Le président du Haut Conseil Islamique (HCI), Cheikh Bouamrane a affirmé mercredi à Alger que “la peine de mort ne peut être abolie en toute circonstance”, précisant que c’est aux tribunaux de décider de l’application ou non de cette peine. Le président du HCI a indiqué dans une conférence de presse que l’abolition de la peine de mort à laquelle appellent de nombreuses instances internationales y compris Les Nations Unies continue de susciter des débats au sein des commissions consultatives du Conseil.
Tout en soulignant les divergences d’opinions à ce sujet, il a déclaré que la tendance veut que la peine de mort ne peut être abolie en toute circonstance partant du fait, a-t-il dit, que “la sanction est un des fondements de la religion islamique” et que son application ou non est du “ressort des tribunaux qui jugent les circonstances et les tenants et aboutissants du crime”.
La sanction dépend de la nature du crime, a-t-il poursuivi, car “le criminel qui tue un enfant et vend ses organes par exemple ne peut échapper à la peine de mort”. C’est pourquoi, a-t-il dit, “il convient de laisser la justice se prononcer sur la nature du crime bien que dans tous les cas on ne peut abolir une disposition de la Chariâa”.
Par ailleurs et en réponse à une question sur la non prononciation, par le Conseil, de fatwas sur certaines questions religieuses qui se posent dans la société, Cheikh Bouamrane a déclaré que le HCI était “un conseil scientifique et académique qui prononce des fatwas sur les nouveautés scientifiques telle la greffe d’organes bien que sa “mission essentielle” ne se limite pas à ce domaine mais touche aussi l’activité intellectuelle et scientifique”.
M. Bouamrane a évoqué le colloque international que le Conseil organisera les 29, 30 et 31 mars sur le thème “Islam et sciences rationnelles” qui se déroulera,
a-t-il dit, sous forme de conférences et d’ateliers scientifiques qui traiteront de la relation entre la religion musulmane et les sciences sociales et humaines, les sciences médicales, les mathématiques, la physique et la chimie.
M. Bouamrane a, à cette occasion, présenté, les dernières publications du HCI qui sont éditées et distribuées gratuitement aux différentes instances et institutions scientifiques comme les universités, les bibliothèques publiques et les zaouïas.
Ces ouvrages présentent des personnalités historiques et littéraires tels le livre sur le parcours du défunt moudjahid Hocine Lahouel, réalisé par l’association 11 décembre 1960, la biographie de l’écrivain et traducteur Nourredine Abdelkader, signé Abou El Kacem Saâdallah et l’ouvrage sur l’Imam El Bousseiri écrit par Mohamed Ben Mohamed El Atoui Ibn Samina.
APS
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Si la peine de mort était toujours appliquée en Algérie, la corruption, les détournements de deniers publics, les kidnappings, le traffic de drogue et autres crimes de même nature n’existeraient! Du temps de feu Boumédiène le kidnappeur du fils de Temmam ainsi que le caissier qui avait détourné 1 million de dinars avaient été condamnés à mort et passés par les armes ! ça c’est une justice!
Si la peine de mort n’était pas nécessaire, les USA auraient été les premiers à l’abolir. Mais ce n’est pas le cas, heureusement.
En Algérie, la peine de mort existe toujours, mais les sentences ne sont jamais appliquées sous prétexte de pressions de la communité internationale. La vérité est plûtot un frein imposé par nos législateurs pour se protéger et protéger tout ce qui est proche du pouvoir en place! Tous ont quelque chose à se reprocher.
QUI ou QU’EST-CE qui autorise Cheikh Bouamrane à avoir un avis aussi catégorique et lourd de conséquences prévisibles? Ne serait-il plus un simple et modeste musulman comme la majorité des Algériens? C’est sa position au HCI qui lui donnerait droit de vie et de mort sur ses contemporains et leurs enfants et petits-enfants? Est-ce la lettre ou l’esprit du message coranique qu’il faut prendre en compte. Cheikh Bouamrane srait-il prêt à exécuter la sentence de ses mains dans le cas qu’il évoque? Alors, je renierais à jamais la sagesse des Anciens (Grecs ou Arabes) qu’il professait dans les amphis d’Alger où j’ai été son élève il y a trois ou quatre décennies. J’en finis en rappelant qu’il n’y a pas de clergé en islam et que Cheikh Bouamrane devrait se retirer des tribunes. Il ne s’agit plus d’enseigner Gallien, Hippocrate et d’autres qoudama, mais de la rahma inhérente à la religion dont on l’a fait porte-parole. Tu ne tueras pas est le plus important, j’ai failli dire Capital, des Commandements. Le reste n’est qu’organisation préalable de la société pour que des crimes tels qu’il en imagine n’aient jamais lieu. Il sera témoin devant son Créateur de la portée de ses déclarations, et moi aussi. Nous sommes comptables chacun selon nos faits et intentions.
Je pense que toute l’Histoire depuis la création du monde à ce jour est basée sur la lutte des classes, car, les classes dominantes utilisent tous les moyens y compris la religion pour défendre leurs intérêts mesquins et égoïstes; La socialisation des moyens de production (qui appartiennent au peuple, parce que c’est le travail salarié qui crée les richesses et la plus value) est la seule solution pour éliminer le vol organisé et légal pratiqué par les classes dominantes et cela à travers l’État capitaliste et les multinationales (et leurs instruments le FMI, la Banque mondiale, la Bourse, et l’OMC)