Fraîchement installé à la tête du Centre Culturel Algérien à Paris en 2007, Yasmina Khadra nous avez à l’époque accordé l’interview qui suit. Sa nomination avait suscité beaucoup d’interrogations. Le romancier nous avait expliqué alors les raisons pour lesquelles il avait accepté ce poste, ses ambitions pour l’avenir du CCA à Paris et, par la même occasion, il répliquait aux attaques de certains journalistes, dont Leila Aslaoui, qui l’accusaient de tourner casaque. Trois ans après, Yasmina Khadra a-t-il atteint ses objectifs, notamment réconcilier le pouvoir avec les intellectuels ?
Entretien :
Algérie-Focus :Il y a quelques mois, vous déploriez, dans les colonnes du quotidien d’Oran, le manque d’intérêt que vous témoignaient les autorisés algériennes en tant qu’écrivain à succès, notamment vis-à-vis de votre dernier roman « L’attentat » qui a séduit jusqu’à Hollywood. Aujourd’hui vous êtes nommé à la tête du CCA à Paris. Est-ce que c’est ce genre de reconnaissance que vous cherchiez ?
Yasmina Khadra : Pas le manque d’intérêt du Pouvoir, mais des médias algériens qui, par moments, passent à côté de ces 873cd058194ca0746188ec6efe9373d9.jpgévénements susceptibles de nous redonner confiance en nous. Quand je vois de quelle manière les occidentaux se battent pour leur élite, allant parfois jusqu’à leur bâtir des stèles abracadabrantesques, je reste songeur devant les hostilités qui mobilisent certains d’entre nous autour d’un succès algérien. Je suppose qu’il s’agit là d’une nature propre aux nations qui régressent. Tirer vers le bas tout ce qui est susceptible de les aider à sortir la tête de la fange. Les choses sont parfaitement claires. Il suffit de tendre l’oreille pour être fixé sur cette infamie qui caractérise beaucoup d’entre nous, et je ne tiens pas à remettre sur le tapis ces horreurs répugnantes qui nous pourrissent l’existence. Quant à ma nomination à la tête du CCA, je ne l’ai pas provoquée. C’est vrai, à une époque, je passais par des moments difficiles et je me serais volontiers agrippé à une perche providentielle pour ne pas couler. Plus maintenant. Je suis très bien ancré dans mes convictions, maître absolu de mes moyens. Il y a à peine deux semaines, j’occupais le plus beau des postes, le plus beau des trônes, celui de ma liberté. Je n’ai nul besoin de promotion, le succès de mes livres et le cercle de mon lectorat me suffisent. Mais il s’agit là d’une première dans la jeune histoire de notre pays. C’est la première fois qu’un Président de la république charge un écrivain, qui n’est pas du sérail et qui a été particulièrement virulent à l’encontre du Système, d’une mission aussi importante : rendre la Culture algérienne à ses enfants, la délivrer des prédateurs et de l’obscurantisme. Je l’ai accepté au nom de tous les artistes et intellectuels qui étaient inscrits aux abonnés absents des manifestations culturelles qu’organisait ce Centre, ayant été moi-même persona non grata. J’ai toujours crié sur les toits ma peine de voir notre élite marginalisée. Pour une fois que j’ai l’occasion de lui tendre la main, je ne vais pas me débiner.
Comment expliquez vous le choix du président Bouteflika qui jette son dévolu sur « quelqu’un qui n’est pas du sérail » et y a-t-il eu des consignes qui ont conditionné votre nomination au CCA à Paris ?
YK : Il faut poser la question au Président. Pour ma part, je reste convaincu qu’il sait que je ne suis pas dans le besoin, ce que ça me coûte de renoncer à mes privilèges et mes libertés pour m’investir au profit des AUTRES. Il serait ridicule de penser une seconde que le poste de directeur me flatte ou m’élève dans l’estime des gens. Je vaux beaucoup plus que ça. Mais il ne s’agit pas de moi, il s’agit de notre culture, de notre pays, des espoirs que je nourrissais personnellement pour notre élite. Je n’ai pas le droit de tourner le dos à cette chance historique en mesure de réconcilier les hautes sphères avec leurs intellectuels. Notre malheur vient de là, de cette incompatibilité contre nature. Je ne sais pas si on a compris la symbolique de cette nomination, sa portée véritable et ses enjeux. Mon intégrité y est pour l’essentiel. J’ai fini par convaincre que je ne suis pas un pou borgne, que je me venge pas, que je ne renie rien, que ma colère est saine et qu’elle est celle d’un Algérien qui souffre de voir sa patrie bailler aux corneilles à l’heure où la mondialisation frénétique menace de nous bouffer crus. Quant aux consignes, je n’en ai reçues aucune. Là encore, le Président sait que je n’en ai pas besoin. Il sait le respect que j’ai pour l’élite algérienne, sans distinction de mœurs ou d’humeurs. J’espère seulement remettre la culture au bon endroit et rassembler nos créateurs et penseurs autour d’un même idéal : sauver notre pays du marasme culturel dans lequel il se dilue. Ce n’est pas gagné d’avance ni chose aisée, et la bonne volonté ne suffit pas. Mais je reste confiant. Déjà de grands noms de nos Arts et lettres m’ont appelé pour me dire qu’ils sont à mes côtés.
Votre nomination a étonne plus d’un dans le milieu intellectuel algérien. D’ailleurs des voix dans l’opposition à l’instar des journalistes, Leila Aslaoui et Larbi Chalabi, se sont exprimées à ce sujet et ne disent pas moins que le Yasmina Khadra auteur d’un article réquisitoire contre le gouvernement en place dans le quotidien espagnol El Pais le 1 juin 2007, n’est pas le même écrivain qui accepte aujourd’hui de servir une institution qui représente ce même gouvernement. En d’autres termes on vous reproche de privilégier votre carrière à votre indépendance intellectuelle. Que leur répondez-vous ?
YK : J’ai toujours étonné plus d’un dans le milieu intellectuel algérien. Agréablement, par endroits ; effroyablement par moments. C’est tout à fait logique. Mais pourquoi voulez-vous que je redoute les amalgames quand je SAIS qui je suis. John Steinbeck disait « L’insulte ne demeure telle que lorsqu’elle s’adresse à quelqu’un peu sûr de sa valeur ». Je ne connais pas Larbi Chalabi. Je n’ai jamais entendu parler de lui et ignore la teneur de ses propos. Quant à Mme Aslaoui, je suis triste pour elle. C’est une dame que j’ai toujours respectée, et aimée. J’ai même coupé court avec mes éditeurs espagnols qui avaient refusé de traduire ses œuvres que moi-même leur avais proposées. Je crois qu’elle aurait, au nom de notre amitié, me passer un coup de fil pour comprendre de quoi il retourne au lieu de se baser sur une méprise de journaliste qui, le lendemain, avait eu l’honnêteté de la rectifier. Cependant, je suis stupéfait par la méchanceté de son texte. Comment a-t-elle pu m’associer à ces coureurs de « koursi » moi qui avais renoncé à ma carrière d’officier pour m’aventurer nu et sans repères dans le monde interlope des Lettres ? Comment peut-elle manquer de tant de discernement pour croire que la fonction de directeur de CCA est plus importante, plus prestigieuse et plus convoitée que celle de l’écrivain que je suis ? C’est mon nom qui va donner une crédibilité et une vocation au CCA, et non le contraire. Par ailleurs, si le hasard a voulu que je sois cet écrivain qui réconcilierait le Pouvoir avec son élite, eh bien, pourquoi pas ? C’était mon rêve d’amener nos dirigeants à cesser de nous considérer comme une menace et une subversion. Ne doutent de la sincérité de mes engagements que ceux qui se sont fossilisés dans la haine expéditive et le rejet péremptoire de toute conscience et présence d’esprit. Ces gens-là n’ont qu’à jeter un œil sur toutes les belles choses auxquelles j’ai renoncées pour mesurer combien j’aime mon pays. Parce que l’Algérie ne m’appartient pas ; elle appartient à nos enfants et que notre devoir absolu est de ne pas en abuser.
Vous avez déclaré dans la presse que « si vous consacrer à d’autres auteurs est plus important qu’écrire, vous le feriez ». Dans ce cas quels sont les auteurs que vous voudriez mettre en évidence ?
YK : Il ne faut pas exagérer. J’ai dit que nos auteurs mériteraient bien quelques sacrifices, de là à renoncer à écrire, c’est trop me demander. Je me vois mal bouder mes feuilles blanches sans mourir un peu. J’essaierais de faire de mon mieux pour donner au Centre une contenance et une vocation ambitieuse, mais je ne laisserais pas mes personnages languir de moi. La littérature est plus qu’une passion, elle est ma vraie nature.
Mohamed Benchicou vient de publié un livre, « Les geôles d’Alger », dans lequel il raconte ses conditions de détention à la prison d’El Harrach, soutenu entre autres par l’écrivain Boualem Sansal. Tous deux dénoncent la censure dont leurs livres font l’objet. Auront-ils dorénavant le droit de cité au CCA de Paris ?
YK : Mohamed Benchicou est mon ami. Il a été l’un des rares journalistes algériens à m’avoir défendu du temps où tout le monde se liguait contre moi en France. Par reconnaissance et amitié, j’ai accepté d’écrire pour son journal alors que j’avais refusé des propositions assez alléchantes en Europe. Personnellement, je préfère qu’on lave notre linge en famille plutôt que d’aller se torcher devant des étrangers. Mais je sais qu’il ne me demandera pas de se produire au CCA pour débattre des « Geôles d’Alger ». Pas avant que je me sois installé et aie fixé l’orientation que je souhaiterais donner au Centre. Je ferais tout mon possible pour que les Algériens puissent intervenir librement au CCA.
D’aucuns s’accordent à dire que le CCA de Paris est moribond. Quelles sont vos ambitions pour le tirer de se marasme et avec quels moyens ?
YK : Il est très facile de casser du sucre sur le dos des absents ou de faire porter le chapeau au directeur sortant. Je préfère ne pas m’attarder sur les dysfonctionnements de ce centre. Je dirais simplement qu’il souffrait d’un manque d’effectifs hallucinant et qu’il a besoin du budget consistant pour forcer le respect.
La journaliste Leila Aslaoui, encore elle, vous reproche déjà le contenu de votre prochain roman sur « la réconciliation nationale entre algériens ». Dans la presse on parle en revanche de « réconciliation entre algériens et français » (Ce que le jour doit à la nuit ndrl). Deux sujets politiques qui intéressent Bouteflika. Votre position diffère-t-elle de celle du président ?
YK : Étrangement, lors de mon installation officielle et la petite collation organisée à cette occasion, la dame du Soir d’Algérie n’a pas apprécié ma méfiance quant aux maladresses de notre presse. Pourtant elle me prouve encore une fois que je n’avais pas tort. Elle m’a fait dire ce que je n’ai pas dit. Je parlais de mon prochain roman sur l’Algérie des années 30, 40 et 60. Donc de l’Algérie colonisée. Et j’ai parlé de réconciliation entre Algériens et Français. Comme rapportés justement dans l’Expression et dans d’autres organes de presse. Mme Aslaoui a réagi en fonction de ce malentendu. Je la comprends, mais je ne l’approuve pas. Ce n’est pas bien d’essayer de descendre en flammes quelqu’un à partir d’une méprise qui incombe à un autre. Elle sait pourtant que je ne suis ni à vendre ni à louer. Quand on a une notoriété comme la mienne, une crédibilité comme la mienne, une audience comme la mienne, on ne peut pas saliver devant un morceau de sucre comme un joli toutou. Mais pour cela, il faudrait d’abord comprendre ce que dignité veut véritablement signifier. Les gens sincères savent que je le suis aussi. Cependant, je voudrais ajouter ceci : qui sont-ils pour nous juger ? Que représentent-ils pour nous accabler ? Qui les autorise à faire nos procès et au nom de quelle justice ? De quel chef d’accusation ? Quel est donc ce crime qui consiste à servir son pays ? Je crois qu’il est grand temps, pour certains, d’apprendre à mettre un peu d’eau dans leur vin. Ce n’est pas parce qu’on a un espace dans un journal que l’on s’arroge le droit d’y déverser son fiel et son dépit sur n’importe qui et à propos de n’importe quoi. Et puis, ce rappel à l’ordre : Avant de juger les gens, il faut d’abord mériter de le regarder dans les yeux.
Quels conseils donnerez-vous aux jeunes auteurs algériens et quel apport le CCA à Paris pourrait leur fournir ?
YK : Un seul conseil : ne jamais renoncer. Ecrire relève d’un chemin de croix. C’est une véritable expédition contre ses propres fléchissements, ses doutes et ses déceptions. Il faut que nos jeunes auteurs s’attendent à l’indifférence, à l’ostracisme et au dédain des crétins. Quand on a choisi l’excellence, il est évident d’en être digne. Il faut savoir se battre jusqu’au bout, jusqu’à la dernière cartouche de son imprimante. Ce n’est qu’à ce prix qu’on a une chance de survivre à la médiocrité et à l’ignominie des vandales et des obscurantistes.
Combien gagne aujourd’hui un écrivain algérien, peut-il vivre de sa plume ?
YK : Pas grand-chose, je le crains. Ils sont rares ceux qui peuvent espérer vivre de leur plume. Dans un pays où les best-sellers n’excèdent pas les 3000 exemplaires, il ne faut pas rêver. Même en France, les écrivains vivant de leur littérature se comptent sur le bout des doigts. Et puis, c’est tellement aléatoire. Vous pouvez passer de 100 000 exemplaires à 10 000 en moins d’une saison. Avoir un vrai travail, une fonction serait un sage recours. Certes, je vis largement de mes livres. J’en ai vendus partout dans le monde. Certains sont portés au cinéma. Morituri ( Franco-algérien), L’Attentat ( Hollywood), Les Hirondelles de Kaboul ( France ), d’autres adaptés au théâtre : Cousine K ( France ), Les Sirènes de Bagdad ( France), L’Attentat ( Hollande-Afrique noire ). Mais l’enthousiasme pourrait nous poser un lapin et il serait raisonnable de ne pas prendre pour argent comptant ce qui n’est jamais acquis d’avance.
Quels rôles incombent aux maisons d’éditions et les médias dans la promotion des œuvres algériennes, en Algérie et à l’étranger ?
YK : Le rôle le plus important. L’éditeur se doit de s’impliquer pleinement dans la promotion d’une œuvre, et sans les médias le livre est au bord du gouffre. Ils sont la survivance d’une œuvre, et sa longévité par moments. Il arrive, parfois, que le bouche à oreille sauve un ouvrage de la décomposition ; que des libraires portent à bras le corps un roman boudé par la presse, comme ça a été le cas des Hirondelles de Kaboul à sa sortie en France, passé presque inaperçu dans la presse et présent plusieurs semaines sur la liste des meilleures ventes, mais ce sont des cas rares. Les médias, en particulier la télé et la radio, restent les meilleurs supports du livre…
Entretien réalisé par Fayçal Anseur
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YASMINA KHADRA on ne peut etre que fier d’avoir un homme comme vous a’ la tete du centre culturel algerien a paris, vous etes un zinedine zidane dans le domaine de la culture vous avez des idees vraiment tres claires ,le centre algerien sera entre de bonnes mains ne vous en faites pas l’histoire algerienne un jour parlera des hommes comme vous ou’ votre nom sera grave’. merci faycal et ALGERIE-FOCUS de nous mieux eclaircir sur le parcours de la vie de cet grand homme.
je pense que Monsieur Yasmina Khadra rêve trop ou il vit dans un autre monde, des propos comme JE SUIS PLUS CONNU QUE L’ALGÉRIE ca Monsieur je veux juste être sur que vous êtes en bonne santé pour le dire, voyons donc, vous êtes plus connu que la guerre d’Algérie? que ces héros qui nous ont offert la liberté? que Ali Lapointe, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Malek Benabi, Kateb Yacine,
reveillez vous Monsieur Khadra moi je suis trés déçu de lire ces salades
Certains passages de l’interview sont burlesques. En tout cas, M. Kadhra ne se prend pas pour le cul de Jupiter!
Jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas encore entrer à l’Académie française comme une littéraire algérienne.
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“C’est mon nom qui va donner une crédibilité et une vocation au CCA, et non le contraire”.
” Quand on a une notoriété comme la mienne, une crédibilité comme la mienne, une audience comme la mienne (…).
L’excès de whisky le soir peut jouer de sales tours de langages à la longue…
Pourquoi ne dit-on rien de ces quelques Algériens perdus qui ont tenté l’impossible pour sauver des manuscrits Arabes anciens retrouvés près du fleuve Niger chez l’ancien Sultan d’une tribu qui se revendique d’une origine algérienne et dont le nom a résonné jusqu’en Amérique?
Le ministère de la culture n’a jamais répondu.
A quoi sert un CCA ? Question de métaphysique…
Bonjour,
Khadra peut faire beaucoup, il a le talent d’un grand ecrivain. Maintenant, gérer ce centre est une autre paire de manche; Ce poste nécessite des compétences autres que celles d’un romancier; donnons la chance au courreur et attendons les résultats. Cependant, il faudrait que Khadra travaille sur ses compétences en communication, ou peut être faire affaire avec kklun du domaine avant de parler aux journalistes. je me suis même demandée, si ce n’était pas des opérations marketing, tellement le narcissime a coulé dans ses paroles. Provoquer pour mieux faire parler de soi. Allez M; Khadra, la job de vos rêves, vous l’avez! Epatez nous, mais n’oubliez jamais : la communication verbale est différente de la communication écrite: Le minimum de mots avec le maximum d’impact!; et bein sûr tout est dans la préparation;
Bonne chance
Merci Similic d’avoir rappelé qu’ Assia Djebar , de son vrai nom Fatima -Zohra Imalayene , est dans cette illustre academie depuis 2005 .Choisie par ses pairs .Excusez du peu . Monsieur Y . Khadra ,que faisiez- vous pendant ce temps ? que faites- vous , aujourd’hui , pour le rayonnement de nos écrivains et de tous nos artistes ? vous avez pensé a Camus et a sa caravane littéraire a travers toute l’Algerie . Rien que ca . Vous avez été trés decu que ce projet n’ai pas eu lieu chez nous . Meskine ou bien mesquin ?
Cette Phrase “je suis plus connais que l’algérie”?! moi je vous connais pas du tout! ça fait pas longtemps que je vous ai vu sur Françe 3 c’est tout……
mais mon vieux par rapport a Assia DJABBAR VOUS ËTEZ VRAIMENT LE SOLDAT INCONNU.
dans le sujet qui précéde j avais attiré l attention des lécteurs sur LE CADEAU CCA de boutéflika a mr khedra;;;;;J AIMERAIS DONC 3ANS aprés que ce chér DEMOCRATE QUI NOUS prend pour des INCULTES nous donne son BILAN d ouverture sur LES ACTIVITés de ce centre de propagande QUI NE S OUVRAIT qu au soutien d un troisiéme mandat
YASMINA KHADRA,vous voyez on parle de vous ca se voit que vos etes une personne importante sinon on vos aurait ignorer mais comme vous savez comme moi que toute publicite’ est une bonne publicite’ ca vous reconforte.bonne chance dans votre mission ,je sais que je peux compter sur vous pour representer l’algerie surtout en france ou’ les mediocres n’ont pas pas leurs places.
@MOSTEFA ZIOUANE
Je partage absolument votre opion. Comment peut-on être imbu de soit même à ce point? J’en rigole! Les jérémiades de M. Khadra me rappellent les facéties du boxeur Mohamed Ali (ex Cassius Clay) qui prônait être l’individu le plus connu au monde après Jésus Christ!! Mais lui au moins, contrairement à M. Khadra, avait du talent dans sa profession de boxeur et assurait…le spéctacle!!
Je ne comprends pas encore comment que les gens voient l’opportunisme de ce monsieur au nom bizarre. À mon avis, il doit il doit vivre su une autre plnète pour déclarer tout s ce qu,on lit de lui.
J’étais très content et très fière de lire une interview de notre grand écrivain, Y Khadra au Québec (journal Voir montréal) du 11/03/2011 sur son roman (L’Olympe des infortunes), je voudrai ajouter sur ce forum qu’il ne faut pas en vouloir à notre romancier car il a passé une bonne partie de sa vie sous le drapeau Algérien, on ressent encore le coté militaire qui très présent dans la communication, tout va s’arranger avec le temps, je souhaite à notre intellectuel beaucoup de réussite dans ses fonctions au CCA et d’avantages de best Sellers. Ex Cadet de la révolution Tlemcen/Koléa. Montréal
Au vu de la large audience (hors Algérie) de ses écrits, je pense qu’il veut dire qu’il donne une autre idée de notre Pays, que celui de terrorisme, de citoyens plus aptes à la violence qu’à la literrature, de corruption, de mafia et tous les doux mots pervers qui collent à notre pôvre pays. Sa suscite jalousie, sinon polémique pour ceux qui depuis le temps, ne donnent comme alternative qu’un “intellectualisme” destructif face à tous ceux qui veulent bouger. Avant K. Yasmina, je ne savais même pas qu’il y avait un centre culturel Algérien en France. Maintenant qu’un intellectuel à pris la lourde responsabilité de le faire fonctionner tout en faisant face à tous les détracteurs, le moindre lapsus, la moindre erreur, la moindre interprétation est pris systématiquement comme faute. On ressort même à temps des intellectuels de la tombe pour le contrarier.
Est-ce du à notre personnalité Algérienne de tirer sur tout ce qui bouge ? Doit-on placer un khobsiste à sa place pour plaire à tout le monde ? Car à ma connaissance un intellectuel ne peut pas plaire à tout le monde, surtout dans un Pays où la conviction aveugle la réalité.
Pas de doute que cet entretien va remettre les pendules à l’heure chez certains lecteurs qui n’ont de cesse d’émettre quelques doutes quant à l’honneteté intellectuelle de notre plus grand écrivain algérien en vie. Il faut dire que certains esprits malveillants qui se sont toujours gardés de critiquer des cercles littéraires bien précis ne prennent pas de gans quand il s’agit de descendre en flammes d’authentiques créateurs de la génération post-indépendance tels que Yasmina Khadra, Anouar Benmalek… Peut-être qu’ils n’arrivent pas à accepter qu’un enfant de l’Algérie profonde, de surcroît venant d’un point perdu dans le désert du Sud-Ouest, puisse aujourd’hui forcer le respect des plus grands écrivains et critiques du monde entier.
L’argumentaire développé par ces messieurs dans un style primaire vol bien bas en comparaison avec le tranchant des idées et des convictions de notre Yasmina Khadra national. Que ces messieurs nous fassent l’économie de leurs copies de potaches et reffassent leurs humanités pour nous liver des écrits plus ou moins acceptables. Il faut avoir un bon niveau détudes et de culture pour comprendre les dits et les non-dits d’un Yasmina Khadra, d’un Mohamed Dib ou d’un Kateb Yacine. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour ses incorrigibles détracteurs.
Une question à méditer : Avant la nomination de monsieur Yasmina Khadra au poste de directeur, qui a entendu parler du centre culturel algérien de Paris ? Le travail de titan qu’il réalise pour le seul bien de notre grand pays et de ses intellectuels authentiques, doit mériter beaucoup plus de respect de notre part.
DIB et KATEB c’est le jour.
@Djibran
Vous semblez être un fan de M.Khadra et c’est votre droit le plus absolu. Mais de là à considérer celui-ci comme la quintessence des littéraires algériens, permettez-moi de ne pas vous réconforter dans votre jugement.
Il n’empêche que le fait de vous vous attaquiez à ces détracteurs ne vous honore pas, dès lors que le choix d’appréciation d’un pamphlétaire est étroitement lié à nos centres d’intérêt. A cette enseigne, je vous ferai part que les sujets abordés par l’intéressé ne m’épatent guère et subséquemment, il va sans dire que je ne l’ai jamais lu.
En revanche, j’avais pris la peine de lire certaines interviews qui lui furent consacrées et honnêtement, l’homme ne m’avait pas convaincu par ses argumentations. A ce titre, l’une d’entre elles se référant à l’âge avancé des dirigeants arabes prêtait à l’équivoque. En substance, M. Khadra étayait cette spécificité arabe par un recours à une allégorie vernaculaire et à savoir : Dans le conscient des Arabes, la personne âgée reflète la sagesse, l’individu paré du vécu et à qui on peut se confier. Ce n’est pas faux, sinon même un euphémisme. Mais est-ce une uniquement une spécificité arabe? Le doute est permis.
Aussi donc- et j’espère à tort- j’ai l’impression que M. Khadra écrit davantage pour des lecteurs occidentaux que ceux du “terroir”, car pour nous, il n’apprendra rien puisque le respect des “vieux” est partie intégrante de notre métaphysique.
Cependant, il est d’usage que dans un forum, il y a lieu d’être le plus succinct possible et ce faisant il va me falloir conclure ma “déposition”, sans pour autant lésiner sur des réalités qui font foi que M. Khadra n’a pas encore atteint la notoriété d’un Tahar Ben Jelloun (plus modeste que lui), mais est-ce que le susvisé est un génie marocain?
De même que dans un autre registre, Cheb Khaled connu universellement n’est pas Idir, sinon que ce sont des circonstances qui lui on valu le succès. Mais Cheb Khaled n’est qu’un feu de paille comme Christopher Hitchens.
Brave à vous.
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http://www.dailymotion.com/video/x4ehlb_cheb-khaled-hada-raykoum_music
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Athée souhait
Christopher Hitchens. Star du magazine Vanity Fair, le polémiste d’origine anglaise fait un tabac aux Etats-Unis avec son brûlot antireligion.
http://www.liberation.fr/monde/0101319956-athee-souhait
bravo yasmina khedra,je suis vraiment seduit par autant de talon ,merci ton dernier livre que je suis entrain de lire se vend a montreal avenue saint hubert,merci
Entre écrire un livre et répondre à un interview, il y a un monde. C’est comme comparer 2 grands savants sur la méthode pédagogique, l’un peut-être un grand pédagogue et l’autre malgré son savoir n’est pas un grand communicateur. Juger un grand écrivain sur des interviews, c’est comme demander à un footballeur de génie d’être systématiquement un grand entraineur. J’ai constaté dans ce débat que la majorité des contradicteurs se basent uniquement sur les interviews pour juger l’écrivain, sortent-ils d’une école qui forme des critiques littéraires se basant uniquement sur le caractère de l’écrivain (Einstein était un grand comique aux cheveux ébouriffés, ce qui ne l’empêchait pas d’être un grand savant et un grand philosophe).
Insinuer que par rapport à Dib et Kateb Yasmina c’est la nuit, il faut être une douda pour ça. Quand à parler de feu de paille, j’ai l’impression que certains se projettent facilement dans l’avenir pour juger de la durée de la chose.
@aouad
En procédant à un réquisitoire contre les « dubitatifs » d’égard à M. Khadra, vous tombez dans les mêmes travers que d’autres.
Il vous serait plus judicieux de nous narrer ce que vous appréciez dans la littérature de M. Khadra qu’à dénigrer ceux qui ne sont pas ses adeptes.
Par le passé, j’appréciais les livres de Tahar Ben Jelloun sans pour cela le comparer à Abraham Serfaty qui, à mon avis, reste le bréviaire des écrivains marocains. Mais lorsque, suite à une interview, j’ai pris connaissance que M. Ben Jelloun avait ses « entrées » au Palais royal (Hassan II) et que le précité (M. Ben Jelloun) n’avait pas bougé d’un cil alors que Serfaty croupissait dans la prison de Kénitra, un certain charme s’est rompu.
Il en va de même pour Alain Finkielrault qui « déraille » sur certains sujets (notamment sur celui musulman) à en perdre tout crédit alors qu’il était si doué.
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LE FEU DANS LES ESPRITS
Pour le reste, les ennemis de M. Ramadan, pour qui l’occasion est trop belle, se déchaînent en propos outranciers: «Ce qui est étonnant, ce n’est pas que monsieur Ramadan soit antisémite, mais qu’il ose désormais se revendiquer comme tel», écrit André Glucksmann dans Le Nouvel Observateur. Pour BHL, «Le Protocole des Sages de Sion n’est pas loin» (Le Point); quant à Jean-Yves Camus, sur Proche-Orient.info, il assène carrément que M. Ramadan remet en cause «le droit à l’existence même de l’Etat juif». Il estime même qu’il pourrait, grâce à cela, trouver un surcroît d’influence au sein de la gauche altermondialiste! Les vannes sont ouvertes. Et l’on constate qu’il y a deux poids, deux mesures. BHL adjure ses «chers amis altermondialistes» de prendre leurs distances «avec un personnage qui ne fait que jeter le feu dans les esprits et ouvrir la voie au pire». Or on voit au moins un autre intellectuel dont la virulence et l’extrémisme sont, pour le coup, franchement avérés, sans pour autant que quiconque juge nécessaire de prendre ses distances avec lui: Alain Finkielkraut, qui n’avait pas craint d’estimer qu’Oriana Fallaci, dans La rage et l’orgueil, son pamphlet ordurier comparant les musulmans à des animaux, «regardait la réalité en face» (Le Point, 24 mai 2002). Dans son dernier livre, Au nom de l’Autre, réflexions sur l’antisémitisme qui vient (Gallimard), il déplore que les progressistes persistent à voir dans le jeune descendant d’immigrés arabo-musulmans la figure de «l’Autre», et non de l’ennemi enragé, agressif, barbare et antisémite qu’il est. Tout cela, s’afflige-t-il, parce qu’aux yeux de ces naïfs, «le ventre encore fécond d’où a surgi la Bête immonde ne peut, en aucun cas, accoucher de l’Autre». Si cela, ce n’est pas «jeter le feu dans les esprits»…
j’aime yasmina khedra le romancier c tt.Il a un double discour ,il critique il veut et il amadoue quand il veut et en plus il est bcp trp narcissique.Si t’as accepté detre à la tete 2 centre cutlturel algerien t libre mais please arrete de pleurnicher
@aouad, je n’ai pas dit que YK c’était la nuit, c’est vous qui le dîtes et elle doit être noire car pour moi la nuit est illuminée par la lune. Je suis une douda et je dis ce que je pense.
Monsieur Yasmine Khadra!!!!!… je vous suggere de prendre contact avec le realisateur Amar Laskri pour vous permettre de realiser une retrospective du cinema revolutionnaire Algerien dans le centre culturel Algerien a Paris!!!….En plus de votre talent d ecrivain vous nous ferez decouvrir vos talent d homme de culture REALISTE……..Au revoir
Le débat ouvert autour de YK et de son oeuvre est en train de déborder de son cadre civilisé. Considérer cet écrivain algérien, par la qualité de ses écrits, comme inférieur ou supérieur à Tahar Benjelloun (dont je n’aime pas les romans depuis la nuit sacrée) ou à Assia Djebbar (dont j’apprécie la fluidité de son style et son travail d’orfèvre sur la langue française) me semble hors de propos. A mon humble avis, il faut laisser cette appréciation aux spécialistes de la littérature comparée qui peuvent nous apporter un édifiant éclairage sur le sujet. Toujours est-il que – n’en déplaise à ses détracteurs – Yasmina Khadra s’impose aujourd’hui comme l’un des plus grands écrivains de l’Algérie indépendante. Qu’il arrive à désarçonner certains de nos compatriotes bon chic bon genre par son verbe acidulé ne doit pas nous étonner outre mesure. Les hommes exceptionnels que l’Algérie a enfantés, de la stature d’un Kateb Yacine (qui a été de son vivant directeur d’un théâtre d’état à SBA), d’un Boudjedra ou d’un Mouloud Mammeri, ont toujours eu le génie d’échapper à toutes les tentatives de formatage. De grâce, laissez cet homme tranquille: il a trop souffert avec nous autres ses compatriotes. Ne poursuivons pas, par procuration, le travail des intégristes qu’il a combattu les armes à la main. Aussi, même si cet homme et écrivain exceptionnel n’est pas de leur région d’origine, il faut que certains intervenants dans ce forum soient moins exclusifs à son égard et laisser le temps nous révéler qui d’entre-nous a tort ou a raison. Que les amoureux des belles lettres (pas les auteurs de lettres anonymes bien sûr) songent sérieusement à créer un réseau Yasmina Khadra, à l’image du réseau Modiano en France. Mes amitiés à Similic dont j’apprécie la grande culture et la haute teneur de ses écrits…
Je ne le connais cet écrivain ombré, et je ne le cherche pas a le connaitre, pour la simple raison : je ne suis pas un écrivain mieux au moin je ne ment pas au pauples algériens.
@Douda,
Je suis une douda et je dis ce que je pense : ” Pour moi la nuit est illuminée par la lune”. Relisez votre précédente intervention et vous verrez que le sous-entendu dans le comparatif entre le jour et la nuit était sans nuance.
@Similic,
Réquisitoire contre les « dubitatifs », dénigrer ceux qui ne sont pas ses adeptes. Est-ce que les “dubitatifs” et les “non adeptes” sont obliger de se comporter comme farouches opposants, faisant l’amalgame entre le contenu du livre et le caractère de l’écrivain ?
Si vous pouvez avoir l’obligeance de revoir mes interventions, vous verrez que je ne m’oppose qu’à une certaine classe, celle qui ne veut pas (ou ne peut pas) accepter les initiatives intellectuelles, et qui dit intellectuelle dit débat pas polémique stérile. Surtout qu’on sait que la réactivité face à la page blanche n’est pas la même face à une interview, et ce pour n’importe quel écrivain.
Vous citez avec admiration M. Ramadan (quelqu’un que j’admire aussi, au point d’en être fan officiel de son site face book), et là vous parler des propos outranciers de ses ennemis. Pour moi l’une des différences entre M. Ramadan et M. Yasmina, c’est que le dernier cité a choisi l’entrisme. Les intellectuels Juifs n’ont-ils pas choisi l’entrisme pour arriver où ils sont, Le Protocole des Sages de Sion et le lobbying aux États Unis en disent quelque chose. Malheureusement pour eux, ils étaient tellement obnubilés par une idée fixe (qui au début, était un idéal) qu’ils ont oublié que le vers était dans le fruit ; même le sioniste pur et dur qu’est Netanyahou est considéré comme mou par les ultra-orthodoxes Juifs, qui eux veulent carrément un holocauste pour les Palestiniens, n’ont-ils pas assassiné un Premier Ministre parce qu’il parlait de réalisme politique ? Un BHL me fait de la peine, car engagé dans une voie (pour ne pas se renier) qui l’oblige contre vents et marées à défendre un pays qui s’enfonce dans l’aveuglement criminel au su et au vu de tout le monde, lui qui se taxe de philosophe. Sa me rappelle le sort réservé à nos intellectuels durant la noire décennie.
Pour en revenir au sujet de M. Yasmina. Il y a des intellectuels qui n’attendent qu’une révolution dans le sang pour changer les choses (on a eu l’amère expérience après plus d’une décennie d’égorgements), et même quand la révolution par le sang abouti, les premiers qui prennent leur valise pour l’exil sont ceux qui ont combattu avec la plume, les exemples en sont légions dans le monde (Staline, les Khmers rouges…), et il y a ceux qui préfèrent l’entrisme intellectuel (si on peut le dire) comme action politique. Je pense que M. Yasmina fait parti des seconds après avoir essayé la voie des premiers.
Le problème pour nos dirigeants, c’est qu’au début ils pensaient avoir du savoir pour après se prendre carrément comme LE savoir, et avec l’âge ils se prennent carrément pour nos tuteurs éternels. Quand on est face à un malade contagieux et qui n’est pas conscient de son état, on ne l’affronte pas, on essaye de trouver comment le soigner le plus rapidement possible, car plus le temps passe plus la contamination devient dévastatrice.
Je n’ai pas la prétention d’être critique littéraire, je ne suis pas formé pour. Tout ce que j’ai dis c’est que j’ai passé une après midi à discuter avec M. Yasmina, et là j’ai senti la souffrance de l’intellectuel qui veut trouver un moyen de donner à son Pays, dans une ambiance du “parlez, la caravane passe”. Ce qui me chagrine, c’est que des “dubitatifs” qui ne maitrisent même pas la langue (parler alors de lire entre les lignes !), puissent juger, comparer et même parfois condamner.
Ma chère Hyzia .Effectivement être analphabète est une situation trés enviée et personne ne vous demande d’en sortir .Mais quand même en tant que musulman, je crois que le premier message qui nous a été adréssé est de nous cultiver et de lire et d’apprendre .On n’est pas obligé d’être un crtique littéraire pour apprécier une oeuvre .Suffit d’être honnte .Je suis convaincu que Ben guitoun doit se retourner dans sa tombe
@aouad
Il est vraisemblable que je me sois mal exprimé à propos de Tariq Ramadan, individu auquel je n’alloue aucun crédit et à la même enseigne aussi à son frère Hasni. La mention de sa personne était censée démontrée infamie de Alain Finkielkrault et, au demeurant, l’article relatif à Tariq Ramadan n’est pas de “mon tonneau”, mais issu d’un journal suisse (cf. mention du site ci-dessous).
L’intelligentsia française (notamment les “sartriens” Alain Finkielkrault, Bernard-Henry Lévy, André Glucksmann, etc) a le don unique de se métamorphoser en “caméléon” au gré des vents de l’histoire.
En ce sens que la guerre d’Algérie avait grandement marqué leurs esprits et leur choix d’hommes de gauche, amené à Mai 68 rétrospectivement et que ce pays devait refléter une vengeance contre le capitaliste qu’ils honnissaient. Cependant leur idéal algérien (“laboratoire d’une nouvelle société” dixit leur contemporain Jospin) a échoué mais est-ce pour autant suffisant pour changer son fusil d’épaule? La question reste ouverte.
En tout état de cause, il fallu la révolte du 5 octobre 1988 et l’éclosion de l’islamiste en Algérien pour que ces “intellectuels” procèdent à un changement radical idéologique et agnostiques voire laïques, ils imputent à l’islam l’échec algérien, alors que c’est certainement le duo Boumediène-Bouteflika qui en est la principale cause. Or, en 1970, il n’était pas aisé de critique Alger sans paraître un nostalgique de la colonisation du fait à qu’à cette époque, l’Algérie était intouchable.
@aouad
J’ai omis de signaler le site du journal responsable de l’article sur Ramadan et par extension à Finkielkrault.
Excusez-moi.
http://www.lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=2878
@Similic
Pour ne pas soulever une polémique sur M. Tarik Ramadan, dont certains risque d’infiltrer leur “dubitativité” sur tout ce qui bouge, je vous informe que je suis plutôt de tendance social démocrate, ce qui induit une large acceptation de l’autre, sans aller jusqu’à l’extrémisme, ni au rejet de l’autre.
Merci de cet échange qui m’a honoré.
Pour terminer, je vous cite la description de soi-disant philosophes, dans le blog d’Anna (journaliste au Nouvel Obs : “Cela dit aussi, certains causes sont indéfendables. Il y avait un autre défenseur qui s’y est essayé avec ardeur et même sincérité dirais-je, la sincérité du désespoir parce qu’on sentait bien qu’il n’avait pas grand chose à défendre mais qu’il le ferait même s’il devait y laisser sa peau juste parce qu’il ne pouvait pas faire autrement…”
Yasmina..l’indulgence envers la faiblesse est la vraie noblesse! N’est-ce pas ? J’adore sa franchise….Yasmina est notre fireté autant que Zidane et sans omettre Camus…Sincerement , on devrait l’encourager…et le soutenir. Ecoutons-le possible et on verra bien…El mouhim je n’ai rien avoir avec l’écriture…Souriez peut être que demain nous ferons de notre culture un exemple…
@aouad, le défenseur; je n’a pas dit que YK , j’ai cité DIB et KATEB nos lumières. Pour YK J’ai lu trois de ses livres et j’ai arrêté car ce n’est pas ma lecture, et quelle souffrance avez-vous décélé, celle du militaire qui veut tourner la page de la décennie noire.