L’intellectuel et romancier Anouar Benmalek (visiter son site web ici), est notre invité dans le cadre du dossier consacré au sujet de “La démocratie à l’heure de la mondialisation”.
La démocratie dans le monde arabe n’a toujours été qu’un fantasme, une illusion. Cependant, le fait nouveau c’est ce déni de démocratie remarqué chez quelques gouvernements en occident qui sont en porte-à-faux avec leurs opinions publiques respectives sur des décisions majeures, comme la guerre en Irak pour les Etats-Unis, le choix de modèle de société en France etc. Peut-on dire que la démocratie est aujourd’hui malade de ses propres prédicateurs zélés, comme l’islam est malade de ses propres prêcheurs illuminés ?
Le diagnostic pour moi est clair : la démocratie n’est pas seulement malade, elle n’existe pas dans ce que j’appellerai rapidement le monde arabe, en reprenant l’expression par laquelle « l’extérieur » désigne cavalièrement un ensemble géographique complexe et multiple qui va de la Mer rouge à l’Océan atlantique. C’est vrai que l’on peut disserter pendant des heures sur ce qui va mal dans les démocraties occidentales et comment parfois on contourne ses principes pour aller porter la guerre et la rapine ailleurs, en Afrique ou au Moyen-Orient par exemple. Mais ce qui m’intéresse, moi, en tant qu’originaire de cette région du monde est de comprendre pourquoi la démocratie semble si difficile à implanter et pourquoi nos sociétés se résignent si facilement aux grotesques ersatzs de démocratie qu’on lui impose. Regardez l’Algérie : plusieurs parties, une assemblée multipartite, et pourtant l’exemple même de l’antidémocratie ridicule habillée des frusques de la démocratie. Personne n’est dupe du déshonneur qui est infligé à notre nation. L’arnaque antidémocratique n’a pas même besoin d’être très habile puisque tant de voix stipendiées s’élèvent pour clamer unanimement : regardez comme nous somme heureux de vivre en démocratie puisque nous pouvons même voter librement pour une présidence à vie.
Cinq ans sont passés depuis la publication de Chroniques de l’Algérie amère . Gardez-vous toujours cette amertume vis-à-vis de la situation en Algérie ?
Cette amertume demeure parce que les causes qui en ont été la raison n’ont pas disparu. Prenez par exemple, la question du respect des droits de l’homme en Algérie et ailleurs dans le monde arabe. Dans les pays non démocratiques, comme ceux de l’aire géographique d’où je viens, le citoyen est en butte inévitablement à la situation suivante : le pouvoir ne se définit que comme pouvoir absolu, dans le temps et dans l’espace. Tout potentat arabe considérera comme une offense suprême le simple fait de souhaiter une alternance démocratique : les élections ne sont, par définition, que le rituel du rappel périodique de la sacralité du détenteur du pouvoir. Toute autre conception est en réalité un crime de lèse majesté passible de la prison et de son corollaire presque immédiat : les mauvais traitements et, trop souvent, la torture.
Il n’y a rien de nouveau dans ce que je dis ici, mais le plus triste pour moi, c’est de découvrir (de redécouvrir inlassablement) combien ce mépris des droits élémentaires de la personne humaine s’accompagne d’une sorte d’acquiescement résigné des populations à cette situation. Dans les pays arabes, cette disposition à mépriser soi-même ses propres droits de citoyen, droits proclamés pourtant dans (presque) toutes les constitutions de la région, est liée à une conception plus ou moins avouée dans le subconscient social que celui qui a réussi à accéder au contrôle de l’État a gagné le « Pouvoir » au sens magique du terme, c’est-à-dire la latitude absolue de faire ce qu’il veut tant qu’il est au pouvoir. Selon cette représentation de la Force comme unique source de légitimité, celui qui possède les moyens de coercition et, donc, les moyens de redistribution de la richesse nationale au profit de ses vassaux a le droit (puisque c’est lui qui dicte, au sens littéral du terme, le « Droit ») d’en jouir jusqu’à ce qu’il perde le pouvoir — par la violence, évidemment.
Le plus désespérant donc, ce n’est pas cette prédation « naturelle » des richesses nationales par les différentes formes de pouvoir (rois, « présidents à vie » éternellement réélus, Guides de la révolution, etc.) quadrillant les sociétés du monde arabe ; ce n’est pas le béni-oui-ouisme stipendié du soi-disant personnel politique, même quand il appartient à l’opposition (à de rares, courageuses et périlleuses, exceptions).
Non, pour moi, le plus terrible est cette constatation, choquante a priori, que dans le monde arabe, l’aspiration à la vie démocratique et à la liberté de l’imagination ne relève pas encore d’un réflexe naturel. Le combat pour les droits de l’homme et pour le respect, en particulier, de l’intégrité physique du citoyen, est encore considéré par une bonne partie de la population comme un luxe réservé aux pays vus comme riches. Parfois même, il est interprété comme une volonté de dépravation des sociétés arabes par des sociétés plus libérales, quand on insiste, par exemple, sur le fait que ces fameux droits humains concernent tous les êtres humains, et donc les femmes…
Désabusé, amer, le monde arabe rêve encore d’un prétendu âge d’or (qui n’a, bien sûr, jamais existé) où les Arabes (ou ceux considérés comme tels… ) étaient tous « frères », du calife au sujet le plus ordinaire. Cette affabulation historique légitime des siècles de sujétion qui ont laissé des traces profondément inscrites dans l’inconscient des peuples de cette région. Ce déni de la simple réalité de tous les jours se fortifiait par le fait que le détenteur du pouvoir politique et militaire avait toujours l’habileté de se proclamer simultanément détenteur de la légitimité religieuse : la dissidence politique, littéraire ou artistique pouvait, du coup, être d’autant plus facilement être condamnée en tant que dissidence religieuse.
Jusqu’à présent, il est fréquent que les pouvoirs en place présentent leurs opposants (dont les écrivains qui ne font pas commerce de leur littérature) comme des hérétiques en religion, provoquant d’autant plus facilement la désolidarisation, sinon même l’animosité, parfois meurtrière, du citoyen ordinaire que ces opposants sont pourtant les premiers à aider dans leur quête de plus de respect. Être considérés, parfois, comme des ennemis par ceux-là mêmes qu’une certaine exigence morale impose d’aider, est une situation pénible à vivre par ceux qui s’acharnent malgré tout à défendre les droits humains ou la liberté de penser et d’aimer dans ces régions habités par l’amertume et le désespoir.
Qu’on ne s’y trompe pas : c’est parce nous avons une haute idée du monde arabe, c’est parce que nous l’aimons que nous réclamons de ses citoyens d’exiger et d’appliquer pour eux-mêmes les mêmes standards moraux et politiques qu’ils exigent des pays démocratiques. C’est parce que nous pensons qu’il n’y a qu’une seule humanité, qu’une seule espèce humaine, l’homo sapiens, que nous refusons le relativisme qui condamnerait certains peuples à l’immaturité civique éternelle, pour le plus grand bien des dirigeants qui les oppriment à l’intérieur et des prédateurs complices, tant étatiques que commerciaux, qui les oppriment à l’extérieur.
C’est toujours une grande douleur pour moi que ce contraste terrible entre les qualités humaines des peuples de nos régions (le sens de l’hospitalité, de la parole donnée, de la solidarité des voisins — en un mot, l’honneur de la vie des gens ordinaires) et le déshonneur de leur état de citoyens mineurs à vie, soumis vingt-quatre heures sur vingt-quatre à la propagande la plus grossière, obligés, sous peine d’ennuis importants pour eux et pour leur famille, de se livrer à la mascarade de l’acquiescement à tous les désirs du chef en place.
Non, le monde arabe ne doit pas être condamné à cette existence d’indignité et de vilenie. Pour un écrivain, le combat est ardu et semé d’embûches car, face à lui, se dressent les obstacles de la justice toujours aux ordres, de la police, de l’armée et de ses services secrets trahissant sans vergogne leur serment de protéger en tout occasion la volonté du peuple souverain et de défendre l’innocent et la patrie des malfrats de tout acabit. Je n’oublie pas, évidemment, les pseudo écrivains prêts à vendre leur liberté de création et leur devoir de critique pour des miettes de respectabilité officielle.
Cette situation est insupportable. Elle ne peut donc pas être supportée. Mais la lutte est encore longue, d’autant plus longue que les adversaires dans ce combat ne se limitent pas malheureusement aux seuls criminels.
Vous voyez donc que l’amertume que je ressentais au moment de l’écriture de « Chroniques de l’Algérie amère » est donc encore d’actualité pour moi.
Dans Ô Maria, votre dernier roman, vous déplorez cette obsession de pureté qui a poussé les chrétiens d’Espagne à déporter les Arabes de l’Andalousie. Il semble que l’histoire se répète des siècles après, mais cette fois avec une obsession démocratique au langage guerrier. Qu’en pensez-vous ?
Je reste encore sidéré par la violence de certaines réactions au moment de la publication d’Ô Maria. Pour certains, dans le monde arabe, le temps de l’Inquisition n’est pas révolu. Quand les « Autres » préparent les prochaines expéditions vers la planète Mars, certains de nos concitoyens préfèrent s’absorber corps et âme dans la traque de la moindre parole pouvant être considérée comme sortant du chemin du dogme et de l’étude des « moyens » les plus radicaux de mettre fin à la parole libre d’un simple écrivain.
L’unique élection dite démocratique en Algérie a failli porter les islamistes au pouvoir. Croyez-vous que nous soyons assez mûrs aujourd’hui pour un exercice démocratique sain en Algérie, sans que cela débouche sur une nouvelle guerre fratricide ?
L’Algérie n’a d’autre issue pour se développer que la démocratie. Mais si elle veut utiliser la démocratie pour porter l’intolérance au pouvoir, elle peut évidemment le faire, mais en ce cas, elle se suicidera en tant que nation porteuse d’espoir ! Personne d’autre ne pourra faire ce choix à la place des citoyens.
À quelques semaines des présidentielles, quel regard portez-vous sur la situation politique en Algérie ?
J’éprouve un dégoût fasciné devant la facilité avec laquelle la quasi-totalité de l’opposition s’est mise au service du pouvoir. L’argent peut tout, et il le démontre ici brillamment.
Un mot sur votre prochain roman, et pourquoi le choix du Canada pour l’écrire ?
Je termine actuellement un long roman qui sortira en septembre prochain chez Fayard. Dans ce roman, comme dans la plupart de mes livres, s’entrelacent les fils récents et passés de l’histoire de l’Algérie. Je prépare, parallèlement, un recueil de textes qui fera suite aux Chroniques de l’Algérie amère publié il y a déjà quelques années.
Un dernier mot ?
Il n’y a jamais de dernier mot pour un écrivain.
Entretien réalisé par Fayçal Anseur
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Bonjour !
La démocratie véritable n’est pas forcément les échéances élèctorales mais le droit à la déffirence dans l’équilibre du bras de la balance entre le poids, la mesure et les marchandises pouvant faire de tels équilibres chacun selon son éffort et son mérite.
Mais la démocratie n’est pas également le désordre et l’anarchie y compris dans nos propres foyers, nos maisons. Nous ne devrons absolument pas nous transformer en équidés (chèvresà). Pardonnez moi pour l’utilisation de ces termes.
La démocratie elle est plutôt des régles élèmentaires claires et précises communément élaborées par des élèments de droit de par leurs légitimités reconnues comme telles par la collectivité toute entière. Les compétences, les qualifications animés d’un esprit de tolérance, de ses capacités d’attribuer des récompenses en reconnaissance de cause et de unitions lorsque cela est nécéssaire, objectif et intellectuellement bien intentionné ? Peut-il le faire sans encadrement ?
Bonjour,
En gros, je serais plutôt d’accord avec vous. J’ajouterais qu’une des règles essentielles de la démocratie n’est pas seulement le respect de la majorité, mais et aussi (je dirais: surtout) le respect de la minorité. La manière dont les minorités (politiques, religieuses et autres) sont traitées est le test clé pour juger de la réalité de la démocratie dans une société !
Anouar Benmalek
Bonjour !
Voyez-vous que nous nous rapprochons de plus en plus par cette discussion franche et loyale parcequ’elle est objective et non sublective.
L’Algérie constitue et recèle des richesses maritimes et continentales variées. Pourquoi ne pas s’inspirer de cette réalité naturelle, culturelle universelle eu égard aussi à sa position géo-stratégique objets des convoitises dont elle avait été victime d’elle-même par les fautes commises par les siens dans leurs relations avec eux-mêmes tout d’abord, entre eux-mêmes et avec les autres ensuite et enfin à travers l’histoire ?
Pratiquons – nous les religions pour et par amour de Dieu, des craintes de Dieu et pour le visage de Dieu ou alors nous le faisons pour ses Prophétes de Adam et Eve jusqu’à son dernier envoyé Mohamed que son Salut soit sur Lui et ses bénédictions sur tous ceux qui l’ont précédé ? Qui est Créateur des cultures et des langues en tant qu’outils de communications entre ses créatures ? Est-ce-qu’une langue pourra être la langue d’une autre langue ?
Respecter les créatures utiles c’est respecter Dieu auquel nous nous soummettons. Le débat reste ouvert puisque moi je ne maîtrise pas la totalité des sciences divines et ne suis pas universitaire spécialisé dans ce domaine extrêmement sensible. Je suis l’ignorant et j’apprends des choses utiles et veux contribuer à transmettre si je connais une poussière d’un quelque chose seulement par ce multialogue.
Rm Benmalek,
la démocratie dans les pays dits démocrate, est une tradition de longue date, parfois elle remonte à l’antiquité grecque et romaine. Alors penez-vous que les algériens sont assez matures pour assumer cette responsabilité qui requière de la clairvoyance? Des observateurs avancent qu’un monde arabe démocratisé serait un monde islamisé ? êtes vous d’accord avec ce pronostic ?
Merci
Bonjour,
quelles solutions pour sortir de la crise algérienne en matière de démocratie?
Bonsoir !
Si je contourne ta question par les deux scénarios suivants comme étude de cas, quelle réponse me donnezriez-vous ?
Quelqu’un qui dispose d’un permis de conduire à qui l’on confie une vieille voiture, pourra-t-il la conduire en allant à bonne destination sans grand risque oui ou non ?
Et celui n’ayant pas de permis de conduire et à qui l’on confie une nouvelle voiture haut de gamme, pourra-t-il la mener à bon port ou station sans grand risque oui ou non ?
Si la religion musulmane est la dernière conféssion révélée par rapport à celles qui l’on précédée, la conscience universelle accéptera-t-elle à ce que cette dernière soit la plus vétuste ou la plus rétrograde que les premières ? Notre problème à nous algériens est en nous-mêmes pas dans la religion en tant que morale pour la simple raison que nous nous respectons pas les uns les autres en ce qui concerne les reconnaissances des qualifications et des compétences d’une part et d’autre part nos manques de cultures de coordination, d’esprit de responsabilité et de collégialité à travers des contre-pouvoirs qui consistent à favoriser les équilibres dans le fonctionnement des choses. L’Iran lance sa révolution en 1979. Quel résultat obtient-il aujourd’hui ? En 1978 l’Algérie était trés forte en interne et sur la scène internationale parvenant même à résoudre un grand problème entre l’Iran et l’Occident. Pourquoi n’est-elle pas capable de se réconcilier avec elle-même par la tenue d’un grand congrés coiffeur de tous les autres congrés d’organisations partisanes ou d’organisations de masse typiquement exemplaire à celui de la Soummam en 1956 lors de sa guerre de libération nationale en pleine insécurité et malgré l’absence de certaines personnalités ou de représentations de certaines régions ? Seul le manque de volonté responsable fait frein à de telles choses. L’Algérie de par sa position pourra concurrencer les plus grands pays car elle en a les moyens appropriés tels que la commente un camarade citoyen : ” un continent dans notre pays et non pas notre pays dans un continent.”
Chers M. Observateur et M. Ahmed,
Les Algériens sont en face d’un dilemme, et seuls eux peuvent le surmonter : soit ils utilisent la démocratie pour améliorer la vie politique, économique et culturelle de leur pays, soit ils en font un outil de régression de leur nation en votant pour les partis les plus extrêmes.
Si les Algériens font le choix de la régression, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
Il n’y a pas de recette miracle pour accéder à la démocratie. L’envie d’être démocrate, c’est-à-dire de considérer que chacun a le droit de s’exprimer librement, sans que cela ne mette en cause sa qualité de citoyen ou , pire, sa sécurité physique, est déjà un grand pas en avant. En tant que nation, nous avons encore fort à faire dans cette direction.
Cordialement,
A. B
Cher camarade Benmalek !
Voilà que tu as fini par retrouver le vrai astuce. Que veut l’aveugle dit l’adage ?
Qu’est-ce-que le terme représentant authentique de telle ou telle chose veut signifier ? Par exemple pour contracter une dette avec quelqu’un(e) le fait-on avec la personne qui doit assumer la charge du remboursement à charge sous forme de garantie personnelle, financière et matérielle ou alors devra-t-on faire endosser cette responsabilité civique ou civile à la personne non associée à la décision d’accord bilatéral ou conventionnel initial ? Qui est responsable le chef de famille ou la chefesse de famille si elle est qualifiée, compétente dans la gestion d’un ménage avec les partenaires sociaux extérieurs ou alors ce sont les enfants qui feront de telles assumances sans faire associer leurs parents et en cas de litiges ce seront ces derniers qui paieront à la place des premiers ? De telles choses dans la conduite d’une collectivité ou d’une nation encore plus, sont sérieuses. On ne joue pas avec comme on joue avec la tête d’un serpent ou du feu lorsque le qui de droit dans l’incarnation de telles lourdes missions assume de telles responsabilités à charge et exerce l’autorité à décharge. J’entends sur une chaîne de télé, la préoccupation des européens des failles ou des bavures que font les sociétés privées de sécurités raison pour laquelle, il y a lieu de réfléchir sur la façon de faire pour les réglementer conventionnellement à la lumière des américaines qui opérent en Irak (…) en soulevant par toi ce souci de la sécurité du ou des citoyens. Ce ne sont absolument pas les adversaires politiques qui posent problèmes mais plutôt les trahisons internes.
Cher Mr Benmalek,
merci d’avoir eu la gentillesse de répondre à mes questions. Néanmoins,ce que je voulais savoir concerne le comment arriver à inculquer le comportement démocratique (gestes et réflexions)à des citoyens algériens qu’on a exprès maintenus dans l’ignorance de la chose démocratique ? Autrement dit, peut-on laisser l’avenir d’un pays entre des citoyens vulnérables idéologiquement, sans au préalable les imprégner des véritables avantages que permet la démocratie, comme les pires dangers que celle-ci pourrait provoquer ?
Merci encore pour votre présence dans cet échange
Bonjour Mr Benmalek,
Les standards moraux et politiques des pays « civilisés » auxquels vous faites allusion, deviennent obsolètes devant leur grossières aliénations de la dignité humaine qui sévit à travers ce monde où les pyromanes sont déguisés en pompiers, les armuriers en pacificateurs, les trafiquants en désintoxicateurs, les prédicateurs en exploiteurs et où l’argent a pris le pas sur toute autre considération.
La polarisation accrue du monde accentue la domination et le pillage des richesses du sud de la planète et cela se déroule en toute impunité, sans se soucier de l’avenir des peuples qui sont hélas, tributaires de leur système corrompus et en pâtissent à force de se battre contre les murailles d’enFER pour s’en émanciper.
Ces ex empires coloniaux complices de ce qui nous arrive avec leur politique des trois singes sans oublier le fait qu’ils assument hypocritement leurs responsabilités, en se cachant derrière un simulacre démocratique et la bannière des (droits de l’homme) jusqu’à procéder à l’emprisonnement arbitraire, voir la chasse des sans papiers comme l’a bien dit Fayçal à propos de l’histoire de l’Espagne qui se répète.
Notre monde est secoué par de gigantesques faillites où la mondialisation (mendiant lisation) de la planète envahit les marchés.
En atteste vivement la guerre, le fanatisme, l’instrumentalisation de la peur, les préjugés et, surtout, les discours à double tranchants transmis par des MERDias au service du lobby fasciste.
A défaut de dénoncer l’acquiescement du peuple qui à perdu toute confiance, il serait à mon avis plus honnête d’inculper l’indigence d’esprit des pseudo-démocrates laquais qui mangent à tous les râteliers.
Où sont les leaders émérites à l’intégrité chevaleresque, capables de dénuder des rois ?
Où sont les HOMMES à la vertu inébranlable, aptes à affronter les tempêtes et à régénérer l’espoir à une jeunesse et à un peuple meurtris ??
Les manœuvres du cabinet noir qui maintient un président grabataire aux commandes en visant un mandat à vie et à mort, ne cessent de sacrifier les Algériens en les jetant dans l’abime au fond du purgatoire.
Ils ont malheureusement réussi à innover dans un nouveau genre d’Algériens mutants, qui sont devenus des ombres errantes, aux âmes creuses et dont la vie est creuse sans aucune perspective, jusqu’à les transformer en bombes humaines et en harragas.
La papelardise des islamistes et la pénurie des démocrates les revigorent et les encouragent à occuper le terrain et à embrigader les somnambules qui ne cherchent qu’un réconfort ou une lueur dans la noirceur des déboires et pour lesquels il ne reste que l’imploration de dieu pour trouver un sens, une paix intérieure et une forme d’exorcisme providentiel.
Contrairement à ce que vous dites, l’âge d’or à bel et bien existé, où l’Europe stagnante s’est ravivée au contact d’une culture arabe vigoureuse dans un cadre idéal de coexistence et de tolérance permettant aux cultures d’être fécondes, ce qui fut incontestablement une période jalonnée de prouesses inouïes dans tous les domaines.
Ce qui explique que cette époque témoigne du fait que la religion ne représente nullement un obstacle pour l’épanouissement de l’individu, en revanche, elle ne peut que l’aider à s’élever à se sublimer pour être en mesure d’aller jusqu’en Chine pour chercher le savoir dans le but de relever les défis.
Sachant que la démocratie est une caractéristique de notre culture (tajma3t) pratiquée autrefois dans les villages Amazigh et particulièrement en Kabylie, peut être que le fait que celle ci coule dans nos veines de façon séculaires, un jour, qui sait, nous allons peut être réussir à l’arracher pour rendre à « Anzar » ce qui appartient à « Anzar ».
Voici une preuve parmi tant d’autres sur le terrorisme intellectuel des MÉDIOcraties Occidentales sous l’égide d’une politique dépourvue d’éthique
http://www.youtube.com/watch?v=3osvZo8hL1U&feature=channel_page
http://www.youtube.com/watch?v=SHapVD8v-A8&feature=channel_page
Merci pour votre disposition Mr Benmalek.
Il me semble quand à moi que c’est la mise en perspective de la démocratie avec les identités et les appartenances que se trouve la clefs su dilemme algérien. L’Algerie est scindé en deux d’un coté les kabyles qui se sont approprié cette idée de la démocratie voir qui s’en réclame à tort ou à raison comme les premiers depositaire et une forte majorité de croyants qui rejette tout ce qui vient de l’occident y compris la démocratie. C’est un peu caricaturale comme schéma mais il me semble que c’est au milieu des cette tension que va se créer quelque chose. L’Algérie en tant que nation n’a jamais existé.
Ce sont les région comme la kabylie, l’aures, le constantinois … qui incarne une certaine unité.
C’est sur ce terreau des appartenance et des représentations qui leur sert de locomotive que doit se battir l’avenir de ce pays.
Qu’en pensez vous ?
Je trouve que c ‘est prétencieux et exubérant de qualifier les personnes quand bien meme respectables, que vous invitez d’intellectuel.Si j’étais à votre place je me serais contenter d’énumérer les travaux de ces personnes et leurs domaine d’expertise.
une conception plus ou moins avouée dans le subconscient social que celui qui a réussi à accéder au contrôle de l’État a gagné le « Pouvoir » au sens magique du terme
très juste ce que vous dites mais a mon sens vous n’expliquez pas ( ou vous n’osez pas expliquer cette attitude qui a son fondement dans ce j’appellerai la penser religieuse ou la religion tout court …car a mon sens ( et je sais que c’est votre avis aussi) tout le problème des pays arabes vient de la…. cette incapacité a se défaire intellectuellement de la pensée magique euh!! religieuse aussi bien dans les actes de la vie quotidienne que dans l’expression de de sa qualité citoyenne ( liberté de penser d’agir de réfléchir ) . d’autant plus et c’est la force des pouvoirs arabes ( qui eux ont compris quel rôle il doivent faire jouer aux religieux pour endormir les gens ) ne ne se prive pas de surenchère religieuse ( application chariaa , interdit de toutes nature …et menaces sur les “déviants” ) ….le sujet est vaste…
il faut arrêter de jouer avec les mots, franchement, Mr.Benmalek a raison dans le fond de son analyse.Après toutes ces années de terreur et de manque de démocratie et des libertés fondamentales, de partis comme d’autres, en continue a plongé nos têtes dans le sable.Moi je commence vraiment a perdre espoir que la société algérienne trouve un jour le chemin de la liberté et de la démocratie, peut importe ce que signifie ce terme,et je pense que nous les algériens on a plus tendance à accepter un régime talibane, qu’une vrai démocratie!!! le mal est en nous, bref on ne veux pas que ca change.point à la ligne, c’est la réalité qui le dit!!!
Bonsoir !
Oui t’as raison de dire ça. Le mal est en nous. La démocratie et les libertés fondamentales veulent-elles dire seulement changement des hommes au pouvoir ou leur reconduction dans l’assumance de celui-ci ?
Le discours d’autrefois consiste à dire qu’une poignée d’européens s’accapare de toutes les richesses du pays au détriment de la majorité des habitants originaires de celui-ci. Aujourd’hui y a-t-il de la justice sociale ou non ? Peut-on vivre communémente en sociaté sans régles du jeu claires et précises ? Que veulent interprêter les termes comme populistes et société qu’exploitent dans leurs interventions des partis se disant pourtant comme étant socialistes ? Protégent-ils leurs militants ? Rendent-ils des comptes de tout en pleinière et les demandent-ils ? Les autres sur quelles bases pourront-ils faire fonctionner les choses ? Une difficile situation de violence.
on voit que vous ne vivez pas en Algérie Mr. Amarouche,la date et l’heure de votre message l’indique, ce n’est pas un jugement, mais que les choses soient claires, tant que la société ne veut pas changé avec ferveur, on commencent par changer les mentalités et s’ouvrir aux autres,on avancera jamais!!on vit complètement isolé du monde qui nous entoure, meme la crise mondiale nous a pas touchée “ya m’haynek”!!!pas d’espace culturel. .ni cinemas, ni bibliothèques, ni jardins publics, tout est interdit, les hommes et les femmes vivent séparément,comme des ennemis ou la méfiance bat son apogée, aucune communication au seins des familles.on survit Monsieur, on vit pas!!!
Bonjour !
Oui, nous vivons presque comme des ennemis dans toutes les structures sociales. Qu’est-ce-quêtre amis et qu’est-ce-qu’être ennemis à ne pas confondre avec adversaire ? Lorsque nos propres foyers redeviennent la cible des attaques extérieures par des complicités internes en ce qui concerne les manques de cultures de soudures pour rendre des comptes à celui qui finance tout le fonctionnement d’un ménage et qu’au lieu de cela l’on lui préfabrique des coups en s’engageant sur des chemins incertains aux conséquences desastreuses dans certains foyers conjugaux tout d’abord.
Oui, j’ai les pieds à Moscou et le coeur à Waschington pour oublier tout ce mal. Vas-y de temps en temps assister aux audiences publiques et aux différentes plaidoiries dans un quelconque tribunal pour constater les choses en qualité d’observeur pour voir les profondeurs des malaises. Comment changer, qu’est-ce-qu’il faut changer et dans quel sens changer ? Même amener un autre à la tête de quoi que ce soit, je ne crois pas que les choses se feront assez bien. Cependant, il fallait aller voir comment que les choses se passent d’un tribunal à l’autre pour constater au moins si les lois d’une même et seule république sont respectées harmonieusement respectées de la même façon. Siéger aux APC, aux APW et critiquer un pouvoir n’est-ce-pas une contradiction quelque part ? Une seule et même affaire jugée plusieurs fois de suite mais qui s’éclate en plusieurs dossiers consistant à faire des affaires dans une seule et même affaire, en
combien d’années de prison cela coûtera pour un accusé présumé qui en avait déjà payée la même faute mais avec des habillages différends ? Où est la politique de réhabilitation sociale ? Sur quelle base se fera la politique de réconciliation nationale ? Le proverbe dit : ” pour faire la paix, il faut préparer la guerre.” Bien ! Est-ce-qu’il n’y a pas assez de bagarres, de disputes, de luttes et de guerres ? Combien coûtera tout ça ? Que redeviendra le cerveau ? Qu’est-ce-que la neutralité, l’indépendance de telle ou telle institution extrêmement sensible ? Le désordre et l’anarchie sont-ils des élèments outils de la démocratie et de la liberté ? Un autre proverbe dit : ” les français ont des idées. Les américains les appliquent.” Que fera-t-il celui qui n’a pas d’emploi, d’argent pour se soigner, se défendre dans les juridictions ? L’isolement est quelque chose de trés difficile à entendre. A le vivre représente quel
degré ? Non assistance à personne en danger c’est quoi ? Un civil sans protection veut dire quoi ? Est-ce-que c’est par les fusils seulement qu’il faut se défendre ? Oui une institution n’est pas et ne peut pas être la propriété d’un individu pour lui permettre de la confisquer. Mais une fois terminé son mandat pour l’assumance d’une mission qui lui avait été confiée au para avant, ouvre-t-il droit auprés de son institution de le défendre en cas d’attaque pour lui solder les comptes de ses antécédents colorifiques politiques ou non ? Il y a beaucoup de contradictions et d’autres questions nombreuses restées sans réponses. Tirer avec des balles réélles à voir les télés un peu partout sur la foule, que faudra-il faire dans ces cas extrêmes d’abus par ci et de bavures par là ? Merci pour tes observations.
Bonjour,
Je vous propose cette contribution au débat sur la démocratie en Algérie. C’est une interview que je viens juste de donner à ce propos à Berbère Tv. L’adresse en est la suivante:
http://www.wat.tv/video/7-18-2eme-partie-19q2k_12yuo_.html#mediaDownload_
c’est le peuple qui en est responsable de son sort.les systemes arabes (excepte ? le liban)ne changerons jamais.a moins que se soit pour le pire.si les peuples veulent evoluer vers le bien il faut d’abord qu ils renoncent a la hogra entre eux .
En démocratie véritable, il n’y a pas, structurellement, une minorité qu’il faut respecter (la démocratie respecte l’HOMME) et une majorité, mais un peuple souverain. En effet la majorité d’aujourd’hui sera la minorité de demain, au nom de l’altérnance. Sinon,je partages toute vos convictions relative au devenir de notre pays. Autre chose, arretez de nous traiter d’arabes. Nous sommes algériens, magrebins et africains dominés par un pouvoir islamo baatiste.
Comme je l’ai ecrit sur facebook….Vous etes tous (et toutes) extraordinaires…et plus ou moins adeptes de la Democratie telle quelle..et ouverts (tes) a la “Democratie” dans le sens large et d’opinion du terme
La maintenant …en debatant…en exprimant vos opinions , vous faites la Democratie, vous etes la “Democratie”, vous participez a sa creation… la “Democratie” ce n’est pas seulement l’art de pouvoir afficher son opinion en public, ou la liberte de pouvoir dire ce que l’on veut, quand on veut… et exprimer partout (et a tous) ses propres opinions quels qu’ils soient.
C’est aussi et surtout l’Art” et le Pouvoir” de laisser “l’Autre” dire son opinion &d”Accepter” son opinion meme si on le la partage pas. C’est l’Art et le Pouvoir de savoir “ECOUTER” l’Autre (sans l’interrompre a chaque fois) et ce dans la Civilite, le Respect de chacun et dans toute sa Sagesse.
La Sagesse a le laisser parler quand il parle, de lui repondre dans la civilite avec un respect reciproque. Cette discussion serieuse et profonde des idees ou questions de l’heure et cet echange d’opinions partagees ou contraires constituent le beaba du ” Vrai Debat Democratique “.
Car la Democratie ce n’est pas seulement la politique, le gouvernement, les Partis d’opposition, les elections a exiger, le vote etc… La Democratie est la base sur laquelle repose toute societe qui s’aime, se respecte et s’honore de ses qualites humaines.
La Democratie c’est apprendre a vivre ensemble et s’accepter avec nos differences et avec nos opinions meme quand elles sont contraires contraires et que rien nous oblige a partager.
La Democratie c’est de laisser l’autre parler, dire son opinion, de l’ecrire, de la publier ou de la partager meme si on n’est pas d’accord avec. La Democratie c’est la liberte pour tous (toutes) de donner leur opinions, de les exprimer, de les defendre…de les debattre sans avoir a les imposer a quiconque par la force ou la terreur.
La Democratie en un mot est “un Art et une Qualite Uniques” qu’on devrait nous enseigner a tous et a toutes et qu’on devrait nous enseigner a l’ecole ou apprendre a la maison des notre plus jeune age. On devrait apprendre a “Ecouter” l’autre, a le “lire” mais surtout apprendre a “le Laisser Parler”, et ecouter ce qu’il ou elle a dire, ecouter leur opinion, ecouter leurs arguments, les discuter, exprimer votre opinion en retour, debattre avec eux, partager leurs opinions ou les rejeter mais dans la Civilite, dans le Respect.
La Democratie est un Droit Humain inalienable. Il faut apprendre jeune, a commencer par chez soi les bonnes manieres qui sont de laisser l’autre parler, le laisser dire ce qu’il pense ou ce qu’il croit, l’ecouter, lui expliquer ou s’expliquer s’il le faut , quand il le faut sans descrimination d’age ou par la negation.
(..Eskout 3alia enta ssghir ouach ta3ref…Il comprend pas il est jeune..(!!!)..), ou de sexe comme par example (…Eskouti 3alia n’tiya…dork wouliti ta3arfi…” – c’est une femme elle sait rien (!!!)…) ou alors (…Ta3raf kheir many…??? … Tu connais mieux que moi..)…, etc… les examples sont infinis.
Ensuite a l’Ecole, Il serait complementaire d’ apprendre a laisser l’autre parler, de laisser l’eleve parler, l’ecouter donner son opinion, le laisser dire son idee sans avoir a l’interrompre a chaque fois, a le chahuter ou lui dire de la fermer (comme ca se faisait souvent en tout cas dans mon ecole…).
Prenons le temps de s’ecouter l’un, l’autre jusqu’a la fin de nos discours pour bien comprendre et saisir l’ idee pour mieux la discuter et la debattre. Cet apprentissage est simple, gratuit, faisable et certainement tres educatif et benefique pour tous. Apprendre a ecouter l’autre a la maison, en voyage, dans la rue, au boulot, a la television, dans un debat, etc. – L’Algerie n’en beneficiera que d’autant.
Donc la Primaute pour instituer la Democratie en Algerie est tout simplement de commencer a l’apprendre tout jeune, de saisir son impact et son importance a travers l’education familiale et celle de l’ecole et de grandir avec en s’ameliorant toujours, et affirmer sans equivoque la tolerance de l’autre ou des idees.
On apprend ainsi a parler avec l’autre, a parler a sa famille (son pere, sa mere, sa soeur, sa femme….), a parler a ses enseignants (tes), a parler a ses elus ( a son maire, a son depute,..), a parler a son entourage ou a s’exprimer dans les reseaux sociaux……
On apprend a les ecouter tous et toutes. On apprend aussi a accepter leurs opinions dans toutes leurs differences. On apprend surtout a connaitre et comprendre l’autre en debattant et discutant ses opinions reciproques mais dans le dans le calme, la tolerance, le respect, la civilite et l’acceptance de nos differences…
Said
En Resume…Mr Bemalek a exprime son opinion, ses idees , son interpretation des choses…Elles sont les bienvenues ..elles sont debattables…pas partagees peut etre..mais l’essentiel c’est que ca ouvre un debat sur la Verite Democratique en Algerie et ailleurs (en particulier dans le monde arabe). Ceux qui cherchent a debattre ces idees, commentairesetc…ne feront qu’enrichir le debat. Par contre certains commentaires surtout sur facebook restent des attaques personnelles qui n’ont rien a voir avec le debat de la democratie en Algerie, et ne sont nullement des des opinions sur le debat, mais des jugements plutot tres malvenus si on veut rester Democratiques dans nos debats…dans la tolerance de l’autre.
Y A TIL UNE DEMOCRATIE DANS UN ETAT D URGENCE ????????????????
En parlant de démocratie et de démocrates, je voudrais tout d’abord citer deux personnages qui donnent leurs avis sur le sujet :
« Le principe démocratique a contribué à l’affaissement de la civilisation en empêchant le développement de l’élite. »
Alexis Carrel (l’homme cet inconnu).
« Je ne crois pas que la démocratie amène le développement. Je crois que ce dont un pays a besoin pour se développer, c’est de la discipline plus que la démocratie. La démocratie poussée trop loin conduit à l’indiscipline et au désordre, qui ne sont pas de bons facteurs de développement. »
Lee Kuan Yew (1992) –Artisan de la politique économique de Singapour
Pour notre pays, je ne crois pas que l’on puisse aboutir à des résultats en se rassemblant autour de slogans qui ne mobilisent pas le peuple. Notre peuple est musulman et a besoin de se rassembler autour de personnes qui le guident vers ses idéaux.
Une définition de la démocratie qui pourrait faire beaucoup de bien à notre pays est celle de Hafidh Ibrahim :
« La meilleure définition de la démocratie est celle qui lui donne comme but que les hommes soient égaux et ne se différencient que par leur le travail utile ; qu’il soit dit au bienfaiteur : tu a bien agit et au malfaiteur : tu a mal fait ; et que les hommes soient estimés pour leurs compétences et non pour leurs rangs. » Hafidh Ibrahim .
En ce qui me concerne, je crois qu’il ne faut pas persister à vouloir copier des systèmes qui ne fonctionnent pas chez nous et qui sont même critiqués par ceux qui les ont inventés. En s’inspirant de l’histoire de notre Oumma musulmane et des pays musulmans qui sont en train de réussir (Malaisie par exemple) on peut adopter le système qu’il nous faut pour trouver notre place parmi les nations développées.
Cette phrase que j’ai trouvé parmi mes notes (et dont je ne connais pas l’auteur) est un exemple qui se rapproche le plus à ce que j’aimerai voir se développer comme système en Algérie : je cite : « La djemaâ est l’unité de base de ce que doit être la démocratie dans notre pays. Ni le multipartisme, ni le suffrage universel ne sont valables chez nous. A partir de la djemaâ, par représentations pyramidales successives, on arrive à la représentation nationale qui, elle, en son sein désigne le collège exécutif. De cette manière, nul ne peut accéder à la représentation nationale s’il n’a pas été agréé au sein de sa djemaâ de base. »
Si on analyse le système de la djemaâ , on découvrira qu’il est bien meilleur pour nous (dans la situation actuelle du pays).
Et pour conclure avec un sourire, je cite cette phrase de Mohamed Fellag :
Chez nous, il faut deux systèmes : la démocratie et la dictature pour surveiller cette démocratie.
Mohamed Fellag (journal Liberté du 5 janvier 1997).
Mohamed Chérif K.
Vous etes pleinement dedans la maintenant…vous etes la “Democratie” …a vous lire , a lire vos commentaires, vos points de vue si proches ou si differents et a les debattre en public, de constater que vous vous lisez et vous vous repondez dans la civilite, dans le respect chacun son tour …Vous etes la democratie… vous lire et suivre vos debats et commentaires est un plaisir pour mes yeux et la joie dans mon coeur d’Algerien… it’s just a beginning ..!!! et c’est un excellent debut… il faut le reconnaitre…Il faut surtout continuer dans ce sens…ecrire, lire, parler, ecouter, debattre l’autre, discuter son opinion avec l’autre, s’ouvrir au debat et accepter l’opinion de l’autre (en tant que telle) etc…l’Algerie n’en sera que plus Democratique et plus agreable a vivre. Vous aurez tous ainsi participe a la mise sur rails de la Democratisation de cette Algerie tant baillonnee. Merci d’abord a ceux qui ont ouvert le debat sur le sujet. Merci a tous (toutes) qui ont ecrit sur ce mur et exprimer leurs points de vue sur le sujet. Merci surtout d’avoir permis a des dizaines ou meme des centaines d’autres Algeriens et Algeriennes , ainsi qu’a moi meme , de pouvoir ainsi les lire, les penser, les reflechir , les debattre, donner ainsi nos opinions et faire nos propres constats meme en silence. Le debat reste ouvert. Sa lecture est infiniment conseillee et le debat reste a suivre….