Si l’Algérie d’en bas souffre des lentilles à 200 dinars et reste ahurie par les scandales financiers en cascade, l’ambiance est pour le moins morose en haut. Tous les matins que le bon Dieu fait, les ministres et hauts responsables se lèvent et font la revue de presse, en espérant ne pas lire leur nom dans un article scoop qui les mette en cause dans une énième révélation, ponctuée par la citation désormais culte: «Selon des sources proches de la DRS»…
«Mais qu’est ce qui se passe sur la Planète des Singes?!», s’interroge un retraité fatigué du tapage médiatique fait autour d’hommes qu’on croyait, jusqu’à présent, bien lotis. La stupéfaction est de mise et est parfaitement légitime. La campagne dite «mains propres» s’est attaquée à des gens qu’on prenait comme mesure de l’équilibre des forces dans notre sérail vieillissant. Des hommes proches du président Bouteflika et qui semblaient intouchables jusqu’à nouvel ordre.
Chakib Khelil, Mohammed Meziane, Amar Ghoul, Saïd Barkat, Amar Saïdani… Autant de noms qui constituaient hier le noyau du Bouteflikisme conquérant et qui se font de plus en plus petits parce que cités ça et là dans des affaires de détournements, de malversations ou de dilapidation. L’affaire de l’autoroute Est-Ouest a été le point de départ de ce tohu-bohu douteux.
Jusqu’à présent épargné, le ministre des Travaux publics et membre du Mouvement de la société pour la paix (MSP) Amar Ghoul s’est retrouvé soudain dans le collimateur de la «Justice». Selon «El Watan», M. Ghoul a été gravement mis en cause par le Directeur de l’Agence nationale des autoroutes, dans un rapport qui a déjà abouti à l’inculpation du secrétaire général, incarcéré, et du directeur de cabinet du ministère, sous contrôle judiciaire. Le projet dit du siècle, qui a vu son coût initial passé de 11 milliards de dollars à 18 milliards, soit une rallonge de 7 milliards de dollars (rien que ça), n’a pas livré tous ses secrets.
Toujours selon «El Watan», le groupe japonais bénéficiaire de cette rallonge aurait versé de fortes commissions au ministre et à ses proches collaborateurs pour obtenir le marché, avant de le céder en sous-traitance à des entreprises aux compétences douteuses. Après Ghoul, est venu le tour à Khelil, ministre de l’Energie et des Mines et réputé très proche de Bouteflika.
Après le placement sous contrôle judicaire du PDG de la Sonatrach, Chakib Khelil s’est montré particulièrement affaibli et même surpris par la nouvelle avec son fameux «Je ne sais rien». D’autres détails sont venus cerner un peu plus Khelil dans une position peu confortable, comme le cas de cet ex-cadre de la Sonatrach qui aurait bénéficié d’un parachute doré et d’une retraite anticipé avant de quitter l’Algérie. Ce dernier serait l’un des instigateurs de l’affaire Sonatrach.
Dans le sillage de cette campagne, le nom de Saïd Barkat, ministre de la Santé, a flotté de nouveau à la surface pour être impliqué dans une affaire de détournement alors qu’il dirigeait le Département ministériel de l’Agriculture. Tout comme cette vieille connaissance de l’APN, Amar Saïdani, mis en cause dans le détournement de 30 milliards de dinars du Fonds de soutien aux agriculteurs. Une somme faramineuse blanchie dans l’immobilier dans les quartiers chics d’Alger, Paris et Barcelone.
Toutes ces enquêtes et révélations ont, cependant, un point en commun. Intempestivement, ces investigations ont été confiées à la redoutable DRS (Département du renseignement et de la sécurité) qui s’est retrouvé, à cause de la gangrène qui ronge nos outils d’enquête, en position d’ultime recours face à un phénomène qui se propage de façon alarmante. En 2009, l’ONG Transparency International a classé l’Algérie à la 111e place sur 180 pays dans les pays les plus corrompus au monde. Alors vraie campagne «mains propres» ou juste réveil du traditionnel duel à distance entre clans au pouvoir? Avec du recul, on optera volontiers pour la deuxième option. Mais qui sait…
Hicham A.
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juste un article lu et écrit par un Algérien issue de la base et qui donne des signes de réflexion trop profonde voici le texte:
L’Algérien.
Par Saïd Radjef
J’ai aujourd’hui 45 ans. J’ai l’impression d’être coincé dans un labyrinthe depuis une éternité. Le plus drôle dans cette histoire aux allures Kafkaïenne, personne ne m’a obligé a rester dans ce labyrinthe dont je connais presque toutes les issues de sorties. Je refuse de sortir.
Il est inutile de revenir sur le passé récent de la jeune nation Algérienne. D’ailleurs à quoi bon sert de remuer un passé qui refuse de parler. Ceux qui pensent qu’il n’y a que le DRS qui est gêné par l’histoire, se trompent lourdement. Le passé gène tout le monde en Algérie. Certains parmi vous peuvent dire que je me trompe et je veux me tromper volontairement parce que je suis déçu ou parce que je suis un attardé mental qui rate tout ce qu’il entreprend.
Il y a les métayers, il y a les esclaves, il y a les parvenus, il y a les fausses notabilités et il y a tout ce beau monde qui a acquis contre le cours de l’histoire le titre de nobles citoyens qui refusent d’ouvrir les pages de l’histoire.
Je ne suis pas déçu par ce qui m’arrive. Je suis déçu de découvrir qu’après un demi siècle de mensonges et de complaisance, les algériennes et les algériens ont perdu leur noblesse, leur grandeur légendaire et leur sincérité. Le peuple algérien dans sa majorité écrasante, a trouvé ses comptes dans la corruption et la calomnie. Souvent je me pose la question est ce que ce n’est pas dans la conspiration, le vice et la solitude que l’algérien trouve la plénitude et le bonheur. L’algérien a-t-il des sentiments, a-t-il une quelconque notion sur la vérité et sait-il distinguer le bien du mal ? Quelquefois je me dis aussi que l’algérien n’a plus de cerveau : il est juste doté d’un estomac qui guide tous ses instincts. Son seul souci est d’éliminer par la ruse et la roublardise l’autre pour s’enrichir dans la majorité des cas, ou à tout le moins survivre sans se faire éliminer. Eliminer ou se faire éliminer, l’algérien ne sait pas vivre avec l’autre. La souffrance et la déchéance de l’autre le rassurent et lui le procurent le plus grand bonheur.
Chaque matin que je me réveille dans cette ville de Draâ El Mizan, une sorte d’Algérie miniaturisée à petite échelle, je constate à ma grande stupeur que les vertus de mes ancêtres, la réflexion, l’éthique, la noblesse, la solidarité et la grandeur de l’âme, n’ont plus de place dans nos comportements. La place publique plus qu’une arène de gladiateurs, est devenue un milieu hostile qui regroupe chaque matin dealers, barbouzes, proxénètes , élus locaux et prédateurs dans un combat singulier. Quotidiennement, on détruit et on s’autodétruit pour un 4×4, pour un lot de terrain, pour une villa, pour une poignée d’euros, pour débaucher la femme ou la fille du voisin…Puis comme ça, soudainement, une question me traverse l’esprit : toutes ces personnes hypocrites qui ont pris possession du destin de la ville, sont-elles mes semblables ? Pendant plusieurs moments, j’étais comme paralysé par l’idée de ne pouvoir trouver une ligne de démarcation entre l’homme et l’animal. Loin de moi l’idée d’écœurer les âmes humbles, de déshonorer notre passé et d’humilier l’algérien, mais la vérité est là, implacable : désormais rien ne nous distingue de l’animal. L’algérien vit comme un animal, il a oublié sa véritable identité, il a oublié les règles qui régissent l’humanité, l’école et l’éducation civique. Tout le temps, il est aux aguets, soit pour fuir le danger, soit pour chasser et causer la déchéance de l’autre ; l’autre, celui qui s’obstine à provoquer sa faillite.
L’algérien n’a ni amis ni convictions. Il n’a que des ennemis dont il mesure à longueur de journée la force et la capacité de nuisance, et l’incertitude du lendemain. L’algérien adore l’angoisse, c’est sa nature. Dieu, la providence et le châtiment divin, c’est juste de la comédie, une arnaque pour tromper la vigilance de l’autre. L’algérien n’a plus de courage ; tout ce qu’il entreprend, il le fait par lâcheté, par peur de l’autre et par instinct de survie. L’algérien, cet héritier du 1er novembre 1954, ne ressent que la haine, la violence et le besoin de mentir tout le temps pour survivre. C’est un arrangement avec on ne sait quel partenaire. Depuis le 1er novembre 1954, les choses ont évolué au point ou il n’a plus besoin de son identité humaine. D’ailleurs celle-ci l’encombre et risque de lui faire perdre le combat qu’il mène non pas pour vivre dans l’opulence, mais pour traquer et dominer l’autre. Par bien des aspects, en pensant à cette philosophie d’existence qui me rappelle la conduite des rats et des reptiles, j’ai honte de ce que je suis. Ne pas tricher, ne pas mentir, ne pas faire de mal revient a ne pas exister. Or, l’algérien a besoin d’exister. 45 ans après je découvre à mon insu que je ne suis rien et que mon sort de citoyen responsable qui milite ardemment pour le bien, pour le triomphe des droits de l’homme, pour la promotion des droits de la femme, n’intéresse personne. A 45 ans je ne suis rien, a part peut-être un attardé mental.
Bonjour M. Mami
Je me présente je suis un ingénieur en mécanique à Lille dans le nord de la France, Jai vu les deux mondes et jai vécu avec pas mal d’étranger de différentes croyances et horizons.
Je trouve votre réaction superbe, vous avez fait un bon constant ou une bonne synthèse de l’Algérien d’aujourd’hui ou du moins de ceux (la majorité) de votre commune.
J’ajoute à votre constat que l’Algérien d’aujourdhui ne vit pas pour lui mais il vit pour les autres. Par exemple Si il achète une voiture ce n’est pas pour se faire plaisir à lui-même mais dans le but que les autres le voit ! L’Algérien aime se faire remarquer
L’algérien trouve un grand plaisir de voir son prochain souffrir ou qu’il arrive derrière lui, l’algérien aiment toujours être le premier, ors dans la vie on nous peut pas êtres mieux que tous le monde; quelque uns, ont est mieux qu’eux, d’autres ils sont mieux que nous, c’est ainsi la vie.
L’algérien se contente pas de ce qu’il à et n’arrête pas de guetter ce qui appartiens aux autres. Chacun a son destin. Pour arriver au sommet il faut travailler honnêtement et sérieusement et grimper tous les échelles sont tricher il ne faut surtout pas abuser de sa situation ou de son pouvoir pour faire du mal aux autres et prendre ce qu’il leur appartient.
Les algériens des que il à un petit pouvoir il l’exercera sur l’autre, c’est à tous les niveaux même un simple agent. Un responsable oubli vite fait qu’il est la ou il est pour servir tous le monde non pas servire que ses intérêts.
La liste est longue pour ne citer que cela…. Heureusement il reste quelques fils et fille de famille et comme le feu Matoub à dis, du moment qu’il reste encore les fils de famille on s’inclinera pas devant les chênes…
Reste maintenant à trouver les causes de tous ces maux et surtout comment les bannir et y remédier.
Bonos à tous.
Mami et Hocine, tout les deux, vous avez dit ce qu’il fallait.
Je n’ai pas de commentaire mieux que les vôtres.
A part ceci : Où va l’Algérie ?
Bonsoir :
Où va l’Algérie disait notre ami Hamdaoui ?
Elle va nul part mon chère ami, quand ont vois les gens qui tiennent notre destin entre les mâchoires des tenailles, on devinent bien où va notre pays !
à monsieur mami:
,ces adjectifs c’est nous autres algeriens qui sommes partis et fuit la dure réalité,le pouvoir,les problèmes sociaux,culturels,économiques,etc…..de l’algerie se refugier et vivre comme de simples égoistes,je pense que c’est vous qui etes le vrais patriote, vous et encore pleins d’autres rassurez vous qui sont encore réstés la ba comme vous,mais nous, nous avons choisi la facilité,c’est vrais que l’algerien en lui meme est en chute libre depuis 1962 du point de vue qualités humaines,gangréné par tout ce qui l’entoure,l’algerien est en constante déperdition des valeurs humaines et surtout de notre héritage culturel le vrai.
Je vous le repète encore monsieur” mami” vous n’etes ni un attardé mental,ni quoi que ce soit de tout ça au contraire vous etes l’exemple du vrai algerien tel qu’il est prédéfini au préalable c’est grace à des gens comme vous que notre pays si je peux dire ainsi tient encore debout,.
Le clientèlisme,la corruption,le bouteflikisme et les partis pris ce sont tous ceux la les fautifs de tous les maux de l’algerie et des enfants,je pris et je dis qu’un jour leur jour viendra et il paieront un à un mayevgha rebi.
S’ils croient qu’ils pourront perpétrer avec les victoires du foot et de l’EN ils se trempent,les signes positifs sont les gueguerres des clans drs boutef,car ils vont finir par s’entre déchirer pourquoi pas tuer et ils nous laisserons la voix libre,tous les scandales dont on apprend une partie chaque jour qui passe sont des réglement de compte tout le monde débine tout le monde et le peuple les jugera ,car il ne pourra pas fermer les yeux devant tous ces scandales.
THANMIRTH A MIS TMOURTH
Les algeriens et l’algerie sont dans cette situation décadente et immorale par la faute du système et de la majorité des gens du pouvoir qui perdurent depuis des années car par leur façon de gérer le pays et de s’enrichir eux et leurs proches ils ont DEVALORISÉ le travail, l’honneteté,…alors comme ils deviennent LA REFERENCE de réussite dans la société, la majorité des algeriens essayent de suivre leurs exemples et c’est ainsi que l’algérien est devenu immoral, déshumanisé, corrompu et corrupteur à l’mage du système et des hommes du système qui le gouvernent…HONTE A VOUS SOI DISANT “RESPONSABLES” VOUS AVEZ SUCÉ LE SANG DES CHOUHADAS ET DU PEUPLE ALGERIENS TELS DES VAMPIRES…On vous connait tous, des villas partout en algérie et à l’étranger, vos enfants sont à l’étranger ou bénéficient de postes et d’emplois qu’ils ne méritent pas ( ministeres, grandes sociétés, ambassades, consulats,…), vos voitures de luxe et vos 4*4 sont une insulte pour les algériens qui vivent dans la misère…Si la présidence ( boutef) ne saisit pas cette occasion des scandales de la sonatrah et de l’autoroute est-ouest pour faire un GRAND NETTOYAGE, c’est que lui aussi fait partie du système ou que le système est plus fort que lui…
@Mohamed. Ne serait-ce pas une manière des détracteurs de l’Algérie et non du pouvoir autoritaire, de disculper les corrompus, les traitres tous confondus de Abdelhamid la science aux 26 Milliards de dollars, en passant par tous les autres y compris les Khalifa boys et père,les Hemch, Saadani, Khelil, Abouguera, Sidhoum Said, les Ghoul et sa meute de chiens bien sur, les Meziane and co et toute leur racaille? Non le peuple algérien a montré ses vrais sentiments lors de la Hogra des Egyptiens contre nos sportifs. On comprend mieux pourquoi Khelil s’est empressé d’offrir notre Histoire et notre pétrole aux esclaves de Pharaon par l’entreprise Séléné Pétrolium. Non, l’Algérie est victime de tous ces traitres, ces mercenaires, ces êtres immondices sans dignité. Ce pays a besoin d’être défendu pour que la mort de ses meilleurs fils contre la pègre internationale des nonante ne soit vaine. Au fait, cette mort ne sera jamais vaine. L’Histoire a sa mémoire.
Allez savoir pourquoi !
Moi je crois que l’explication la plus pertinente à notre décadence est d’ordre à la fois historique et constitutionnelle :
- Historique : plus de deux mille ans de domination étrangère …les Phéniciens,les Byzantins,les Romains,les arabes avec leur deux vagues successives qu’étaient la bande d’Okba Ibnou Nafaa puis celle des ravageurs Banou Hillel,les Turcs,les Français et enfin leurs valets .
- Constitutionnelle: au vu de cette histoire bien chargée,n’est-il pas légitime de se demander si en tant qu’entité géographique- pour ne pas dire Nationale ou autre qualificatif qui risque de nous rapprocher de l’Humain- nous sommes dotés d’une raison et de prédispositions qui puissent nous permettre de perdurer et d’être notre propre acteur d’évolution et de survie ?
Il faut se rendre à l’évidence : nous sommes une espèce en voie de disparition.
Le comment de la chose ? élémentaire : il y a tout d’abord cette gangrène qui nous range et qui atteint un stade irréversible …il y a cet état d’esprit qui fait que le dernier d’entre nous est prêt à vendre son âme au diable pour troquer sa nationalité contre une autre,sauf peut être en ce qui me concerne moi et toi qui font désormais partie du décors….Il y a ces jeunes et moins jeunes,ces boate-peoples qui se jettent dans la mère et qui préfèrent être bouffés par les poissons que de continuer à végéter dans leur coins et attendre des jours meilleurs qui n’arriverons jamais…..Et il y en a plein d’autres raison qui font que nous soyons une race en voie de disparition.
Pessimiste vous dites ? pas le moins du monde mais pluto^t lucide.
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