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Les groupes français boudent l’Algérie

Poste par juin 7th, 2010 categorie Economie. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Print This Post Print This Post

«Algérie : opportunités d’investissements stratégiques.» Tel était le slogan, en forme d’appel du pied, de la 43e Foire d’Alger qui se clôt ce lundi et à laquelle ont pris part 835 sociétés -dont 76 françaises venues de 40 pays. Les opportunités, ce n’est pas ce qui manque en Algérie. Un pays où seules quatre entreprises étrangères se sont installées l’an dernier, contre 102 en 2008, selon une agence gouvernementale. Un désamour qui s’explique par les tours de vis protectionnistes mis en place par le législateur.
Tout commence fin 2007, quand le cimentier français Lafarge s’installe dans le pays avec le rachat d’Orascom Cement, une entreprise égyptienne. Non consulté, le gouvernement algérien se sent trompé et impose en juillet 2009 un partenaire local majoritaire à 51% aux entreprises étrangères désirant s’installer. Résultat : l’Algérie n’attire plus les investisseurs venus d’ailleurs à l’exception de Macif Assurances arrivé il y a un mois.
Récemment, le pays a durci les conditions d’importation de marchandises. Depuis mars, les entreprises doivent avoir une licence pour que leurs biens passent les grilles du port. «Ces mesures sont faites pour favoriser l’esprit d’initiative de nos entreprises et le développement de nos PME, défend Hamoud Benhamdine, directeur général de l’investissement au ministère de l’Industrie. Elles permettent également aux entreprises étrangères de partager le risque d’investissement, ce qui est une bonne chose en période de crise.» À défaut d’attirer de nombreux investisseurs, ces lois conviennent parfaitement aux entreprises ayant fait dans le passé le pari de l’Algérie.

«Un vrai potentiel»

C’est le cas de Granit Négoce (groupe Axéreal). Présent depuis 2001, ce vendeur de blé et de grains réalise aujourd’hui un tiers de ses 725 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le pays. Installé dans la banlieue d’Alger depuis sept ans, Jean-Jacques Daniel, gérant de la Société méridionale de caisserie, commente : «Pour moi, cette loi c’est l’idéal. Nous sommes seuls sur le secteur des palettes. Quelle PME concurrente peut se permettre de s’installer dans les conditions actuelles ?» Même son de cloche chez le biscuitier Lu, où le directeur général Claude Joly a monté une usine en 2007. En trois ans, l’entreprise est devenue le numéro deux du secteur, s’appropriant 28% de part de marché et créant 450 emplois. «La consommation de biscuit est, rapportée au nombre d’habitants, la moitié de ce qu’elle est en Tunisie. Il y a un vrai potentiel, mais les entreprises doivent s’adapter aux règles du pays.»
S’adapter, c’est précisément ce qui est demandé depuis près d’un an à Axa Assurance. L’État algérien exigerait de l’assureur qu’il crée un joint-venture, alors qu’il s’est installé plusieurs mois avant la réforme imposant un partenaire local. Le groupe ne bénéficie toujours pas d’autorisations pour déployer son réseau. De quoi semer le trouble chez les investisseurs pourtant attirés par un pays qui devrait enregistrer une croissance de 4,6% cette année selon le FMI. «Il faut savoir se montrer patient, conseille Hamoud Benhamdine. Il y a eu une période d’écoute avec les milieux d’affaires. Des textes d’application manquent, beaucoup de choses seront bientôt réglées.»

Le Figaro


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8 Reponses “Les groupes français boudent l’Algérie”

  1. A.Mazouzi dit :

    Il n’y a pas que la France dans le Monde…heureusement.

  2. thouma dit :

    c’est normale cette tendance, imaginez vous investisseur étrangé interessé par le marchet algerien, d’un coté nous avons d’énormes oportunités, de l’autres d’énormes fluctuation de la législation, des pouvoirs publiques, des changement de cap stratégiques dans la maniére de s’associer avec des partenaires étrangers, moi j’irrai voir ailleur faire peut etre moins de profit mais plus sure à long terme, le constat est amére je sais, mais si vrais.
    mais je ne suis pas d’accord sur un point, laisser entendre que les dernieres sorties de ouyahia avec ces nouvelles mesures restrictives, et nationnalistes feront avancer nos societes publiques qui par magie deviendraient compétitives et compétentes, c’est du pure monsonge, ce n’est pas avec un ingenieur a 20000 da tout juste et des cadres poussiereux que cela risque d’arriver, et ce n’est pas en monopolisant le marchet que la qualité risque de s’amélioer, la réalité est que ces entreprises étrangéres donnes du travail a nos jeunes, des formations un avenire, un bon salaire meme tres bon comparé au niveau médiocre de nos jeunes diplomés, on nous dis qu’elles les font travailler trop, si travailler 08 heure par jour est devenu trop pour l’algerien, c’est le comble ! !
    laissons qui ils veut s’implanter ici, avec une législation rigoureuse mais juste et rationnelle, et sur tout stable, des loi flexible, qui peuvent s’adapter aux circonstantes, et en consultation avec les partenaires economiques, acceptant le principe que l’investisseur est là avant tout pour faire de l’argent, alors aidons le a y arriver, pour y gagner aussi, en emploi, savoir faire, concurrence, dynamisme economique . . . . . nous avons tout a apprendre.
    l’état doit etre présent en force, mais pas formcement comme actionnaire majoritaire, mais comme garant de l’investissement, soit publique ou étranger.

  3. Ces fainéants de latins! viennent surement pas pour des grand chantier comme le tgv ou construire des stades comme le stade de françe mais ils viennenent installer leurs petite entreprise et gagner de l’argent façile, toutes en voyagent en première classe entre alger et paris etc.. j’aime la vie.

  4. Sahraoui dit :

    Il faut être très vigilant et exigeant si développement veut dire acheter, acheter et acheter des objets, des services … et je ne sais quoi encore … c’est cuit…

    Il faut absolument co-opérer et développer soit même notre savoir faire, inventer, vendre aussi … pas du blé ou du pétrole mais des meilleurs stylos, meilleurs, machines, meilleurs … c’est la seule manière d’exister

  5. rim-k dit :

    c’est une bonne chose on ne va pas chialer pour ça
    esperons que les entreprises chinois ou autres transferons leur teechnologie

  6. Sahraoui dit :

    En effet, Il n’y a aucun complexe à se faire… l’avenir est et s’écrit avec un grand A : Algérien, Asie du Sud Est, Indien, … et dans une certaine mesure certains pays du Golf qui investissent massivement dans l’éducation et la science comme semble faire l’Algérie maintenant. Espérons que tout le monde joue le jeu.

  7. mazal dit :

    Les groupes français ne sont pas les seuls performants dans le monde. Le choix est immence et varié, d’autres pays plus sérieux sont légion et qui s’impliquent d’une manière économique avec leurs partenaires d’une manière honnête et non paternaliste…alors bon debarras pour fafa.

  8. radouene23000 dit :

    l’argent de l’Algérie reste ici, c’est notre pays, notre business, notre gâteau ..
    les étrangers aller voir ailleurs
    je peut sortir la tète haute et dire que l’étranger doit me demandé permission avant de cligné des yeux dans mon bled :) )

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