugiés, de l’immigration les bouc-émissaires des désastres sociaux de la crise et de la délinquance générée par la misère et la pauvreté.
    Voilà pourquoi à 2 jours de la visite du Ministre BESSON la police est passée à l’attaque pour rafler les réfugiés le temps d’un « nettoyage ethnique de la jungle ».
    Voilà pourquoi SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON excluent les collectifs de sans papiers, donc les sans papiers auto-organisés, comme interlocuteurs du Ministère et des Préfectures.
    Voilà pourquoi SARKOZY/HO RTEFEUX/BESSON ont expulsé, en partie, la CIMADE des centres de rétention avec le projet que les pratiques d’internement et de déportation parfois soient cachées.
    Voilà pourquoi SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON tentent de créer le délit de solidarité et se fâchent contre le film « Welkomme ».
    SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON incarnent le racisme d’état français de plus en plus dénoncé par les organisations internationales des droits de l’homme.
    Contre SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON, les sans papiers auto-organisés dans les CSP, leurs partenaires associatifs et syndicaux et l’ensemble du mouvement démocratique doivent agir ensemble pour la régularisation de tous les sans papiers et pour des lois progressistes et humaines d’immigration.
    Contre SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON et leur politique xénophobe et anti-sociale, il n’ y a qu’une solution pour éviter le piège de la division raciste des travailleurs : le tous ensemble de tous les travailleurs avec et sans papiers pour que leurs amis les patrons du CAC40, du Medef, qui font des milliards de profits, payent la crise.
    Fait à Paris le 22/04/09
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coor dnatsanspap@wanadoo.fr -
    18 MARS 1996 – 18 MARS 2009 :
    LA LUTTE DES SANS PAPIERS POUR LA REGULARISATION A 13 ANS !
    Voilà 13 ans que les sans papiers occupaient les églises Saint-Ambroise ensuite Saint-Bernard pour sortir de l’ombre des griffes des patrons négriers du travail clandestin. Les images de ces actions d’éclats allaient faire surgir sur la scène sociale, politique et médiatique des humains travailleurs parce qu’étrangers maintenus dans la sphère du travail sous terrain qui, selon certaines sources, produiraient pr&egrav e;s de 10% du Produit Intérieur Brut (PIB) de la France. Ces travailleurs étrangers sont pourtant niés par les lois dans leur droit à l’existence légale pour fournir aux patrons de secteurs non délocalisables comme le bâtiment, la restauration, le nettoyage, le service aux personnes âgées, le gardiennage, l’agriculture, etc., des travailleurs taillables et corvéables à merci.
    Si les travailleurs immigrés des années 1945 à 1970 ont été « importés » par les patrons pour « reconstruire » la France d’après guerre et pallier au besoin d’une main d’œuvre sous payée (ouvrier spécialisé) dans les industries comme l’automobile, la métallurgie, la sidérurgie, les mines, le bâtiment, etc., aujourd’hui les sans papiers sont chassé ;s de leurs pays par le pillage des entreprises monopolistes d’ici des ressources minières et agricoles de là bas.
    En effet depuis les années 1980, les plans d’ajustement structurel du Fond Monétaire International (FMI) dirigé par le socialiste Strauss Kahn et de la Banque Mondiale (BM) dirigée par un ancien de l’administration Bush aux USA (seuls des européens et des étatsuniens peuvent diriger ces institutions impérialistes) ont soumis les pays d’émigration aux recettes économiques du libéralisme, de la privatisation, de la baisse des prix des matières premières, du blocage des salaires, de la dette usuraire, du désengagement de l’état de la santé et de l’éducation, de la liquidation des protections douanières des productions agricoles et i ndustrielles locales, etc. En plus de ce diktat économique libéral de l’impérialisme sur leurs pays, les populations sont chassées par des pouvoirs dictatoriaux nécessaires pour maintenir ce système de pillage et d’oppression et quand cela ne suffit pas, ce sont des seigneurs de guerre qui sont financés pour créer dans ces pays des situations de conflits armés toujours lucratifs pour les actionnaires des entreprises du capitalisme financier.
    Les images insupportables de jeunes africains condamnés à tenter l’aventure de la traversée de l’océan Atlantique ou de la Méditerranée sont médiatiquement instrumentalisées par le pouvoir Sarkoziste dans le sillage des fascistes du FN pour faire croire à « l’invasion ». La social-démocratie n’est pas en r este, elle qui a adopté la formule Roccardienne : « la France ne peut accueillir toute la misère du monde » comme si « toute la misère du monde » déferlait sur la France, ce qui est un monumental mensonge, car les pays développés, Union Européenne, USA et Japon, reçoivent 1% des migrants du monde.
    Et voilà la crise du système capitaliste qui s’attaque à tous les travailleurs quelques soient leurs statuts. Pour les actionnaires du CAC 40 tous les travailleurs doivent payés la crise : public, privé, fonctionnaires, CDI, CDD, intérimaires, précaires, sans papiers, chômeurs, etc. Le gouvernement mobilise des sommes effarantes qui étaient censées ne pas exister pour venir au secours des actionnaires milliardaires du CAC 40 tout en continuant à étaler son impuissance d evant l’avalanche des licenciements, de fermetures et des délocalisations qui jettent les salariés à la rue.
    On va vers un affrontement de classe frontal qui posera clairement l’exigence montante que les actionnaires milliardaires du CAC 40 payent la crise comme l’a montré la mobilisation et la grève des 2 millions et demi de travailleurs le 29 janvier dernier.
    A défaut de pouvoir désigner les sans papiers comme bouc-émissaires de la crise à l’instar des fascistes dans les années de la crise de 1929, le pouvoir de Sarkozy/Fillon/Hortefeux/Besson organise la chasse aux sans papiers, propose la délation à certains sans papiers, des régularisations cadeaux à l’initiative de certains patrons et les garde-& agrave;-vue et parfois des procès contre certains militants pour criminaliser la solidarité comme c’est le cas pour Monique POUILLE, JC LENOIR, Armand WATXSOCK, etc., lesquels ont pour seul « crime » leur implication militante et solidaire auprès des sans papiers en lutte. Il s’agit ici d’isoler les sans papiers en lutte du reste de la société, du reste des travailleurs par la criminalisation de l’activité militante bénévole, de l’engagement désintéressé et de la solidarité active. Forcément pour l’idéologie patronale libérale, « l’engagement » militant est incompréhensible parce qu’il n’y a pas de « retour financier sur investissement personnel». En fait les tenants d’une telle idéologie imitent les singes : Selon K. Marx « ils bombardent les autres (les militants) avec leurs propres excréments ».
    Dans un tel contexte, la crise actuelle pose la nécessité de travailler au TOUS ENSEMBLE pour que la crise soit payée par ceux qui en sont véritablement responsables : les actionnaires patrons qui « gagnent sans travailler » pour paraphraser K. Marx.
    C’est pourquoi la stratégie de « diviser pour mieux régner » de Sarkozy/Hortedeux a été mise à l’épreuve de la visibilité collective des sans papiers par l’occupation de la Bourse du Travail de Paris par des centaines de sans papiers de la CSP75. C’est pourquoi malgré l’affaiblissement de la lutte dans son ensemble, partout les sans papiers encore organisés résistent.
    Comment construire un « TOUS ENSEMBLE » public, privé, Français(e)s, immigré(e)s, travailleurs avec emploi ou sans emploi, avec ou sans papiers, comment faire en sorte que chaque statut, chaque catégorie de travailleur puisse avoir intérêt à lutter ensemble pour que les patrons du CAC 40 payent la crise ?! En effet, toutes les catégories de travailleurs doivent pouvoir retrouver leurs revendications globales et spécifiques pour réaliser ce TOUS ENSEMBLE dont la société est grosse. Il faut donc une plateforme revendicative concrète et précise. C’est en tout cas ce que les Guadeloupéens colonisés ont réussi pour réaliser l’extraordinaire encouragement que donne leur victoire. Telle est l’équation posée et à résoudre par les dirigeants du mouvement syndical de France !
    Tous les mercredis à 18h, Place de la République/Parvis des Droits de l’Homme à Lille : Manifestation!
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    UN BILAN DESASTREUX ET L’ARRIVEE D’OBAMA CHASSENT HORTEFEUX
    DE SON MINISTERE DE LA REPRESSION XENONPHODE DE L’IMMIGRATION!
    Sarko/Hortefeux ont organisé une permutation ministérielle : Besson arrive à l’infâme « Ministère de l’identité nationale » raciste et Hortefeux va étendre l’exercice de ses méthodes répressives au travail et à l’action sociale.
    Le sinistre bilan de Hortefeux se lit comme suit :
    - près de 30.000 expulsés dont 10.000 ressortissants des pays de l’est européens qui ont reçu 300 euros chacun pour faire un aller – retour puisque leurs pays rejoignent l’UE. C’est donc près de 3 millions d’euros des contribuables qui sont gaspillés pour faire un gros chiffre d’expulsions ;
    - auxquels il faut ajouter, en raison d’une moyenne de 21.000 euros par expulsion en Afrique, Asie et Amérique Latine pour les 20.000 autres expulsés, 4 millions 200 milles euros;
    - des étrangers parce qu’étrangers pour échapper à la police se tuent en se jetant dans des eaux ou de plusieurs étages;
    - des préfectures, service public, sont transformées en souricières, des arrestations à domicile après filature;
    - des écoles sont violées pour y arrêter des enfants dont les chaises sont laissées vides en guise de protestation;
    - un Ministre de l’Intérieur qui fixe des chiffres et quotas ethniques d’expulsion d’étrangers;
    - un Ministère qui porte le nom de « Ministère de l’identité nationale » désignant hypocritement un « ennemi intérieur » musulman, immigré;
    - des cimetières musulmans sont souillés par des croix nazis et des inscriptions islamohpobes, anti-sémites et racistes;
    - le 18 juin, date de fierté nationale française, est souillée par un vote du parlement européen qui fait de l’UE une prison pour étrangers, y compris pour les enfants;
    - les lettres de protestation des Présidents Chavez, Corréa, Morales, du Venezuela, de l’Equateur et de Bolivie, contre cette européanisation des racismes des Etats européens;
    - le 4 novembre, jour de l’élection d’un Noir aux USA et du sommet européen de Vichy, capitale de la trahison nationale française et du racisme d’Etat, tenez vous bien, sur « l’immigration »;
    - la révolte des victimes de l’arbitraire de la chasse à l’étranger met le feu aux CRA au risque d’un suicide collectif;
    - une préfecture est condamnée par le tribun al à une amende de 800 euros pour tentative illégale d’expulsion;
    - le refus discriminatoire et anti-démocratique des préfectures de continuer à reconnaître les CSP comme interlocuteur;
    - Enfin l’exemplaire refus du Mali de signer « l’accord de réadmission », c’est à dire l’expulsion des maliens de France.
    Pour être élu Sarkozy a fait du charme aux 2 millions d’électeurs qui ont permis à Le Pen d’arriver au second tour de la présidentielle de 2002. Pour leur faire plaisir Sarkozy a demandé à son « ami et fidèle de longue date » Hortefeux de satisfaire les instincts les plus sordides des racis tes du pays en menant la politique de chasse à l’humain étranger.
    Le poison du racisme et de la peur de l’autre est devenu une arme de destruction massive du tissu social, du vivre ensemble avec le dessin de diviser les travailleurs pour faire passer la pilule amère des agressions anti-sociales qui liquident tous les acquis sociaux et démocratiques gagnés de haute lutte par nos anciens en 1936, 1945, 1968.
    La crise actuelle voit le même gouvernement qui a poursuivi la politique du TOUT POUR LES PATRONS et DU RIEN POUR LES TRAVAILLEURS avec en prime LA REPRESSION RACISTE DES TRAVAILLEURS ETRANGERS, trouve maintenant beaucoup d’argent à crédit pour sauver les banques et autres patrons de la faillite.
    Hortefeux au Ministère du travail, c’est le message raciste suivant : « Il faut faire payer à l’étranger, régulier et irrégulier, les licenciements, les fermetures, les délocalisations d’entreprises qui causent la hausse brusque du chômage ».
    Ensemble, tous les travailleurs, tous les syndicats doivent se mobiliser autour du mot d’ordre suivant : ASSEZ DE DIVISION, ASSEZ DE MENSONGES, UNITE ET VERITE POUR QUE TOUS ENSEMBLE, FRANÇAIS, IMMIGRES, TRAVAILLEURS AVEC OU SANS PAPIERS, PUBLIC, PRIVE, CHOMEURS, PRECAIRES, C’EST TOUS ENSEMBLE QUE NOUS EXIGEONS QUE LES PATRONS PAYENT LA CRISE QU’ILS ONT PROVOQUE!
    Fait à Paris le 20 janvier 2009
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr – solidarité financière : compte bancaire N°80187841 –
    UNE DELEGATION DE LA CNSP VISITE LES SANS PAPIERS DE LA CSP75
    A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS!
    Samedi 28 février une délégation de la CNSP s’est rendue auprès des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris. Cette visite fait suite à la lettre de la CNSP aux syndicats et à la CA de la bourse du Travail, lesquels en date du 5 février avaient publié un communiqué bien inquiétant et menaçant.
    La CNSP proposait que tous les partenaires de la lutte des sans papiers se réunissent pour examiner un plan d’action unitaire en vue de créer un rapport de forces susceptibles d’obtenir les régularisations demandées par les sans papiers qui ont trouvé refuge à la Bourse.
    Sans réponse la CNSP voulait par cette visite s’enquérir de l’analyse de la CSP75 de la situation et leur faire des suggestions unitaires en vue de sortir de ce face à face avec les directions syndicale s pour des actions communes en direction du SEUL adversaire de TOUS qu’est l’Etat, le gouvernement Sarkozy/Fillon/Hortefeux/Besson.
    La délégation de la CNSP a écouté avec satisfaction les sans papiers et leurs délégués et avec la CNSP, nous tenons à réaffirmer que leur présence à la Bourse du Travail résulte :
    - de la politique de la chasse raciste de l’Etat à l’humain étranger qui les a forcé à trouver refuge dans la Maison des travailleurs;
    - du rejet discriminatoire de l’Etat de recevoir les collectifs de sans papiers pour réexaminer leurs dossiers;
    de la position ségrégationniste du gouvernement qui n’accepte le réexamen que des dossiers syndicaux et patronaux;
    - du sentiment que les grèves des travailleurs sans papiers sont ainsi instrumentalisés par le pouvoir Sarkozyste pour trier les « bons » et les « mauvais » sans papiers;
    - du besoin de revenir TOUS ENSEMBLE à la revendication de la REGULARISATION DES SANS PAPIERS.
    La visibilité collective des sans papiers et l’unité avec les sans papiers en lutte sont une nécessité indispensable. Ne jamais accepter de sombrer dans la clandestinité, de redevenir des dossiers en Pré fecture, des individus obligés de se cacher, des travailleurs clandestins qui tirent l’ensemble du monde du travail vers le bas et parfois des faits divers de délinquance dans les médias, telle est la devise des sans papiers et des CSP qui luttent.
    La CNSP réitère sa proposition du 15 février 09, les directions syndicales et la CA de la Bourse du travail doivent accepter de sortir de la posture qui consiste à rester bloqué sur la position : « vous sortez de la bourse du travail et nous travaillons avec vous ». Si les sans papiers sont venus à la Bourse du travail, c’est pour trouver refuge et dans l’espoir qu’ensemble, sans papiers, syndicats, organisations démocratiques et partis politiques, serons à même de créer le rapport de force suffisant pour amener le gouvernement à r&ea cute;gulariser.
    Ainsi entre juillet 2008 à février 2009, 750 dossiers ont été déposés en Préfecture de Paris par la CSP75 et 110 ont été examinés sur lesquels 90 ont été régularisés. Il est clair que c’est la visibilité des sans papiers qui a permis d’obtenir ces résultats.
    Rappelons que la grève des sans papiers organisée par la CGT sur la même période a donné 1000 régularisations. C’est dire que plus que jamais l’unité de toutes nos forces est nécessaires pour avancer fortement vers l’objectif adopté au 48éme congrès de la régularisation de tous les sans papiers.
    La crise financière et économique actuelle exige la construction du TOUS ENSEMBLE pour gagner sur les revendications des travailleurs que la crise soit payée par les fauteurs de crise que sont les patrons actionnaires du CAC40 qui annoncent des milliards de profits. Les sans papiers ne peuvent être exclus du TOUS ENSEMBLE.
    C’est cela que la CNSP espère et attend du mouvement syndicale Français, c’est comme cela que nos anciens, Français, immigrés, travailleurs avec ou sans papiers, ont pu réaliser par les luttes les conquêtes sociales et démocratiques de 1936, 1945, 1968.
    Fait à Paris le 28 février 09
    SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap@wanadoo.fr -
    Sur la présence des sans papiers de la CSP75 à la Bourse du Travail de Paris : Lettre de la CNSP aux syndicats CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires et à la COMMISSION ADMINISTRATIVE DE LA BOURSE DU TRAVAIL!
    La CNSP a lu avec beaucoup d’inquiétude votre communiqué, en date du 5 février 09.
    La CNSP ainsi que tous les travailleurs sans papiers, et nous en sommes certains la CSP75, sont conscients des problèmes objectifs de fonctionnement que cause le fait que des travailleurs sans papiers se soient réfugiés dans la Maison des Travailleurs qu’est la Bourse du Travail.
    Ce qui inquiète dans ce communiqué :
    - c’est cette opposition qui apparaît entre « salariés sans papiers » défendus par les syndicats et les sans papiers qui sont à la Bourse du Travail;
    - c’est la présentation de cette présence de sans papiers comme ayant pour but délibéré d’empêch er l’activité syndicale;
    - c’est d’opposer « les salariés de l’entreprise de câblage » et les sans papiers en les désignant comme responsables de leur « mise au chômage »;
    - c’est de faire croire comme vous l’écrivez que leur présence à la Bourse du travail résulte du fait que « patronat et gouvernement sont totalement épargnés par cette action, alors que ces salariés précarisés sans papiers sont « utilisés » par les employeurs pour tirer tous les acquis sociaux vers le bas, casser le code du travail et les conventions collectives »;
    - c’est donc tomber dans le piège tendu par Sarkozy/Fillon de l’ exclusion des Collectifs de sans papiers, voire des associations comme interlocuteurs des Préfectures et même la division des syndicats sur le dossier de cette catégorie de travailleurs victimes de patrons négriers et fraudeurs du travail clandestin.
    Votre communiqué du 5 février 09 est dangereux pour les sans papiers et pour l’ensemble des travailleurs avec ou sans papiers de ce pays, pour l’ensemble des Français et des immigrés de ce pays parce qu’il ignore totalement le fait que si des sans papiers ont été contraints de chercher asile dans la Maison des Travailleurs, la bourse du Travail, c’est forcément :
    - un acte de désespoir de sans papiers qui cherchent par tous les moyens à vivre dans la légalit&eac ute;;
    - une demande de solidarité aux autres catégories de travailleurs;
    - la conséquence de la chasse à l’homme et aux travailleurs étrangers du pouvoir Sarkoziste;
    - le résultat de la faiblesse collective de l’ensemble du mouvement syndical, du mouvement social que les syndicats sont chargés d’organiser, y compris les sans papiers;
    - la non transparence et la non lisibilité de l’action syndicale actuelle pour la régularisation des salariés sans papiers, lesquels dépendent en partie des patrons, en partie de la « chance » d’être à plusieurs dans une boîte à lutter, de – l’arbitraire des préfectures du gouvernement, lesquels les assignent parfois à résidence par l’emploi, ce qui est totalement illégal, ségrégationniste et contraire au Code du travail, etc.
    Votre communiqué du 5 février 09 est incompréhensible, car il n’offre d’autre perspective que l’affrontement de l’ultimatum que les travailleurs sans papiers rentrent à la maison et cela après la formidable grève générale du 29 janvier 09 qui permet d’envisager un TOUS ENSEMBLE POUR QUE LES PATRONS PAYENT LEUR CRISE.
    Votre communiqué fait planer le CAUCHEMAR que les Syndicats Français se TROMPENT DE CIBLE TOUT COMME LES GREVISTES ANGLAIS QUI FONT GREVENT CONTRE L’EMBAUC JE DE SALARIES ETRANGERS.
    La CNSP réitère sa proposition : Réunir tous les syndicats de la Bourse du Travail, la CSP75, toutes les associations partenaires de la lutte des sans papiers et la CNSP pour examiner un plan d’action commune pour créer le rapport de forces nécessaires à la régularisation des sans papiers de la bourse du Travail.
    C’est possible, il faut de la volonté et de l’engagement avant que vous ne soyez amenés à poser un acte grave et irresponsable que nous payerons tous tôt ou tard. Nous restons confiants dans le sens des responsabilités du syndicalisme Français.
    Fait à Paris le 15 février 09

    Réponse:

    Cher Monsieur,

    nous vous remercions pour vos commentaires. Cela dit, vu leur longeur, nous vous suggérons de créer un blog dans notre journal qui est plus approprié à ce genre d’écrits.

    Vous pouvez faire votre demande pour l’ouverture d’un blog via le contact du journal

    Cordialement

    La rédaction

  6. iris dit :

    En ce jour du 48e anniversaire des événement du 17-Octobre-1961, la fédération du FLN de France se souvient d’une révolte organisée par ses siens sur le sol français. La fédération est revenu dans un large exposé détaillé sur le déroulement des ces événements qui se sont soldés par un lourd bilan gravé dans l’histoire de la Guerre de libération.
    En conséquence, le soulèvement de la communauté d’émigrés algérienne a été réprimé. Eux qui voulaient à cette époque exhiber une démonstration de force pacifique, à l’égard des actes racistes commis contre eux, ont fini de voir leur frères arrêtés, torturés, et abattus. 15 000 arrestations, 1 500 Algériens refoulés, entre 300 et 400 morts par balles ou par noyade dans la Seine et plus de 2 400 blessés et 400 disparus.
    Le soulèvement, raconte la Fédération du FLN de France, constituait, d’une part, une réponse cinglante aux mesures discriminatoires décidées un certain 6 octobre 1961, par le préfet de la police de Paris, et Roger Frey, ministre de l’Intérieur de la République française de cette époque. Ces deux responsables ont imposé, raconte la Fédération, à la communauté d’émigrés algériens, un couvre-feu de 20h 30 à 5h 30 et la fermeture des cafés et restaurants à partir de 19h. D’autre part, pour donner une nouvelle dimension à la Guerre de libération, qui comptait déjà sept ans de lutte, les actions menées par le FLN et l’ALN contre le colonisateur français, sous la gouvernance du général de Gaulle, ont notablement affaibli leur force. Ce dernier, suggère la Fédération du FLN de France, “au lieu de comprendre les aspirations de notre peuple à la liberté et à l’indépendance et de s’engager dans de vraies négociations avec les dirigeants de notre révolution, a durci la guerre, et l’a poursuivie à une échelle beaucoup plus vaste que ses prédécesseurs, aussi bien sur le territoire national que contre l’ALN et contre notre émigration en France.” En réponse à ces mesures prises par le général de Gaulle, la direction de la Révolution algérienne a donné des directives à la Fédération du FLN en France afin de porter la guerre sur le sol même de l’ennemi. “Ce qui est à ce jour un fait unique dans l’Histoire des lutte de libération des peuples colonisés.”
    Depuis l’ouverture du second front en 1958, à l’automne 1961, la Fédération de France subissait une répression permanente de la part des autorités françaises. Ces dernières savaient que les activités des militants de la Fédération de France s’exerçaient essentiellement le soir. Car, explique la Fédération, “notre communauté d’émigrés était constituée de travailleurs occupés dans la journée. Ils pensaient avoir enfin trouvé le moyen de liquider de façon définitive la Fédération, en instaurant un couvre-feu applicable aux seuls Algériens”. Face à cette exigence et à ces mesures “discriminatoire”, la direction de ladite Fédération a pris la décision de passer à l’action en organisant des manifestations publiques à Paris, pour dénoncer et attirer l’attention de l’opinion publique française et internationale sur “la sauvagerie de la répression du gouvernement colonialiste français”. Comme il était prévu, le 17 octobre au soir, plus de 80 000 Algériens et algériennes ont envahi les grands boulevards de la capitale française pour réclamer leur droit à l’indépendance. “Si les manifestations furent un succès comme en témoignèrent les comptes rendus de la presse française et internationale, la répression de la police menée sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon, tristement célébre pour sa collaboration avec le régime nazi durant la seconde guerre mondiale, fut féroce et bestiale”, témoigne la Fédération du FLN de France. En ajoutant qu’une chasse à sanglante l’Algérien fut déclenchée à travers la région parisienne. Les Algériens de France ont ainsi payé un prix fort. Les policiers se sont acharnés sur les manifestants. Une épreuve dure mais la communauté d’émigrés, témoigne la Fédération, est restée soudée et motivée, pourvu que leur liberté soit arrachée. Ces manifestations avaient largement contribué à la reprise des négociations qui ont été gelées. Ce pas était important dans la marche de l’Algérie vers son indépendance qui venait d’être accompli en juillet 1962.

  7. toyo dit :

    il y’a 20 ans que je vis en france, moi je ne crois pas à ce sondage je dirais que tous les enfants de parents maghrebins sont dans le meme sac cad confronté à des discriminations mais il y’a comme meme qui réussissent ,je peux meme dire l’inverse de cet article j’ai vu plus de jeune algeriens reussir que les autres

  8. Lyes oukane dit :

    Exact toyo .On ne voit que ceux qui glandent ,ceux qui gueulent . Une grande majorite est invisible par ce qu’elle n’a pas besoin de la ramener pour etre respecter. Prenons juste le cas des medecins algeriens ou d’origine qui exercent en France . La droite francaise manipule tres bien les medias et les chiffres.C’est de bonne guerre et nos merdeux bourricots tombent dans le panneau a chaque fois. Combien de fois ai-je entendu des ados ,n’ayant jamais mis les pieds dans le pays de leurs parents, dire : ” je suis arabe pas francais moi ! ” faut donc pas s’etonner qu’on leurs replique : ” vous avez raison ,on arrete pas de vous le dire “.Et vlan ,dans les dents .

  9. c nous dit :

    Il faut cesser de nous bassiner avec des analyses à deux balles.Ces jeunes qui se réclament tantôt Français ( quand ça les arrange) tantôt Algériens ne sont que des personnes qui ne veulent rien faire de leur vie , sinon glander à longueur de journée.Les études ne les intéressent pas .Le travail non plus.La seule chose qu’ils savent faire c’est faire ch… le monde.Je ne généralise pas,car certains ont réussi.Ils ne sont malheureusement pas majoritaires. Les parents ont une responsabilité quant à ( la mauvaise ) éducation transmise à leur enfants.Quand on laisse des ados traîner dehors à longueur de journée et d’année, il ne faut pas s’attendre à les retrouver ailleurs que dans un commissariat. Ne dit-on pas : on récolte ce que l’on sème ? Alors à bon entendeur , salut !
    Cordialement.

  10. Abdelaziz dit :

    Sujet délicat et en même temps assez “tranchable” comme le suggère Sofiane DZ.
    Il ne faut pas faire dans l’amalgame des générations d’immigrants algériens en France (à vrai dire, pour le cas des africains, je m’en fous un peu …)
    il y a (au moins) une distinction à faire entre:
    - les algériens installés en France avant la fin des années 50 (une minorité)
    - les harki,
    - les ouvriers algériens des trente glorieuses (Renault et le batiment en ont faits leurs fortunes) ( se rappeler du discours de Boumediene qui disait s’ils ne sont pas respectés ils rentreront au pays manger de ses pierres)
    - les exilés de l’horreur post 1991 dont les intellectuels, médecins et autres perte pour notre patrie

    Les démons du passé sont bien présents que ce soit chez les nostalgiques de l’empire perdu ou bien chez une partie de leur progéniture… Le 11 septembre 2001 a enfoncé le clou.
    Au niveau socio-comportemental , nous remarquerons que la nouvelle génération des immigrés est plus installée dans sa lucidité par rapport à toutes ses données.
    “Il faut appeler un chat, un chat.”
    Une idée : Le droit du sol devrait être négocié en contre partie de la restitution de notre indépendance. ( je n’oserai pas expliciter cette idée davantage)

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