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	<title>Commentaires sur : Quand Yasmina Khadra répondait aux lecteurs de Algerie-Focus: &quot; Les intellectuels algériens se diluent dans une paranoïa d’une rare voracité&quot;</title>
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	<description>Le devoir de savoir</description>
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		<title>Par : djamel</title>
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		<dc:creator>djamel</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 13:25:38 +0000</pubDate>
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		<description>saint augustin ,BOUMEDIENE a bien dit que nous nous voulons pas de l&#039;arabe des poetes mais de l&#039;arabe de la science dans l&#039;un de ses discours, on parle l&#039;algerien ca c&#039;est sur mais ce n&#039;est pas une langue,comment va t&#039;on enseigner les mathematiques ,la chimie ,la physique en DARIJA, on ne veut pas qu&#039;il nous arrive comme le corbeau qui a voulu imiter la demarche du pigeon n&#039;arrivant pas a du meme coup oublie&#039; sa propre demarche mais on a besoin d&#039;une langue vivante por ensigner le savoir quitte a&#039; etre l&#039;anglais comme fait la suede d&#039;ailleurs qui sont fiers d&#039;etre des vikings on a le francais mais pour certains c&#039;est synonyme etre du hizb franca.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>saint augustin ,BOUMEDIENE a bien dit que nous nous voulons pas de l&#8217;arabe des poetes mais de l&#8217;arabe de la science dans l&#8217;un de ses discours, on parle l&#8217;algerien ca c&#8217;est sur mais ce n&#8217;est pas une langue,comment va t&#8217;on enseigner les mathematiques ,la chimie ,la physique en DARIJA, on ne veut pas qu&#8217;il nous arrive comme le corbeau qui a voulu imiter la demarche du pigeon n&#8217;arrivant pas a du meme coup oublie&#8217; sa propre demarche mais on a besoin d&#8217;une langue vivante por ensigner le savoir quitte a&#8217; etre l&#8217;anglais comme fait la suede d&#8217;ailleurs qui sont fiers d&#8217;etre des vikings on a le francais mais pour certains c&#8217;est synonyme etre du hizb franca.</p>
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		<title>Par : aristote</title>
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		<dc:creator>aristote</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 10:41:25 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour, yasmine. Soyez indulgent envers la faibless, personnellement, je vous adore...On espere seulement, véhiculé nos écris..Si on vous a choisi pour le poste de directeur au centre culturel algerien à paris...au fond nous savons que vous êtes quelque part un espoir...on vous adore..Oui je parle au nom de ma petite famille..Soyez fort tout comme Camus...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, yasmine. Soyez indulgent envers la faibless, personnellement, je vous adore&#8230;On espere seulement, véhiculé nos écris..Si on vous a choisi pour le poste de directeur au centre culturel algerien à paris&#8230;au fond nous savons que vous êtes quelque part un espoir&#8230;on vous adore..Oui je parle au nom de ma petite famille..Soyez fort tout comme Camus&#8230;</p>
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		<title>Par : Saint Augustin</title>
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		<dc:creator>Saint Augustin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 16:54:08 +0000</pubDate>
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		<description>Pour ARRIS (dont le nom me rappelle un coin du paradis) et pour Benhabra Brahim, je pourrais dire que ce qui se passe en Algérie, au niveau langue, ou sociologique, ou historique ou scientifique, les dirigeants autoproclamés d’Alger nous ont habitués à prendre des décisions iniques et personnelles sans aucune consultations du peuple algérien ni de ses élites instruites mais tout se fait entre copains de la mouhafada ou même pas, juste dans un bureau comme l’élection de Ben bella (par une vingtaine de personnes) au cinéma l’Afrique (en 1962). A Malte, leur citoyens parlent le maltais qui est un parler méditerranéen ancien qui ressemblent beaucoup à notre algérien (d’ailleurs un algérien comprendrait facilement le maltais !!) et l’écrive en lettre latine !! Beaucoup de chose pouvait se faire en Algérie (et en Afrique du Nord) si la volonté politique ne faisait pas défaut (pour des raisons historiques ? liées à la mythique et nostalgique époque de l’Andalousie pour retrouver l’islam et l’arabe pure (est-ce qu’ils ont jamais existaient tels qu’ils sont décrit  et rêvé par les nostalgiques rêveurs !!) En Iran, la langue du pays, du peuple est utilisée avec des lettres arabes comme support mais c’est l’iranien qui est utilisé pour la communication de la télé, de la radio, de l’officiel, de même qu’en Turquie leur langue utilise les lettres latines comme support et leurs citoyens ne rencontrent aucune difficulté à se comprendre entre eux ou à utiliser leur langue dans les medias lourds ou les écrits officiels contrairement à l’Algérie officielle qui donnent l’impression d’avoir honte de ses langues, parlées par son peuple (berbère et algérien –communément appelé arabe dialectal) un petit retour historique : en Turquie, les lettres arabes étaient utilisées comme support de la langue turque jusqu’à ce que KAMAL ATATURK, excédé par la manipulation des Arabes par les Anglais décident de changer les lettres arabes par les lettres latines !! (Mais c’est toujours la langue turque qui est utilisé que ce soit avec le support des lettres arabes ou des lettres latines !!!). Est-ce que les algériens sont plus musulmans que les turques ou les iraniens ?? La langue arabe a été sacralisée car elle était la  langue du Coran mais actuellement le Coran est traduit dans toutes les langues !!! Pour ceux qui ne le savent pas, la langue latine était la langue de la bible et de l’église et c’était interdit de traduire la bible dans une autre langue (une enseignante française qui avait essayé de traduire la bible en français avait été brûlé vive car c’était un sacrilège au temps de l’Inquisition chrétienne – maintenant c’est l’heure de l’inquisition musulmane !!! Pour revenir à notre parlé (l’algérien), il était parlé de tout temps, il a été enrichi par des mots de toute les langues mediterraneenes et de tous les conquérants (dont les Arabes, les seules a ramener une langue qu’ils disaient divine car le Coran  était écrit dans cette langue, mais les populations autochtones avait déjà une langue qui leur permettait de communiquer (une langue proche de celle qui est parlé actuellement à Malte et en Algérie, au Maroc….) Il existe en Algérie des spécialistes, des pédagogues, des linguistes a l’instar de Mr Dourari, mais quel poids peuvent avoir ces pédagogues, ces linguistes (même avec leur doctorats) devant un Belkhadem, même ignorants, devant un Belhadj illuminés, devant un Abassi qui voulait se servir de la religion pour parvenir au pouvoir, juste pour le pouvoir ??? On a l’impression que le bon sens, la logique, le raisonnement ont désertés les officiels algériens !!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ARRIS (dont le nom me rappelle un coin du paradis) et pour Benhabra Brahim, je pourrais dire que ce qui se passe en Algérie, au niveau langue, ou sociologique, ou historique ou scientifique, les dirigeants autoproclamés d’Alger nous ont habitués à prendre des décisions iniques et personnelles sans aucune consultations du peuple algérien ni de ses élites instruites mais tout se fait entre copains de la mouhafada ou même pas, juste dans un bureau comme l’élection de Ben bella (par une vingtaine de personnes) au cinéma l’Afrique (en 1962). A Malte, leur citoyens parlent le maltais qui est un parler méditerranéen ancien qui ressemblent beaucoup à notre algérien (d’ailleurs un algérien comprendrait facilement le maltais !!) et l’écrive en lettre latine !! Beaucoup de chose pouvait se faire en Algérie (et en Afrique du Nord) si la volonté politique ne faisait pas défaut (pour des raisons historiques ? liées à la mythique et nostalgique époque de l’Andalousie pour retrouver l’islam et l’arabe pure (est-ce qu’ils ont jamais existaient tels qu’ils sont décrit  et rêvé par les nostalgiques rêveurs !!) En Iran, la langue du pays, du peuple est utilisée avec des lettres arabes comme support mais c’est l’iranien qui est utilisé pour la communication de la télé, de la radio, de l’officiel, de même qu’en Turquie leur langue utilise les lettres latines comme support et leurs citoyens ne rencontrent aucune difficulté à se comprendre entre eux ou à utiliser leur langue dans les medias lourds ou les écrits officiels contrairement à l’Algérie officielle qui donnent l’impression d’avoir honte de ses langues, parlées par son peuple (berbère et algérien –communément appelé arabe dialectal) un petit retour historique : en Turquie, les lettres arabes étaient utilisées comme support de la langue turque jusqu’à ce que KAMAL ATATURK, excédé par la manipulation des Arabes par les Anglais décident de changer les lettres arabes par les lettres latines !! (Mais c’est toujours la langue turque qui est utilisé que ce soit avec le support des lettres arabes ou des lettres latines !!!). Est-ce que les algériens sont plus musulmans que les turques ou les iraniens ?? La langue arabe a été sacralisée car elle était la  langue du Coran mais actuellement le Coran est traduit dans toutes les langues !!! Pour ceux qui ne le savent pas, la langue latine était la langue de la bible et de l’église et c’était interdit de traduire la bible dans une autre langue (une enseignante française qui avait essayé de traduire la bible en français avait été brûlé vive car c’était un sacrilège au temps de l’Inquisition chrétienne – maintenant c’est l’heure de l’inquisition musulmane !!! Pour revenir à notre parlé (l’algérien), il était parlé de tout temps, il a été enrichi par des mots de toute les langues mediterraneenes et de tous les conquérants (dont les Arabes, les seules a ramener une langue qu’ils disaient divine car le Coran  était écrit dans cette langue, mais les populations autochtones avait déjà une langue qui leur permettait de communiquer (une langue proche de celle qui est parlé actuellement à Malte et en Algérie, au Maroc….) Il existe en Algérie des spécialistes, des pédagogues, des linguistes a l’instar de Mr Dourari, mais quel poids peuvent avoir ces pédagogues, ces linguistes (même avec leur doctorats) devant un Belkhadem, même ignorants, devant un Belhadj illuminés, devant un Abassi qui voulait se servir de la religion pour parvenir au pouvoir, juste pour le pouvoir ??? On a l’impression que le bon sens, la logique, le raisonnement ont désertés les officiels algériens !!</p>
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		<title>Par : douda 1</title>
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		<dc:creator>douda 1</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 08:59:15 +0000</pubDate>
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		<description>La nouvelle génération ou c’est la nouvelle bourgeoisie des années de sang qui veut communiquer en français avec ses enfants, ils ont leurs écoles et leurs lycées. J’enseigne la langue française depuis 20 ans et jamais les parents d’élèves n’ont communiqué en français et leurs enfants de brillants élèves ont poursuivi leurs études dans des universités à l’étranger.
Les méthodes d’enseignement ont changé et tout ce qui se fait en France est plagié et plaqué à notre système, « pédagogie de projet, pédagogie par compétences, pédagogie de je ne sais quoi ». La langue française est un outil linguistique, une langue de travail et la langue scientifique aujourd’hui c’est l’anglais. Les chercheurs français eux-mêmes doivent maîtriser cette langue et produire des articles dans la langue de schakespeare pour être reconnu. Vous parlez de la réforme de 2000, quelle était la finalité assignée à l’école ? crise identitaire, système rentier et le système éducatif est en rapport avec la structure de la société ; la réformette était un leurre. Pourquoi faire appel aux coopérants, lesquels les postes d’ensignants que Sarkozy supprime à la rentrée scolaire 2010-2011. Il n’y aura plus de frontières avec la France, c’est la conquête de la mer méditerranée à partir du 19 mars 2010, c’est le prolongement qui sera fêté avec l’exercice baptisé « Rais Hamidou 2010» Les Forces navales algériennes et la Marine françaises qui ont démarré de Toulon le 2 mars pour une escale à Alger le 19 mars  après un détour à Oran pour faire un coucou au nouveau consul Soriano qui a retrouvé sa terre natale pour les affaires et la caravane de YK c’est la corbeille culturelle pour les enfants traumatisés par une sale guerre, une thérapie camusienne sera la finalité de l’école des aliénés.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle génération ou c’est la nouvelle bourgeoisie des années de sang qui veut communiquer en français avec ses enfants, ils ont leurs écoles et leurs lycées. J’enseigne la langue française depuis 20 ans et jamais les parents d’élèves n’ont communiqué en français et leurs enfants de brillants élèves ont poursuivi leurs études dans des universités à l’étranger.<br />
Les méthodes d’enseignement ont changé et tout ce qui se fait en France est plagié et plaqué à notre système, « pédagogie de projet, pédagogie par compétences, pédagogie de je ne sais quoi ». La langue française est un outil linguistique, une langue de travail et la langue scientifique aujourd’hui c’est l’anglais. Les chercheurs français eux-mêmes doivent maîtriser cette langue et produire des articles dans la langue de schakespeare pour être reconnu. Vous parlez de la réforme de 2000, quelle était la finalité assignée à l’école ? crise identitaire, système rentier et le système éducatif est en rapport avec la structure de la société ; la réformette était un leurre. Pourquoi faire appel aux coopérants, lesquels les postes d’ensignants que Sarkozy supprime à la rentrée scolaire 2010-2011. Il n’y aura plus de frontières avec la France, c’est la conquête de la mer méditerranée à partir du 19 mars 2010, c’est le prolongement qui sera fêté avec l’exercice baptisé « Rais Hamidou 2010» Les Forces navales algériennes et la Marine françaises qui ont démarré de Toulon le 2 mars pour une escale à Alger le 19 mars  après un détour à Oran pour faire un coucou au nouveau consul Soriano qui a retrouvé sa terre natale pour les affaires et la caravane de YK c’est la corbeille culturelle pour les enfants traumatisés par une sale guerre, une thérapie camusienne sera la finalité de l’école des aliénés.</p>
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		<title>Par : Benhabra brahim</title>
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		<dc:creator>Benhabra brahim</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 03:00:24 +0000</pubDate>
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		<description>A Arris!!...Et si nous faisions comme les maltais ???..Qu en pense tu??::::Demonstration!!..yahdrou fi malta bil aarbia mektouba bil hourouf latinia!!!...Salutations...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A Arris!!&#8230;Et si nous faisions comme les maltais ???..Qu en pense tu??::::Demonstration!!..yahdrou fi malta bil aarbia mektouba bil hourouf latinia!!!&#8230;Salutations&#8230;</p>
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		<title>Par : arris</title>
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		<dc:creator>arris</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 00:16:25 +0000</pubDate>
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		<description>@Saint Augustin, une interview  qui pourra t&#039;intéresser :

Pour Abderrezek Dourari, linguiste et ancien membre de la commission de réforme du système éducatif, la politique d’arabisation serait à l’origine de beaucoup de dégâts dont le plus dangereux : l’éradication des élites algériennes arabisantes et francisantes. Pour réconcilier les Algériens avec leurs langues, il propose des pistes.


En tant que membre de la commission de réforme du système éducatif, que pensez-vous de la politique linguistique de l’Etat algérien…

La politique linguistique des Etats du Maghreb avait comme but déclaré de s’opposer au colonisateur. La culture et l’identité françaises y sont restées pendant 132 ans avec ses dimensions linguistiques (le français) et religieuse (christianisme). Les militants nationalistes algériens ont voulu lui opposer une identité algérienne fondée sur la langue arabe classique et l’Islam, pour faire bonne mesure et paraître au même niveau de prestige que celui mis en avant par le colonialisme. Le choix de la définition arabo-islamique était un peu dicté par les conditions de l’époque. Mais cette identification par opposition mécanique a posé problème dans le mouvement national, qui a vite connu la crise dite berbériste de 1949. L’identité officielle retenue par le PPA-MTLD et des nationalistes avait, en effet, exclu la berbérité et l’arabe algérien (dorénavant appelé maghrébin). Après l’Indépendance, la crise s’est poursuivie. A cette époque, on ne pouvait plus accepter que des éléments qui définissent réellement et historiquement notre identité et culture soient complètement occultées par notre Etat national indépendant. Et la politique linguistique de l’Etat algérien a été, pendant toute cette période, et jusqu’à 2002, date de la constitutionnalisation de tamazight, la continuité de ce qui a posé problème en 1949. On a imposé à une société qui ne se reconnaissait pas comme arabe au sens ethnique, une langue arabe qui n’est pas la sienne et qui n’est la langue maternelle de personne dans le monde dit arabe. Il s’agit de l’imposition d’une politique linguistique autistique. Les élites en charge de l’Etat avaient décidé que l’Algérie était arabe et que tout le monde devait parler cette langue (arabe scolaire), que personne ne parle en dehors des élites arabisantes, réduites en nombre, et restreints au domaine formel. La politique linguistique algérienne continue à utiliser cette langue comme seule langue de l’administration et de l’école. Cela continue donc de créer un conflit par rapport aux langues maternelles, étouffées par cette politique, et par rapport aux langues du savoir scientifique moderne et universel. Cela pose aussi un problème au niveau des élites, qui étaient, au lendemain de l’Indépendance, essentiellement francophones. C’est un conflit qui a été créé de toutes pièces. Par obsession de se distinguer du colonisateur, l’Etat algérien a imposé le recul de la langue française pour ne récolter que ruines en contrepartie.

L’Etat nous aurait donc négativement influencé…

Absolument. Cela a produit une véritable catastrophe intellectuelle et culturelle. Du jour au lendemain on a imposé aux élites formées en langue française de s’exprimer uniquement en arabe scolaire. Je me souviens durant les années 1980 comment des ministres baragouinaient un arabe complètement cassé. C’était pathétique. Le défunt président Boudiaf parlait l’algérien (le maghrébi) et ses discours passaient bien auprès de l’opinion... Dans le théâtre, dans la chanson, le raï et le chaâbi... l’algérien est roi et est une langue de communion dans tout le Maghreb.

Et ça continue encore…

Disons que oui, beaucoup ne maîtrisent pas cette langue arabe scolaire. Il faut dire que l’Etat algérien fonctionne en français dans les domaines les plus pointus. En réalité, il me semble que les documents sont rédigés en français puis traduits en arabe scolaire. C’est une politique autistique, elle ne prend pas en ligne de compte la réalité historique, linguistique et culturelle de la société algérienne. Cela a produit des attitudes de stigmatisation de notre réalité culturelle et linguistique dont l’ultime conséquence est la haine de soi. Les Algériens sont amenés à se détester, à détester leurs langues maternelles. Ils ont l’impression terrible d’être mal nés. Une haine de soi si incroyable que certains affirment sans honte que le parler algérien est pathologique. En fait, la pathologie est dans la tête de ceux qui pensent ainsi et montrent ainsi combien ils méprisent leur peuple et ignorent tout des sciences du langage. Le mixage dans les langues est naturel. Par exemple, les deux symboles du christianisme et de l’Islam, la géhenne (djahanam), et le paradis (el firdaous) sont des appellations d’origine iranienne ; çirât (la voie, le chemin) est d’origine latine, khimâr est d’origine syriaque... ! La langue du Coran n’est pas pure. Pourquoi alors demander à l’Algérien ou au Maghrébin d’être pur ?! La pureté est une affaire de nazisme.

Que devait faire l’Etat au lendemain de l’Indépendance pour éviter cette catastrophe ?

Exactement ce qu’il faut faire aussi maintenant. Ce n’est toujours pas trop tard. On ne peut pas continuer de faire dans la catastrophe culturelle. A l’époque, il ne fallait absolument pas se brancher sur une politique linguistique monolingue. L’Etat (système institutionnel) devait refléter la nation qui parle plusieurs langues ; ce n’était pas à la nation de se conformer aux désirs des élites gestionnaires de l’Etat. Il fallait au moins distinguer entre la langue du lien social, le berbère et l’Algérien, d’un côté, et la langue des études et de la science, de l’autre côté. De la science, on avait deux orientations possibles : soit on choisit l’arabe scolaire ou le français, ou les deux avec une spécialisation. Mais le choix doit d’être fait sur une base rationnelle. Pourquoi le français et non pas l’arabe scolaire ? Pour cette dernière, il ne s’y produit plus de savoir depuis des lustres. Pas de pensée scientifique, littéraire, artistique ou philosophique… L’arabe scolaire est devenu un véritable cimetière dans lequel repose le conservatisme de type religieux producteur d’arriération mentale et de l’extrémisme violent. Il fallait retenir, au lendemain de l’Indépendance, que le français est la langue de la décolonisation. Toutes les négociations faites, documents révolutionnaires, rédigés… l’étaient en français. Les dirigeants de la révolution algérienne étaient francophones ou bilingues... Il fallait comprendre également l’enjeu qui n’était pas seulement identitaire : le français permet d’accéder directement au savoir scientifique moderne. L’Etat a une mission essentielle : il se doit de procurer assez de prospérité et de paix à son peuple et non pas se consacrer à servir une idéologie. Aujourd’hui, l’Etat doit se poser la question, que faut-il faire ? Est-ce le développement du pays qui est prioritaire ou alors faudrait-il plutôt continuer à se consacrer à imposer la langue arabe scolaire envers et contre tout ? C’est de l’absurdité incroyable.

Concrètement, que préconisez-vous ?

Au niveau de la politique linguistique, il faut voir trois niveaux : les langues maternelles, l’arabe scolaire et le français. Pour le premier niveau, il faut déployer des efforts pour étudier, sauvegarder et développer ces langues maternelles en vue de l’apaisement et la stabilisation identitaire et pour leur donner toutes leurs chances de développement. Pour l’arabe scolaire, il est urgent de le moderniser sur deux niveaux : le premier concerne les méthodes didactiques. Pour l’instant on continue à enseigner cette langue presque comme au VIIIe et IXe siècles. Le deuxième concerne les contenus pédagogiques. Cette langue, si elle n’est pas découplée du conservatisme religieux, de tous les archaïsmes et des mentalités arriérées, ne pourra jamais avancer. Le conservatisme l’étouffe à trop vouloir l’étreindre comme un boa. Il n’y a aucun autre recours à la maîtrise de cette langue par les élites de notre société. Pour le français, le mieux est de rentabiliser son existence largement diffusée dans la société et de développer son enseignement pour qu’il prenne en charge, et rapidement, la réparation du lien de la société avec la pensée rationnelle et scientifique moderne et universelle. Diffuser l’anglais, l’espagnol, le chinois, etc., est aussi nécessaire.

Mais actuellement, il se passe le contraire : on interdit de plus en plus le français dans les écoles privées et on tente d’enseigner tout en arabe aux universités. L’école a donc participé à cette catastrophe…

Par exemple dans la loi d’orientation de l’école, votée en 2008, ce problème n’a pas été pris en charge par la définition des fonctionnalités et des buts pour lesquels on enseigne chacune des langues citées, dont le tamazight. Tout s’enseigne en arabe scolaire. Et cette langue est enseignée en rapport avec le conservatisme culturel arabe et islamique. Les courants religieux relativement éclairés, comme Chatibi, ou Ibn Hazm Al-Andalussi, ou les philosophes arabes les plus connus comme ledit philosophe des Arabes, Al-Kindi, ou Ibn Rochd ou Ibn Tufayl..., la pensée des Ikhwân As-Safâ ou du mu’tazilisme, ne sont pas enseignés. Il est nécessaire de ressouder le lien de l’arabe scolaire avec son patrimoine rationnel et humaniste ; comment se fait-il qu’on n’enseigne pas Al-Djâhid, Al-Mas’oudî, Abu Hayyan At-Tawhîdî... dans la pensée classique arabe ? Je tiens à dire que ce n’est pas la langue en elle-même qui est mise à l’index, mais c’est particulièrement la politique, et les choix des contenus culturels qui lui sont compatibles. La conséquence, aujourd’hui, est que l’Etat n’arrive même pas à décider quel jour est le week-end et ce juste pour satisfaire les caprices de certains intégristes.

Est-il vrai que nous ne maîtrisons aucune langue ?

Mais les Algériens parlent leurs langues maternelles. Ils y sont à l’aise. Les autres langues, le français et l’arabe scolaire, ne sont pas maîtrisées à cause de la faillite de notre système éducatif. Il faut donc une politique linguistique hardie. Transformer l’école en un sanctuaire du savoir et non pas en un lieu où se pratique la préparation des mentalités à être réceptives au conservatisme. Tout le monde sait que l’étudiant algérien ne maîtrise ni l’arabe scolaire ni le français. On ne peut pas continuer à instaurer des commissions de réforme de l’éducation à l’infini sans aller jusqu’au bout de la logique et sans passer aux actes. C’est à cause de tout ça que notre « meilleure université », Djilali Lyabes à Sidi Bel Abbès, est classée 4116 à l’échelle internationale (Cf. Ranking Web of Worlds Universities July 09) ; celle de l’USTHB, 7008 et celle d’Alger, la plus ancienne de toutes, 7849. Tout le système éducatif, du préscolaire jusqu’au doctorat a lamentablement échoué. Il ne peut plus se réparer de lui-même et exige une coopération internationale active et courageuse. Le prix à payer importe peu, car il y va de la survie de la nation et de ses capacités de réflexion et de création.

Il n’est tout de même pas trop tard pour redresser la situation…

Nous n’avons plus de capacité aujourd’hui de nous redresser par nous-mêmes. Ce serait trop long et la science n’attend pas. Une seule possibilité : des mesures drastiques qui seraient appliquées. Il faudrait investir sérieusement et faire appel à la coopération étrangère. Il est nécessaire de restructurer d’abord les universités et d’installer d’autres étrangères. Car nous n’avons plus de modèle (vivant et de proximité) d’université correcte. La nation, tout comme l’Etat, est interpellée pour reconsidérer le système éducatif, de santé et de formation professionnelle, comme premières priorités, car bientôt nous ne serons même pas capables de lire les notices accompagnant nos gadgets électroniques (électroménagers ou téléphone portable...).

La nouvelle génération des parents préfère communiquer en français avec leurs enfants plutôt que dans une autre langue. Qu’en pensez-vous ?

C’est naturel, cela montre que les Algériens sont en très bonne santé mentale et linguistique. C’est une génération de parents consciente des enjeux internationaux relatifs au savoir et à l’économie fondée sur la connaissance. Ils prennent une responsabilité que l’Etat n’arrive pas à assumer. Et c’est la cas de le dire : l’Etat ne reflète pas la nation, pour pasticher le titre de l’ouvrage de Burhan Ghalioun (L’Etat contre la nation). Les parents ont compris l’urgence. Ils sont de plus en plus favorables à l’enseignement en langue française ; beaucoup de sondages l’ont montré, y compris celui mené par El Watan. Les Algériens essayent d’étudier en langue française et d’améliorer leur niveau. Il y a un véritable éveil et ils ont compris que l’option de l’arabisation idéologique est une option contre leur intérêt présent et avenir. Les choses sont claires maintenant. Tout le monde a compris que cette politique d’arabisation à contenu conservateur (Mouloud Kacem parlait bien de l’arabisation des esprits) est à l’origine de beaucoup de dégâts causés à la société dont la plus dangereuse demeure l’éradication de ses élites algériennes arabisantes et francisantes.

&#124;Bio express
- Natif de Tizi Ouzou, Abderrezek Dourari décroche en 1993 un doctorat en analyse du discours à La Sorbonne après une licence en anglais puis un magistère en arabe à Alger. Il occupe actuellement le poste du directeur du Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de Tamazight. Abderrezek Dourari est également enseignant de traduction à l’université d’Alger depuis 2000. Il était membre de la commission de réforme du système éducatif.&#124;


Par Nassima Oulebsir</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Saint Augustin, une interview  qui pourra t&#8217;intéresser :</p>
<p>Pour Abderrezek Dourari, linguiste et ancien membre de la commission de réforme du système éducatif, la politique d’arabisation serait à l’origine de beaucoup de dégâts dont le plus dangereux : l’éradication des élites algériennes arabisantes et francisantes. Pour réconcilier les Algériens avec leurs langues, il propose des pistes.</p>
<p>En tant que membre de la commission de réforme du système éducatif, que pensez-vous de la politique linguistique de l’Etat algérien…</p>
<p>La politique linguistique des Etats du Maghreb avait comme but déclaré de s’opposer au colonisateur. La culture et l’identité françaises y sont restées pendant 132 ans avec ses dimensions linguistiques (le français) et religieuse (christianisme). Les militants nationalistes algériens ont voulu lui opposer une identité algérienne fondée sur la langue arabe classique et l’Islam, pour faire bonne mesure et paraître au même niveau de prestige que celui mis en avant par le colonialisme. Le choix de la définition arabo-islamique était un peu dicté par les conditions de l’époque. Mais cette identification par opposition mécanique a posé problème dans le mouvement national, qui a vite connu la crise dite berbériste de 1949. L’identité officielle retenue par le PPA-MTLD et des nationalistes avait, en effet, exclu la berbérité et l’arabe algérien (dorénavant appelé maghrébin). Après l’Indépendance, la crise s’est poursuivie. A cette époque, on ne pouvait plus accepter que des éléments qui définissent réellement et historiquement notre identité et culture soient complètement occultées par notre Etat national indépendant. Et la politique linguistique de l’Etat algérien a été, pendant toute cette période, et jusqu’à 2002, date de la constitutionnalisation de tamazight, la continuité de ce qui a posé problème en 1949. On a imposé à une société qui ne se reconnaissait pas comme arabe au sens ethnique, une langue arabe qui n’est pas la sienne et qui n’est la langue maternelle de personne dans le monde dit arabe. Il s’agit de l’imposition d’une politique linguistique autistique. Les élites en charge de l’Etat avaient décidé que l’Algérie était arabe et que tout le monde devait parler cette langue (arabe scolaire), que personne ne parle en dehors des élites arabisantes, réduites en nombre, et restreints au domaine formel. La politique linguistique algérienne continue à utiliser cette langue comme seule langue de l’administration et de l’école. Cela continue donc de créer un conflit par rapport aux langues maternelles, étouffées par cette politique, et par rapport aux langues du savoir scientifique moderne et universel. Cela pose aussi un problème au niveau des élites, qui étaient, au lendemain de l’Indépendance, essentiellement francophones. C’est un conflit qui a été créé de toutes pièces. Par obsession de se distinguer du colonisateur, l’Etat algérien a imposé le recul de la langue française pour ne récolter que ruines en contrepartie.</p>
<p>L’Etat nous aurait donc négativement influencé…</p>
<p>Absolument. Cela a produit une véritable catastrophe intellectuelle et culturelle. Du jour au lendemain on a imposé aux élites formées en langue française de s’exprimer uniquement en arabe scolaire. Je me souviens durant les années 1980 comment des ministres baragouinaient un arabe complètement cassé. C’était pathétique. Le défunt président Boudiaf parlait l’algérien (le maghrébi) et ses discours passaient bien auprès de l’opinion&#8230; Dans le théâtre, dans la chanson, le raï et le chaâbi&#8230; l’algérien est roi et est une langue de communion dans tout le Maghreb.</p>
<p>Et ça continue encore…</p>
<p>Disons que oui, beaucoup ne maîtrisent pas cette langue arabe scolaire. Il faut dire que l’Etat algérien fonctionne en français dans les domaines les plus pointus. En réalité, il me semble que les documents sont rédigés en français puis traduits en arabe scolaire. C’est une politique autistique, elle ne prend pas en ligne de compte la réalité historique, linguistique et culturelle de la société algérienne. Cela a produit des attitudes de stigmatisation de notre réalité culturelle et linguistique dont l’ultime conséquence est la haine de soi. Les Algériens sont amenés à se détester, à détester leurs langues maternelles. Ils ont l’impression terrible d’être mal nés. Une haine de soi si incroyable que certains affirment sans honte que le parler algérien est pathologique. En fait, la pathologie est dans la tête de ceux qui pensent ainsi et montrent ainsi combien ils méprisent leur peuple et ignorent tout des sciences du langage. Le mixage dans les langues est naturel. Par exemple, les deux symboles du christianisme et de l’Islam, la géhenne (djahanam), et le paradis (el firdaous) sont des appellations d’origine iranienne ; çirât (la voie, le chemin) est d’origine latine, khimâr est d’origine syriaque&#8230; ! La langue du Coran n’est pas pure. Pourquoi alors demander à l’Algérien ou au Maghrébin d’être pur ?! La pureté est une affaire de nazisme.</p>
<p>Que devait faire l’Etat au lendemain de l’Indépendance pour éviter cette catastrophe ?</p>
<p>Exactement ce qu’il faut faire aussi maintenant. Ce n’est toujours pas trop tard. On ne peut pas continuer de faire dans la catastrophe culturelle. A l’époque, il ne fallait absolument pas se brancher sur une politique linguistique monolingue. L’Etat (système institutionnel) devait refléter la nation qui parle plusieurs langues ; ce n’était pas à la nation de se conformer aux désirs des élites gestionnaires de l’Etat. Il fallait au moins distinguer entre la langue du lien social, le berbère et l’Algérien, d’un côté, et la langue des études et de la science, de l’autre côté. De la science, on avait deux orientations possibles : soit on choisit l’arabe scolaire ou le français, ou les deux avec une spécialisation. Mais le choix doit d’être fait sur une base rationnelle. Pourquoi le français et non pas l’arabe scolaire ? Pour cette dernière, il ne s’y produit plus de savoir depuis des lustres. Pas de pensée scientifique, littéraire, artistique ou philosophique… L’arabe scolaire est devenu un véritable cimetière dans lequel repose le conservatisme de type religieux producteur d’arriération mentale et de l’extrémisme violent. Il fallait retenir, au lendemain de l’Indépendance, que le français est la langue de la décolonisation. Toutes les négociations faites, documents révolutionnaires, rédigés… l’étaient en français. Les dirigeants de la révolution algérienne étaient francophones ou bilingues&#8230; Il fallait comprendre également l’enjeu qui n’était pas seulement identitaire : le français permet d’accéder directement au savoir scientifique moderne. L’Etat a une mission essentielle : il se doit de procurer assez de prospérité et de paix à son peuple et non pas se consacrer à servir une idéologie. Aujourd’hui, l’Etat doit se poser la question, que faut-il faire ? Est-ce le développement du pays qui est prioritaire ou alors faudrait-il plutôt continuer à se consacrer à imposer la langue arabe scolaire envers et contre tout ? C’est de l’absurdité incroyable.</p>
<p>Concrètement, que préconisez-vous ?</p>
<p>Au niveau de la politique linguistique, il faut voir trois niveaux : les langues maternelles, l’arabe scolaire et le français. Pour le premier niveau, il faut déployer des efforts pour étudier, sauvegarder et développer ces langues maternelles en vue de l’apaisement et la stabilisation identitaire et pour leur donner toutes leurs chances de développement. Pour l’arabe scolaire, il est urgent de le moderniser sur deux niveaux : le premier concerne les méthodes didactiques. Pour l’instant on continue à enseigner cette langue presque comme au VIIIe et IXe siècles. Le deuxième concerne les contenus pédagogiques. Cette langue, si elle n’est pas découplée du conservatisme religieux, de tous les archaïsmes et des mentalités arriérées, ne pourra jamais avancer. Le conservatisme l’étouffe à trop vouloir l’étreindre comme un boa. Il n’y a aucun autre recours à la maîtrise de cette langue par les élites de notre société. Pour le français, le mieux est de rentabiliser son existence largement diffusée dans la société et de développer son enseignement pour qu’il prenne en charge, et rapidement, la réparation du lien de la société avec la pensée rationnelle et scientifique moderne et universelle. Diffuser l’anglais, l’espagnol, le chinois, etc., est aussi nécessaire.</p>
<p>Mais actuellement, il se passe le contraire : on interdit de plus en plus le français dans les écoles privées et on tente d’enseigner tout en arabe aux universités. L’école a donc participé à cette catastrophe…</p>
<p>Par exemple dans la loi d’orientation de l’école, votée en 2008, ce problème n’a pas été pris en charge par la définition des fonctionnalités et des buts pour lesquels on enseigne chacune des langues citées, dont le tamazight. Tout s’enseigne en arabe scolaire. Et cette langue est enseignée en rapport avec le conservatisme culturel arabe et islamique. Les courants religieux relativement éclairés, comme Chatibi, ou Ibn Hazm Al-Andalussi, ou les philosophes arabes les plus connus comme ledit philosophe des Arabes, Al-Kindi, ou Ibn Rochd ou Ibn Tufayl&#8230;, la pensée des Ikhwân As-Safâ ou du mu’tazilisme, ne sont pas enseignés. Il est nécessaire de ressouder le lien de l’arabe scolaire avec son patrimoine rationnel et humaniste ; comment se fait-il qu’on n’enseigne pas Al-Djâhid, Al-Mas’oudî, Abu Hayyan At-Tawhîdî&#8230; dans la pensée classique arabe ? Je tiens à dire que ce n’est pas la langue en elle-même qui est mise à l’index, mais c’est particulièrement la politique, et les choix des contenus culturels qui lui sont compatibles. La conséquence, aujourd’hui, est que l’Etat n’arrive même pas à décider quel jour est le week-end et ce juste pour satisfaire les caprices de certains intégristes.</p>
<p>Est-il vrai que nous ne maîtrisons aucune langue ?</p>
<p>Mais les Algériens parlent leurs langues maternelles. Ils y sont à l’aise. Les autres langues, le français et l’arabe scolaire, ne sont pas maîtrisées à cause de la faillite de notre système éducatif. Il faut donc une politique linguistique hardie. Transformer l’école en un sanctuaire du savoir et non pas en un lieu où se pratique la préparation des mentalités à être réceptives au conservatisme. Tout le monde sait que l’étudiant algérien ne maîtrise ni l’arabe scolaire ni le français. On ne peut pas continuer à instaurer des commissions de réforme de l’éducation à l’infini sans aller jusqu’au bout de la logique et sans passer aux actes. C’est à cause de tout ça que notre « meilleure université », Djilali Lyabes à Sidi Bel Abbès, est classée 4116 à l’échelle internationale (Cf. Ranking Web of Worlds Universities July 09) ; celle de l’USTHB, 7008 et celle d’Alger, la plus ancienne de toutes, 7849. Tout le système éducatif, du préscolaire jusqu’au doctorat a lamentablement échoué. Il ne peut plus se réparer de lui-même et exige une coopération internationale active et courageuse. Le prix à payer importe peu, car il y va de la survie de la nation et de ses capacités de réflexion et de création.</p>
<p>Il n’est tout de même pas trop tard pour redresser la situation…</p>
<p>Nous n’avons plus de capacité aujourd’hui de nous redresser par nous-mêmes. Ce serait trop long et la science n’attend pas. Une seule possibilité : des mesures drastiques qui seraient appliquées. Il faudrait investir sérieusement et faire appel à la coopération étrangère. Il est nécessaire de restructurer d’abord les universités et d’installer d’autres étrangères. Car nous n’avons plus de modèle (vivant et de proximité) d’université correcte. La nation, tout comme l’Etat, est interpellée pour reconsidérer le système éducatif, de santé et de formation professionnelle, comme premières priorités, car bientôt nous ne serons même pas capables de lire les notices accompagnant nos gadgets électroniques (électroménagers ou téléphone portable&#8230;).</p>
<p>La nouvelle génération des parents préfère communiquer en français avec leurs enfants plutôt que dans une autre langue. Qu’en pensez-vous ?</p>
<p>C’est naturel, cela montre que les Algériens sont en très bonne santé mentale et linguistique. C’est une génération de parents consciente des enjeux internationaux relatifs au savoir et à l’économie fondée sur la connaissance. Ils prennent une responsabilité que l’Etat n’arrive pas à assumer. Et c’est la cas de le dire : l’Etat ne reflète pas la nation, pour pasticher le titre de l’ouvrage de Burhan Ghalioun (L’Etat contre la nation). Les parents ont compris l’urgence. Ils sont de plus en plus favorables à l’enseignement en langue française ; beaucoup de sondages l’ont montré, y compris celui mené par El Watan. Les Algériens essayent d’étudier en langue française et d’améliorer leur niveau. Il y a un véritable éveil et ils ont compris que l’option de l’arabisation idéologique est une option contre leur intérêt présent et avenir. Les choses sont claires maintenant. Tout le monde a compris que cette politique d’arabisation à contenu conservateur (Mouloud Kacem parlait bien de l’arabisation des esprits) est à l’origine de beaucoup de dégâts causés à la société dont la plus dangereuse demeure l’éradication de ses élites algériennes arabisantes et francisantes.</p>
<p>|Bio express<br />
- Natif de Tizi Ouzou, Abderrezek Dourari décroche en 1993 un doctorat en analyse du discours à La Sorbonne après une licence en anglais puis un magistère en arabe à Alger. Il occupe actuellement le poste du directeur du Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de Tamazight. Abderrezek Dourari est également enseignant de traduction à l’université d’Alger depuis 2000. Il était membre de la commission de réforme du système éducatif.|</p>
<p>Par Nassima Oulebsir</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : sailm</title>
		<link>http://www.algerie-focus.com/2010/03/08/quand-yasmina-khadra-repondait-aux-lecteurs-de-algeie-focus-les-algeriens-se-diluent-dans-une-paranoia-d%e2%80%99une-rare-voracite/comment-page-2/#comment-13325</link>
		<dc:creator>sailm</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 23:01:29 +0000</pubDate>
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		<description>on prend le MEME et on recommence.....voilà le vrai visage de yasmina khadra: un écrivain romancier moyen arrogant qui par une conjoncture favorable &#039;mais ô combein douleureuse pour certains peuples &#039;, connait le succès...attrape la grosse tête allant jusqu&#039;a accepter de servir un régime rétrogarde et despotique, et qui se croit éclairé.... se
paignant toutefois d&#039;etre boudé par l&#039;establishment littéraire parisien (tiens donc, le syndrôrme du colonisé a la vie dure... !) et venant dénigrer ses semblables pseudo intellos ! ...il a encore une fois rater l&#039;occasion de se taire....</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>on prend le MEME et on recommence&#8230;..voilà le vrai visage de yasmina khadra: un écrivain romancier moyen arrogant qui par une conjoncture favorable &#8216;mais ô combein douleureuse pour certains peuples &#8216;, connait le succès&#8230;attrape la grosse tête allant jusqu&#8217;a accepter de servir un régime rétrogarde et despotique, et qui se croit éclairé&#8230;. se<br />
paignant toutefois d&#8217;etre boudé par l&#8217;establishment littéraire parisien (tiens donc, le syndrôrme du colonisé a la vie dure&#8230; !) et venant dénigrer ses semblables pseudo intellos ! &#8230;il a encore une fois rater l&#8217;occasion de se taire&#8230;.</p>
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	<item>
		<title>Par : constan</title>
		<link>http://www.algerie-focus.com/2010/03/08/quand-yasmina-khadra-repondait-aux-lecteurs-de-algeie-focus-les-algeriens-se-diluent-dans-une-paranoia-d%e2%80%99une-rare-voracite/comment-page-2/#comment-13324</link>
		<dc:creator>constan</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 19:14:16 +0000</pubDate>
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		<description>Yasmina Khadra a fait &quot; la rencontre du troisième type&quot; il a fait un bon de 10 000 ans en avant par rapport aux Algériens, ses yeux sont restés scotcher devant le nouveau monde qu&#039;il vit à Paris, ou en Europe, il s&#039;est métamorphosé avec Nesquick et Nutella, c&#039;est ça qu&#039;il veut vous faire comprendre, le message qu&#039;il a reçu des extras-terrestres de France et qu&#039;il veut vous faire comprendre en message codé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Yasmina Khadra a fait &#8221; la rencontre du troisième type&#8221; il a fait un bon de 10 000 ans en avant par rapport aux Algériens, ses yeux sont restés scotcher devant le nouveau monde qu&#8217;il vit à Paris, ou en Europe, il s&#8217;est métamorphosé avec Nesquick et Nutella, c&#8217;est ça qu&#8217;il veut vous faire comprendre, le message qu&#8217;il a reçu des extras-terrestres de France et qu&#8217;il veut vous faire comprendre en message codé.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : 2007-2010 au CCA de Paris. Yasmina Khadra a-t-il réussi à &#171;&#160;réconcilier les hautes sphères avec leurs intellectuels&#160;&#187; ? &#124; ALGERIE-FOCUS.COM</title>
		<link>http://www.algerie-focus.com/2010/03/08/quand-yasmina-khadra-repondait-aux-lecteurs-de-algeie-focus-les-algeriens-se-diluent-dans-une-paranoia-d%e2%80%99une-rare-voracite/comment-page-2/#comment-13323</link>
		<dc:creator>2007-2010 au CCA de Paris. Yasmina Khadra a-t-il réussi à &#171;&#160;réconcilier les hautes sphères avec leurs intellectuels&#160;&#187; ? &#124; ALGERIE-FOCUS.COM</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 17:25:29 +0000</pubDate>
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		<description>[...] 2 [...]</description>
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		<title>Par : Saint Augustin</title>
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		<dc:creator>Saint Augustin</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 12:24:01 +0000</pubDate>
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		<description>Je trouve que l&#039;appreciation (ou depreciation ) de l&#039;intectuel algerien par LE VERT denote d&#039;un manque d&#039;analyse profonde que n&#039;aurai pas un ecrivain digne de ce nom!! je m&#039;explique: apres l&#039;independance du pays, le benbelle et ses acolytes s&#039;empresserent d&#039;arabiser l&#039;algerie et non de l&#039;algerieniser. Combien de generations d&#039;enfants algeriens sont sacrifiés pour le plaisir nostalgique de quelques vieux senils qui prennent tout un peuple en otage et leur font un retour au 7e siecle avec toute l&#039;inquisition qui va avec. Les universitaires algerien, pour vivre doivent obeir a des dispotes ignares mais diposant d&#039;un pouvoir d&#039;autant plus injuste qu&#039;il est base sur la corruption, le nepotisme, l&#039;hypocrisie, la bigoterie voyante et affichable. Les Universitaires et autres intelectuels algeriens doivent s&#039;exiler ou se taire, ou les deux car ils ne sont pas hors du danger. ce n&#039;est plus un combat d&#039;idées où ils peuvent confronter leurs iddées contre des idees contradictoires mais un combat inegalitaires où des idées qui ne plaisent pas sont effacées a coup d&#039;armes a feu ou blanche. Monsieur LE VERT trouvez-vous logique et normale que la langue du peuple ne soit pas la langue de la radio, et de la television nationale?  trouvez-vous normale qu&#039;en 2010, des algeriens ne comprennent pas tout ou partie de se qui se dit a la tele ou à la radio ? les intelectuels et universitaires formés a l&#039;universitaire algerienne avaient l&#039;equivalence exacte de leur diplome et avec l&#039;arabisanisation, les diplomes algeriens ne valaient plus grand chose face aux diplomes etrangers, et ce n&#039;est surement pas la faute des universitaires et intelectuels algeriens si le pouvoir en place s&#039;entete dans cette arabisanisation a outrance? on ne peut pas enseigner pendant 20 ou 30 ans lr chiire (poesie arabe) et se demander pourquoi nos eleves ne sont pas fort en mathematique!! pour terminer, je vous dirais, monsieur LE VERT que si vous voulez denigrer les intelectuels et universitaires algeriens sans analyses sociopolitiques du pays, commencez par placer un grand mirroir en face de vous!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je trouve que l&#8217;appreciation (ou depreciation ) de l&#8217;intectuel algerien par LE VERT denote d&#8217;un manque d&#8217;analyse profonde que n&#8217;aurai pas un ecrivain digne de ce nom!! je m&#8217;explique: apres l&#8217;independance du pays, le benbelle et ses acolytes s&#8217;empresserent d&#8217;arabiser l&#8217;algerie et non de l&#8217;algerieniser. Combien de generations d&#8217;enfants algeriens sont sacrifiés pour le plaisir nostalgique de quelques vieux senils qui prennent tout un peuple en otage et leur font un retour au 7e siecle avec toute l&#8217;inquisition qui va avec. Les universitaires algerien, pour vivre doivent obeir a des dispotes ignares mais diposant d&#8217;un pouvoir d&#8217;autant plus injuste qu&#8217;il est base sur la corruption, le nepotisme, l&#8217;hypocrisie, la bigoterie voyante et affichable. Les Universitaires et autres intelectuels algeriens doivent s&#8217;exiler ou se taire, ou les deux car ils ne sont pas hors du danger. ce n&#8217;est plus un combat d&#8217;idées où ils peuvent confronter leurs iddées contre des idees contradictoires mais un combat inegalitaires où des idées qui ne plaisent pas sont effacées a coup d&#8217;armes a feu ou blanche. Monsieur LE VERT trouvez-vous logique et normale que la langue du peuple ne soit pas la langue de la radio, et de la television nationale?  trouvez-vous normale qu&#8217;en 2010, des algeriens ne comprennent pas tout ou partie de se qui se dit a la tele ou à la radio ? les intelectuels et universitaires formés a l&#8217;universitaire algerienne avaient l&#8217;equivalence exacte de leur diplome et avec l&#8217;arabisanisation, les diplomes algeriens ne valaient plus grand chose face aux diplomes etrangers, et ce n&#8217;est surement pas la faute des universitaires et intelectuels algeriens si le pouvoir en place s&#8217;entete dans cette arabisanisation a outrance? on ne peut pas enseigner pendant 20 ou 30 ans lr chiire (poesie arabe) et se demander pourquoi nos eleves ne sont pas fort en mathematique!! pour terminer, je vous dirais, monsieur LE VERT que si vous voulez denigrer les intelectuels et universitaires algeriens sans analyses sociopolitiques du pays, commencez par placer un grand mirroir en face de vous!!</p>
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