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Ibn Khaldoun Dans la nature innée des hommes se trouve le penchant vers la tyrannie et l oppression mutuelle

Sur les ruines d’Oran, les milliards du GNL 16

Poste par fév 4th, 2010 categorie Algérie. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Print This Post Print This Post

Depuis le début de l’année et conséquence des fortes précipitations qui se sont abattues sur la capitale de l’Ouest, ce sont plus de 20 familles qui, du jour au lendemain, se sont retrouvées à la rue suite aux effondrements partiels survenus dans les immeubles qu’elles occupaient, les infiltrations d’eaux ayant étaient fatales à ces bâtiments anciens et dégradés.

Cette situation de délabrement avancée du patrimoine immobilier de la ville d’Oran n’est pas récente. Elle est la résultante de l’absence totale de politique de prise en charge du “vieux bâtis” depuis plusieurs décennies, notamment dans les quartiers historiques de la ville comme Sid El Houari, le quartier St Antoine, El Derb, l’ancien quartier Juif etc. Les statistiques des autorités locales évoquent l’existence de plus de 2 000 immeubles menaçant ruine et représentant un danger pour leurs occupants. D’ailleurs, chaque année, les morts tragiques de personnes ensevelies sous les décombres de leurs bâtisses effondrées, meublent les faits divers locaux.

Les rassemblements de familles, vite réprimés, revendiquant un relogement décent sont tout aussi nombreux. C’est pour cela que pour beaucoup d’Oranais les préparatifs de la 16ème Conférence internationale du gaz naturel liquéfié ( LNG 16 ) qui se tiendra du 18 au 21 Avril dans la capitale de l’Ouest, sont plus que mal perçus, surtout pour ceux qui n’auront pas la chance de se trouver sur le tracé des délégations du LNG 16 .

Et pour cause, la SONATRACH qui vit depuis quelques semaines au rythme des révélations sur la corruption de ses cadres dirigeants impliquant également leurs progénitures, a déjà déboursé plus de 600 millions de dollars pour faire subir au pas de charge un relookage grandeur nature à la ville d’ORAN. Depuis un peu plus d’un an les milliards de la compagnie pétrolière pleuvent sur la ville et alimentent les très nombreux marchés octroyés dans le cadre des préparatifs de cette conférence.

Les coûts des travaux lancés sont astronomiques : 409 millions d’ euros pour la réalisation d’un grand centre des conventions de 3 000 places et l’extension de l’aéroport d’ Es-Sénia sous forme d’un chapiteau, la location de deux car-ferry, 3 millions d’euros pour une semaine et peut être bientôt d’un troisième pour l’hébergement des délégations etc. Tout cela sans compter les 40 millions de D.A pour l’embellissement des principales artères et carrefours d’Oran. La liste de ces marchés octroyés par la wilaya est encore plus longue : bitumage de plusieurs kilomètres de réseau routier, réfection des trottoirs, électrification, jeux de lumière pour illuminer les sites historiques, reboisement, façades d’immeubles restaurés,…

Mais depuis le scandale Sonatrach, les pouvoirs locaux sont très réticents à communiquer sur les coûts exacts de la passation de ces marchés, d’autant plus que les enquêteurs pourraient lorgner justement sur les dessous des préparatifs de ce LNG 16 .

Pendant ce temps, toute une partie de la population est livrée à elle-même dans la précarité et l’incertitude. Des familles vivent sous des tentes et des abris de fortunes et cela juste proximité -mais caché aux regards des visiteurs- des grands et beaux boulevards d’Oran .

MOULAY F


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15 Reponses “Sur les ruines d’Oran, les milliards du GNL 16”

  1. Géronimo dit :

    J’espère que que toutes ces dépenses sont partagées entre les pays participants. D’autre part, l’enquête en cours sur les malversations à Sonatrach devrait inclure les passations de marchés pour la préparation de ce rendez vous. Il y aura bien des surprises !!!! D’autre part, une enquête devrait être menée sur le pourquoi de l’organisation de séminaires à longueur d’année, par Sonatrach, au niveau de l’hôtel Hilton d’Oran. Est-ce pour rentabiliser cet hôtel de luxe dont le gérant ,dit on, a un lien de parenté (beau frère?) du ministre de l’Energie et des Mines, M Chakib Khellil?

  2. Et voila !!!..ils commencent a apparaitre ..Les 52 billions de “charges communes”(sans affectation de tutel) et mis APRES le sous total de la loi des finances 2010….Les des sont “pipes”…rana gaa entabou bessderna………

  3. ……………..veuillez excuser l interruption de mon commentaire .Il y a eu une legere coupure de courant….A mon avis tout ces depenses “demesurees” c est pour le futur siege de l OPEP GAZ …..Le reve politique au detriment de la population .La situation de ces gens est generale dans toutes les villes Oran Alger Constantine Annaba Mostaganem Guelma etc…C est un article qui vient a point suite a la catastrophe (5 morts et14 blesses graves) de la cite”clmat de france) et qui j espere aideras ces gens afin qu ils soient reloges ……..SINON!!!!..Cela s appellera de la NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER…………..

  4. SYPHAXIEN dit :

    ils sont venus depenser l’argent des contribuables à oran loin des yeux des autorités d’alger.
    Cette derniere possede une infrastructure enorme pour accueillir les invités au GNL16 donc pourquoi le choix d’oran .
    Cette nouvelle construction palais de s congres à oran , quel sera son devenir une fois le forum GNL16 terminé ;, deja le sheraton et le royal n ‘affichent pas complet si ce n’est pas ce programme bidon de sonatrach le safe beaviour .
    L’odeur de l’argent sale ca sent partout à oran avec ce GNL 16 ;
    Alger est mioeux placée pour recevoir ce forum , elle a l’infrastructure et les hommes pour organiser pourquoi oran alors qu’elle ne dipose meme pas d’un reseau routier bitumé , faiso,ns un tour au centre et vous verrez.

  5. Les depenses pour les preparatives du LNG 16 sont peut etre necessaires a la presentation/reputation, non seulement de SONATRACH, mais pour le pays entier. Mais cela ne peut justifier le laisser aller des citoyens vivant sous des ruines.

    Cette importante question qui n’est pas du ressort de SONATRACH mais des representants/legislateurs de la Wilaya d’Oran. Notre systeme est en panne de sa fonction principale qui est celle de raporter, defendre et servir leurs electeurs, qui sont ni plus ni moins; LE PEUPLE ALGERIEN.

    L’autre point, plus important, est celui de la press ecrite et parler de soulever unanimement les defaillances de nos institutions legislatives pour les inciter a jouer leurs roles conformement a la constitution. Sans cela, la confiance du PEUPLE ne peut s’installer et la misere continue.

    Il faut se poser la question; si le PEUPLE accomplis ses devoirs et defend ses droit? That’s the question?

    Salam ou aalikum

  6. Géronimo dit :

    Désolé, je voulais dire ” Sheraton” au lieu de ”Hilton” !!!!!

  7. Sadoudi dit :

    El-Watan
    Scandale presse francophone algérienne = Scandale Sonatrach

    Monsieur Malti, un ange parmi les démons

    Hocine Malti et tous les autres vice-présidents de Sontrach/trc qui se sont succédé à ce poste, sont responsables de 14,1 milliards de dollars de perte sur le suréquipement des infrastructures du transport par canalisation, il est signataire de plusieurs factures de projets qui se sont avérés obsolètes et des ODS pour ses amis. Par contre monsieur le Ministre Chakib Khallil n’a signé aucune facture, ni aucun ODS relevant de ce scandale. Ce scandale qui date depuis le feu Boumediene est bien suivi par la DRS, malheureusement les priorités nationales les contraignent à ajourner le dossier jusqu’au moment propice. Monsieur Malti veut semer les enquêteurs de la DRS, par ses fausses orientations, nous avons la certitude que cet écrit a été rédigé par la ‘nomenklatura des affaires’, un groupe qui cherche à nuire au développement économique du pays et à l’union nationale pour son intérêt. Le fond de cette affaire amplifiée par ‘El-Watan’ est connu, c’est de saboter la grande manifestation des GNL16 d’Oran, et ses écrits sur la rénovation du vieil Oran sans fâcheux et portent atteintes à la dignité de la population oranaise, mais aussi à l’intégrité nationale que préserve le Président de la République.
    Et la CAN 2010, nous a montré combien le peuple algérien est uni derrière son Président Bouteflika, et combien il est sourd aux prêches belliqueux d’El-Watan.
    Secrétariat ASFIR

  8. Jil dit :

    ah que le post du sieur sadoudi fleur bon le politburo. super la référence à la nomenklatura des affaires. C’est nettement mieux que le complot ourdi par la main sournoise de l’étranger qui jalouse notre bien être dans une démocratie populaire…et Technicolor.
    Pour ce qui est de l’article, je dirai ceci: si les oranais avaient un tant soit peu de fierté, leur ville ne serait pas la poubelle que c’est. Peu importe (non quand même pas) le coût de GNL16, les sachets bleus, les rats, les poubelles déversées sur les trottoirs, la vulgarité des propos et le manque de civisme sont antérieurs…et semblent malheureusement ancrée dans ce cloaque qui usurpe le nom de la radieuse.

  9. Lyes oukane dit :

    Merci Jil ,j’ai toujours apprecié tes posts .Bonne continuation l’ami.

  10. Ferhat Salim dit :

    Est-ce que vous avez pensez comment Sonatrach va rentabiliser son hôtel Méridien de 400 millions d’euros ? Sera-t-il ouvert après au public ou juste pour les employés de Sonatrach ? Avec qui vont travailler les autres hôtels comme le Sheraton d’Oran dont le client principal est Sonatrach ? Ce n’est pas anticoncurrentiel tout ca ? Et le nouveau chapiteau aérogare à l’aéroport d’Oran de 6 millions d’euros spécialement conçu pour le GNL16 ? A quoi va-t-il servir après ? Dans un pays verrouillé comme l’Algérie, tout se décide en haut. L’assemblée est réduite à un rôle de figuration. Il n y aucun débat sur les projets d’investissements lancés en Algérie. Et la nouvelle mosquée d’Alger (la plus grande après celle des lieux saints) qui va couter 3 milliards d’euros ? Hé oui dans le nouveau royaume Algérie, c’est le roi Bouteflika qui décide tout seul.

  11. houcine dit :

    Bonjour , je veux juste réctifier l’info donnée par Géronimo: les séminaires sont organisés à l’hôtelm sheraton d’oran et non le Hilton car le seul Hilton d’algérie est celui d’Alger seulement…

  12. Abramhs dit :

    Economie pétrolière
    Le GNL/16 va t-il mettre fin à la polémique sur les prix de l’énergie Par :Y.Mérabet
    Une possible unification et l’indexation du prix du gaz sur le prix du Kilowatt électrique est discutable au GNL/16.
    Le gaz est moins cher que le pétrole à même équivalent énergétique, mais les courbes de prix suivent exactement les mêmes évolutions. Avec un prix du pétrole par exemple de 41 dollars le baril et un prix du gaz à 7 dollars le British Thermal Unit, l’écart entre les deux est de 12.4 dollars par tonne équivalent pétrole(Tep). Le British Thermal Unit (Btu, BTU) est une unité d’énergie anglo-saxonne qui est définie par la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d’une livre anglaise d’eau d’un degré Fahrenheit. Cette unité de chaleur commune pour tous les combustibles est convertible en Kilowatt.
    Fournisseurs et clients remettent aujourd’hui en question la nature des contrats de livraison à long terme. La durée devrait selon eux être nettement réduite (au maximum deux à quatre ans), et la partie ToP devrait correspondre aux besoins effectifs de l’acheteur, et non plus à une quantité de référence fixée à l’avance. Ils souhaitent par ailleurs voir disparaître les clauses de reconduction tacites des contrats. Par ailleurs, selon l’Office fédéral allemand des cartels, l’indexation du prix du gaz naturel sur le pétrole favorise le renchérissement des deux énergies et empêche l’apparition d’un marché libre du gaz, tel qu’il est souhaité par l’UE. Les arguments suivants sont avancés : à mesure de la diminution des réserves pétrolières, le prix du pétrole continuera à augmenter normalement sans la complicité des Etats. Or, en ce qui concerne le gaz, les réserves sont nettement plus importantes et dureront bien plus longtemps. Par le biais de l’indexation des prix, la perspective d’une pénurie prochaine du pétrole a donc pour effet de pousser le prix du gaz naturel à la hausse, même si ce dernier est encore suffisamment abondant.
    Historique Depuis le développement du gaz, c’est une énergie en forte concurrence avec d’autres énergies. La problématique est très liée à la physique, la livraison de gaz est une affaire de connexion de point à point : quand un gazoduc relie l’Algérie à l’Espagne, on ne peut pas vendre ce même produit aux Etats-Unis. Alors on a créé des formules pour corréler le prix du gaz au produit le plus concurrentiel, pour rendre le gaz compétitif. Le gaz est moins cher que le pétrole à même équivalent énergétique, c’est injuste pour un producteur, mais les courbes de prix suivent exactement les mêmes évolutions. Dans les contrats de long terme, il s’agit de formules glissantes sur 6 mois : on constate donc d’une part un amortissement de la volatilité du prix du baril de brut, car les formules se basent sur des moyennes, et d’autre part un décalage temporel entre les prix du pétrole et du gaz. On imagine qu’un transfert de corrélation va avoir lieu : le prix du gaz ne sera plus corrélé au prix du pétrole, mais au prix de l’électricité, du fait de l’usage final du gaz qui concerne de plus en plus la production d’électricité. Notamment vis-à-vis des pays qui ont renoncé au nucléaire. Les contrats de long terme sont encore « obligés » d’indexer le prix du gaz sur celui du pétrole, puisqu’il faut que le gaz soit plus compétitif qu’une énergie substituable. Mais le GNL sera de plus en plus corrélé aux prix de l’électricité et les contrats de long terme vont basculer. De toute façon, gaz, pétrole et électricité sont très corrélés en termes de prix : les sous-jacents restent les mêmes. Jusqu’au milieu des années 1990, le gaz naturel servait surtout à se chauffer : il a été utilisé en Europe avant tout comme combustible de chauffage et pour la production de chaleur industrielle. En revanche, il n’était guère employé dans les centrales électriques. En l’espace d’une décennie, la part du gaz dans la production d’électricité dans les pays de l’UE est toutefois passée de 7% à 18% environ. Les spécialistes sont globalement d’avis que la demande mondiale de gaz, entraînée surtout par la production d’électricité, augmentera considérablement à moyen terme. En Europe, la transformation de gaz en électricité continuera à gagner en importance, face au charbon et à l’énergie nucléaire. Pour l’instant, la fixation des prix sur les deux marchés est très différente. Si de nombreux pays ont mis sur pied des bourses de l’électricité, il n’existe pour l’instant que peu de bourses du gaz. Mais à en croire l’Agence Internationale de l’Energie à Paris, on assiste à une convergence croissante des prix de gros du gaz et de l’électricité sur les marchés libéralisés. L’évolution historique des prix aux Etats-Unis montre que, même en l’absence d’indexation, les prix du pétrole et du gaz fluctuent de manière plus ou moins parallèle. Depuis des décennies, le prix annuel moyen du gaz à la production aux USA (Wellhead Price) suit en effet avec un certain délai celui du pétrole (First Purchaser’s Price). La même constatation est faite, à moyen terme, pour les cours du gaz et du pétrole sur le marché à terme de New York (NYMEX). L’expérience américaine montre qu’il existe un lien indirect entre les prix du gaz et du pétrole, qui s’explique surtout par la concurrence acharnée que se livrent les deux énergies. Il existe un lien similaire entre les prix du charbon et du pétrole, il existe aussi un lien logique entre ces énergies et l’électricité produite par n’importe quelle source. Ainsi donc, les prix des différentes énergies tendent à se rapprocher, même en l’absence de dispositions contractuelles prévues à cet effet.
    Le marché du GNL Les contrats de vente Nous devons savoir qu’un marché unique du gaz n’existe pas, à la différente du marché du pétrole. Contrairement au baril de brut en effet, le gaz est surtout transporté par tuyau (gazoduc) ou sous forme liquide (GNL) non par bateau, un mode de transport couteux. Le prix du gaz diffèrent de pays en pays : les tuyaux ne sont pas les mêmes, les contrats d’approvisionnement entre clients et fournisseurs non plus. En Europe continentale par exemple, le gaz est fourni par les pays producteurs principalement sur la base de contrats à long terme (20, 30 ans) avec clause ‘Tak or Pay’. Avec ce système, les acheteurs s’engagent à acheter et payer une quantité minimum de gaz (par exemple 80% du volume total commandé), quels que soient leurs besoins. Ces contrats à long terme donnent aux producteurs de gaz et aux exploitants de gazoducs la garantie qu’ils pourront écouler une quantité de gaz minimale, fixée à l’avance : de quoi assurer le financement des investissements lourds pour construire les infrastructures. Pour l’acheteur, ces contrats à long terme constituent aussi une garantie en termes de sécurité d’approvisionnement. Les clients et fournisseurs souhaitent que le coût de long terme soit juste. Le gaz est donc comparé à des produits d’échange qu’il peut remplacer tels que le fioul, le mazout, le pétrole. La composition des paniers de produits hydrocarburés d’indexation diffère selon les types de contrats. Clauses de renégociation, dates, pénalités, délais de livraison permettent aussi de construire une certaine flexibilité pour fonctionner sur le long terme. L’adaptation a généralement lieu chaque trimestre ou chaque semestre, en vertu de clauses de droit privé qui sont tenues secrètes, tout comme les contrats de livraison. Les tarifs régulés de GDF Suez appliqués aux consommateurs pour le gaz sont revus tous les trois mois par exemple. “On regarde la variation du prix de l’indexation durant les six mois précédents, mais on décale d’un mois la mise en œuvre, le temps de faire les calculs et que la décision passe, après avis consultatif de la CRE auprès du gouvernement”, explique une porte-parole de GDF-Suez. “Par exemple pour les tarifs de janvier, on a fait la moyenne de l’évolution du prix de l’indexation de juin à fin novembre”. Fournisseurs et clients remettent aujourd’hui en question la nature des contrats de livraison à long terme. La durée devrait selon eux être nettement réduite (au maximum deux à quatre ans), et la partie TOP devrait correspondre aux besoins effectifs de l’acheteur, et non plus à une quantité de référence fixée à l’avance. Ils souhaitent par ailleurs voir disparaître les clauses de reconduction tacites des contrats. Par ailleurs, selon l’Office fédéral allemand des cartels, l’indexation du prix du gaz naturel sur le pétrole favorise le renchérissement des deux énergies et empêche l’apparition d’un marché libre du gaz, tel qu’il est souhaité par l’UE. Les arguments suivants sont avancés : à mesure de la diminution des réserves pétrolières, le prix du pétrole continuera à augmenter. Or, en ce qui concerne le gaz, les réserves sont nettement plus importantes et dureront bien plus longtemps. Par le biais de l’indexation des prix, la perspective d’une pénurie prochaine du pétrole a donc pour effet de pousser le prix du gaz naturel à la hausse, même si ce dernier est encore suffisamment abondant. Et puis, les raisons historiques de l’indexation n’existent plus. Le marché des combustibles n’est plus dominé par le mazout et, dans la plupart des pays européens, on utilise dorénavant plus de gaz que de produits pétroliers pour le chauffage ou dans les centrales électriques, une tendance qui ne cesse de se confirmer. Néanmoins, la plupart des experts sont d’avis que les contrats d’approvisionnement à long terme continueront à jouer un rôle important, d’autant plus que Gazprom (Russie) et Sonatrach (Algérie) ne sont pas disposés à y renoncer. Ces contrats devront toutefois s’adapter à la nouvelle donne sur le marché du gaz, et notamment offrir une plus grande flexibilité. L’indexation du prix du gaz sur le pétrole a d’abord une origine historique. Lorsque le gaz naturel a été introduit en grandes quantités sur le marché européen à la fin des années 1960 et au début des années 1970, le mazout était le combustible le plus utilisé. Conscientes qu’en l’absence de dispositions de sauvegarde, le gaz naturel, une énergie « nouvelle », aurait du mal à s’affirmer face au mazout déjà solidement établi, les parties impliquées ont ancré le principe de l’indexation sur le prix du pétrole dans la plupart des contrats de livraison. Clause qui perdure aujourd’hui. Depuis quelques années, le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) transporté par bateaux connaît une croissance très importante. « L’émergence d’un marché spot pour les cargaisons de GNL et sa croissance soutenue crée un potentiel croissant pour contrôler les prix », estiment les spécialistes et prévoient ainsi que l’essor du commerce de gaz naturel liquéfié favorisera la concurrence gaz-gaz et que le prix de cette énergie se basera de plus en plus sur ses propres fondamentaux. L’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché européen du gaz (pays du bassin caspien, pays du Golfe, Egypte, Angola, etc.) attisera également la concurrence et réduira la dépendance par rapport au réseau actuel d’alimentation, ce qui sapera peu à peu la relation avec le prix du pétrole.
    Une OPEP du gaz qui fait peur à l’Union européenne L’Union européenne appauvrie par son explosion démographique, composée de pays non nantis de ressources naturelles, rejetés par l’ex-URSS constitue une menace sur la stabilité des prix de l’énergie, donc aussi sur le redressement de l’économie mondiale. Oui, l’Union européenne craint le gaz cher, et craint la nouvelle OPEP du gaz. Quarante-neuf ans après la création de l’OPEP, les douze pays exportateurs de gaz se sont réunis et se concertent pour décider de la création d’une organisation similaire marquant : le Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG), une organisation officielle ayant son siège au Qatar. Un tournant décisif dans les relations géostratégiques telles que dessinées jusque là. L’objectif premier du FPEG est de vouloir désindexer le plus rapidement possible le prix du gaz de celui du pétrole et de trouver un consensus afin de stabiliser le marché sur la base d’un prix « juste », acceptable pour les producteurs et pour les consommateurs, qui ne pourrait que sur celui de l’électricité. Premier défenseur de la levée de l’indexation : la Russie qui estime que « les frais de prospection, de production et de transport de gaz augmentent » alors que les prix restent inchangés. Les pays membres restent néanmoins encore divisés. De son côté, l’Iran insiste pour que le cartel gazier fonctionne à l’instar de l’OPEP afin de fixer les quotas d’extraction du gaz contribuant ainsi à la hausse des prix du combustible. Pour l’instant, la Russie préfère quant à elle considérer le cartel gazier comme une structure s’occupant de projets communs et de la création, entre autres, de réseaux de transport du gaz. Le Qatar, de son côté, ne fait qu’élaborer ses projets gaziers qui prévoient tous les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe. Si l’envie lui prenait de les limiter pour monter les prix, ses concurrents prendraient alors sa place. Enfin, l’Algérie, dont la position pragmatique, reste toujours assez ambigüe, préfère privilégie actuellement une bonne entente avec les pays consommateurs, avec un prix « juste » permettant d’amortir le capital avancé extrêmement lourd et avoir un profit raisonnable. Faudrait-il penser à un prix juste du GNL Voilà que l’Union européenne n’est pas encore sortie de la guerre du gaz avec la Russie, qu’elle se lance dans une autre guerre : celle du GNL. De fait, le contrôle du GNL devient l’enjeu de nouvelles confrontations en Europe entre la livraison du gaz par canalisation et celle sous forme de GNL. Mais les Européens ne sont pas seuls sur le marché du GNL en plein développement. Pour assurer l’intérêt général européen, il est fondamental d’encourager politiquement le développement du GNL et des infrastructures associées mais aussi d’éviter ‘une guerre du GNL’. Il faudra donc trouver rapidement une voie politique et un consensus entre la nécessaire sécurité d’approvisionnement et le repli des intérêts nationaux. Assurer un idiologue réel et constructif avec les fournisseurs. Les raisons qui ont poussé l’Union Européenne à opter pour le GNL sont de trois ordres. Tout d’abord technologique, car les progrès réalisés sur les coûts de transformation et de transport ont permis d’économiser 30 % en vingt ans, au détriment d’un prix d’achat relativement bas pour le gaz de 2/3 par rapport à la tonne équivalent pétrole (Tep), ce qui pourrait justifier une grande marge de gain injustifiée que les pays exportateurs de gaz contestent. Ensuite la tactique européenne consiste à : diversifier les points d’approvisionnement en gaz constitue une priorité majeure et le GNL favorise la limitation de la prédominance des fournisseurs gaziers historiques tel que le russe Gazprom qui cherche à dominer le marché gazier mondial. Et enfin politique, car Bruxelles y a vu un vecteur de concurrence, fluidifiant le marché du gaz et offrant une source de gaz alternative et flexible aux nouveaux entrants. La plupart des grands pays en Europe ont intégré le GNL comme variable stratégique majeure, même si de grandes différences subsistent, avec une Espagne très présente et une Allemagne très absente. Mais malgré les progrès technologiques, les investissements à consentir, les risques à assumer et les contextes géopolitiques restent autant de barrières à l’entrée. Les sociétés de services (les utilities) sont pourtant en train de les franchir, car sans positions fortes sur l’amont, elles seront cantonnées à un second rôle, demeureront soumises à des prix d’approvisionnement moins compétitifs et perdront des opportunités de doper leur marge.
    L’Europe cherche à intégrer le marché atlantique De fait, le marché du GNL génère une confrontation inédite entre grandes compagnies pétrolières et utilities, jeu dans lequel les producteurs nationaux deviennent des acteurs à part entière. Là encore, un panorama des grands acteurs fait apparaître des différences importantes entre leurs origines nationales. Si la France et le Royaume-Uni disposent de groupes majeurs à la fois dans le pétrole et le GNL, ce n’est pas le cas de l’Allemagne qui reste absente des deux. Le développement du GNL a pour conséquence une convergence forte entre les marchés américain et européen, avec la création d’un véritable marché atlantique. Les apôtres de la concurrence risquent toutefois d’être déçus : cette fluidification du marché n’aura pas d’impact spécialement positif sur l’évolution des prix pour les consommateurs finaux. En effet, le potentiel de valeur créé bénéficiera aux acteurs qui auront développé une base industrielle solide sur les deux continents et in fine une réelle capacité d’arbitrage entre les deux zones. Au-delà de cette première convergence, la mondialisation du marché du GNL sera complète dans quelques années avec le développement d’arbitrages entre les bassins Atlantique et Pacifique, favorisé par la dérégulation inévitable des marchés nationaux asiatiques. Les groupes européens vont devoir dynamiser leur présence en Asie tout en renforçant significativement leurs moyens en Europe et aux Etats-Unis.
    Conclusion : La classe politique européenne n’a pas encore pris conscience du caractère indispensable de la consolidation des relations ‘énergétiques’ entre l’Union et les grands fournisseurs mondiaux du gaz, la Russie, l’Algérie, l’Iran et le Qatar. Le GNL/16 est l’occasion attendue pour soulever la revalorisation du prix du GNL, en tenant compte du surcout de la transformation et de la qualité raffinée du produit. Si les relations commerciales entre l’Algérie et l’Europe s’améliorent, l’industrie algérienne du GNL n’aura pas lieu d’exister. Nos gazoducs transméditerranéens sous exploités à présent, seront largement suffisants pour évacuer toute notre production de gaz sur le marché européen.
    Expert en énergie

  13. omar dit :

    en 1974, le president boumediéne a inauguré l’ouverture du congrés GNL3, mais il est tant aprés 36 ans de chaos et de misére, on est obligé de mettre notre algerie dans les bonnes railles dans la construction industrielle et d’evoluer l’ecomonie autant qu’un pays gazier.
    pour cela, un congrés de tel empleur qui sera domicilié dans la ville d’oran (je suis un habitant d’oran) je peut vous dire que nous nous somme pas en mesure de cerner ce gigantesque congrés dont la ganrdeur et le prestige seront consacrés au une minorité de gens pour ce voir grand devant un ouragan qui se jette sur la firme de sonatrach.
    les citoyens d’oran vont souffrir enormement de ces delégations qui occupent les routes etroites de la ville d’oran.
    une population qui se trouve a l’ouest d’oran (bir eljir, akid lotfi, canastel ou se trouve l’hopital pour les enfants et qui va etre sur gelé de la circulation) voila la situation de l’ouest d’oran ou se trouve le palais de congrés.

  14. salut

    je cherche une reponce a ma question.

    svp.svp.mon cartier rue tlemcen n°44 SINT ATOUANE. ORAN

    je cherche reponse esque ruine au renove.

    merci.

  15. zino piraté internet.com dit :

    Sans que le sachions le feu président de force était un agent de l’occident, qui a engagé notre pays dans la dépendance américaine en créant des GNL pour les approvisionner en gaz .
    Les oranais n’ont pas de ‘nif’ , ils doivent remercier Chakib Khalil de leur rendre une vie plus agréable et puis . Allez voir ce que Boutef construit chez les Kabyles et les Chaouis alors que l’oranie sombre dans la misère et la pauvreté. Raberrab nous vole l’argent de notre pétrole pour investir dans l’Est du pays. Il y’a un déséquilibre révoltant du partage de la rente pétrolière. L’oranie laissée par la France avait 50 d’avance en 1962 sur le reste du pays, maintenant elle a 100 ans de retard par rapport à la Kabylie et aux Chaouis ….ils ont tout raflé ils ont pollués Oran et les autres villes de l’Ouest

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