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Ibn Khaldoun Dans la nature innée des hommes se trouve le penchant vers la tyrannie et l oppression mutuelle

Hydrocarbures et logiques du pouvoir en Algérie de 1963 à 2010

Poste par sept 6th, 2010 categorie Algérie. Vous pouvez suivre les reponses via RSS 2.0. Vous pouvez commenter et trackbacker cet article Print This Post Print This Post

Deux ouvrages intéressants qui méritent débats viennent de paraitre entre juin et septembre 2010 en France (1) sur un sujet brulant d’actualité, les liens entre la rente des hydrocarbures en Algérie et les politique socio-économiques, renvoyant à la nature du pouvoir en Algérie , rejoignant mes contribution produite entre 1993/1995 et reproduite dans un de mes ouvrages (2). Je ne saurai trop insister que l’économie, comme nous l’ont appris les grands classiques de l’économie Adam Smith, David Ricardo, Malthus, JB Say, Karl Marx et plus près de nous Joseph Schumpeter et Keynes, est politique et que l’histoire fondement de la connaissance ne se découpe pas en morceaux, existant des imbrications dialectiques au cours du temps. C’est l’objet de cette modeste et brève contribution.

1- La période de 1962 à 1979 où l’économie socialiste spécifique

C’est de l’hymne à la liberté chantée en I962 dans les rues de l’ensemble de l’Algérie indépendante, les espoirs suscités par le socialisme spécifique à l’algérienne, l’autogestion des domaines des colons qui devait élever la production, restituer les paysans dans leur dignité, mais aussi les luttes de pouvoir entre l’Intérieur et l’Extérieur des différents clans. Le 19 juin I965, le Président élu auparavant est destitué et c’est le discours du sursaut révolutionnaire du fait que l’Algérie serait au bord de la faillite. Il fallait la redresser, grâce à un pouvoir fort qui résisterait aux évènements et aux hommes, à travers trois axes : la révolution industrielle, la révolution agraire, et la révolution culturelle, en prenant comme base le plan économique du programme de Tripoli qui repose sur la dominance du secteur d’Etat, comme fer de relance de l’économie nationale, à travers les grosses sociétés nationales.

Ceux sont les discours triomphants de constructions des usines les plus importantes du monde, du bienfait de la révolution agraire, garantie de l’indépendance alimentaire, de l’école et de la santé pour tous et de la promesse solennelle que nous deviendrons, horizon 1980, le Japon de l’Afrique avec les lancements du plan triennal 1967-1969,du premier quadriennal 1970-1973 et du second quadriennal 1974-1977. Le système d’information, socio-éducatif participait à ces slogans idéologiques, comme façonnement des comportements.

Nous assistons aux discours de la vertu des fameuses industries industrialisantes avec la priorité à l’industrie dite lourde et au niveau international l’Algérie leader du nouvel ordre économique international dans sa lutte contre l’impérialisme cause fondamentale du développement du sous développement. Et voilà qu’après la mort du Président après une longue maladie et une lutte de pouvoir qui se terminera par un compromis, et la venue d’un nouveau président , qu’en 1980 , nous apprenons de la part des responsables politiques que cette expérience a échoué et que la période passée était une décennie rouge.

Les nombreuses commissions dont les résultats sont jetés dans les tiroirs après des exploitations politiques contribueront à ces dénonciations. Du fait de la compression de la demande sociale durant la période précédente et surtout grâce au cours élevé du pétrole, les réalisations porteront sur les infrastructures, la construction de logements et l’importation de biens de consommation finale avec le programme anti-pénurie avec la construction sur tout le territoire national des souks fellahs. L’Algérie ne connaît pas de crise économique selon les propos télévisés un d’ex Premier Ministre, qui touchait en ces moments les pays développés avec un baril en termes de parité de pouvoir d’achat 2010, équivalent à 70/80 dollars. C’est alors l’application mécanique des théories de l’organisation, en les fractionnant car les grosses sociétés nationales ne seraient pas maîtrisables dans le temps et l’espace.

En 1986, Mais, la population algérienne contemple l’effondrement du cours du pétrole les listes d’attente et l’interminable pénurie. Et voilà que nous avons un autre discours : les algériens font trop d’enfants, ne travaillent pas assez. C’est à cette période que s’élaborent les premières ébauches de l’autonomie des entreprises publiques avec la restructuration organique. L’on fait appel à la solidarité de l’émigration que l’on avait oubliée. IL s’ensuit l’effondrement du dinar dont on découvre par magie que la parité est en partie fonction du cours du dollar et du baril de pétrole et non au travail et à l’intelligence seules sources permanentes de la richesse.

On loue alors les vertus du travail, de la terre, l’on dénonce les méfaits de l’urbanisation, du déséquilibre entre la ville et la campagne, et l’on redécouvre les vieux débats entre partisan de l’industrie lourde qui serait néfaste, les bienfaits de l’industrie légère et la priorité à l’agriculture dont on constate le niveau alarmant de la facture alimentaire. Et comme par enchantement c’est le slogan de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et au moment qu’il faut.

2-La période historique de 1988 à 1999 : crise politique et économique

Octobre I988 conséquence de la crise de 1986 qui a vu s’effondrer les recettes d’hydrocarbures de 2/3, contredit ces discours populistes, et c’est le début timide d’une presse libre et d’un multipartisme que l’on tente de maîtriser par l’éclosion de Partis (une famille pouvant fonder un parti avec des subventions de l’Etat) avec la naissance d’une nouvelle constitution en 1989 qui introduit des changements fondamentaux dans notre système politique qui avait un caractère monocratique depuis l’indépendance conférant ainsi à notre système politique un caractère pluraliste. Elle était cependant porteuse d’une vision hybride de la société, dans la mesure où des articles renvoyaient à des options politico-économiques et politico-idéologiques contradictoires.

Sur le plan économique, entre I989-I99O c’est l’application des réformes avec l’autonomie de la banque centrale, à travers la loi sur la monnaie et le crédit, la tendance à la convertibilité du dinar, la libéralisation du commerce extérieur, une tendance à l’autonomie des entreprises et l’appel, très timidement, à l’investissement privé national et international sous le slogan secteur privé facteur complémentaire du secteur d’Etat. Après le socialisme spécifique, c’est l’économie de marché spécifique avec la dominance du secteur d’Etat soumis à la gestion privée.

Effet de la crise économique, nous assistons à une crise politique sans précédent qui couvait déjà puisque un ex chef de gouvernement qui agissait dans le cadre de la Constitution de 1976, amendée en 1989, s’est opposé au Chef de l’Etat refusant de démissionner en invoquant la responsabilité politique de son gouvernement devant la seule Assemblée nationale, qui était au mains du FLN dont le président n’était autre que le même Président.

La crise fut accélérée par des élections législatives, coordonnées par un nouveau chef de gouvernement issu des hydrocarbures. Une explosion sociale s’ensuivit dont l’aboutissement sera la démission de ce Président après plus d’une décennie de pouvoir. Le procès est fait cette fois à la décennie noire de 1980/1990. Et c’est la liste interminable de chefs de gouvernement et de ministres, changement successif du à la profonde crise qui secoue le pays. C’est la naissance du Haut Comité d’Etat (HCE), la venue d’un historique et figure charismatique qui donnera une première lueur d’espoir, présidera à peine six mois le HCE avant d’être assassiné, son remplacement par un autre membre du HCE, avec parallèlement, un Conseil Consultatif faisant œuvre de parlement désigné.

L’on rappellera comme chef de gouvernement le père de l’industrie lourde des années I97O qui prônera l’économie de guerre. Son départ fut rapide du fait de la cessation de paiement. Lui succèdera un premier ministre membre du HCE artisan du programme de Tripoli qui signera l’accord de rééchelonnement avec le FMI, démissionnant tout juste après, l’Algérie étant en cessation de paiement n’ayant pas de quoi acheter un kilo de farine . Les accords avec le FMI verront une baisse drastique de la valeur du dinar (75% environ). C’est durant cette période qu’est signé l’accord pour le rééchelonnement de la dette en mai 1993 avec le Club de Paris( dette publique) et le Club de Londres (dette privée ), accompagné d’un Programme d’ajustement structurel (PAS) entre l’Algérie, le FMI, la Banque mondiale (BIRD) et l’Union européenne afin de remédier aux déséquilibres de la balance des paiements fortement affectée par la chute des cours des hydrocarbures et du poids de la dette extérieure.

La période qui suit verra un Chef d’Etat avec un parlement de transition à savoir le C.NT (conseil national de transition) combinaison d’associations et de partis politiques désignés. Viendront les élections de ce Président axé sur le rassemblement, pour sortir le pays de la crise et une nouvelle constitution (1996) qui va s’attacher à éliminer les éléments de dysfonctionnement de la Constitution de 1989 en encadrant de manière sévère les mutations que je viens de rappeler. Elle crée la seconde chambre, dite Conseil de la Nation, et par le truchement de l’article 120, lui donne pratiquement le pouvoir de bloquer un texte de loi voté par la première chambre, l’APN. Mais fait nouveau et important, elle limite le mandat présidentiel à deux étalé sur cinq années. Mais nous sommes toujours dans la même ambiguïté politique en maintenant le caractère dual de l’Exécutif, (ni régime parlementaire, ni régime présidentiel) tout en consolidant le système de Conseils existants dont l’institution d’un Haut Conseil Islamique et d’un Haut Conseil de Sécurité qui est présidé par le président de la République.

C’est à cette période que naît le Parti le rassemblement national démocratique (R.N.D) dont le fondement du discours est la lutte anti-terroriste qui raflera presque tous les sièges en 8 mois d’existence tant de l’APN que du Sénat au détriment du Parti FLN et qui provoquera par la suite des protestations interminables et une commission sur la fraude électorale dont les conclusions ne verront jamais le jour.

Les parlementaires du fait de la situation sécuritaire de l’époque, auront surtout pour souci de voter pour soi même des rémunérations dépassant 15 fois le SMIG de l’époque alors que la misère se généralise, oubliant naturellement du fait de la généralisation des emplois- rente, qu’un parlementaire aussitôt sa mission terminée retourne à son travail d’origine et qu’une retraite automatique revient à afficher un mépris total pour une population meurtrie. Dans la foulée, la venue de deux chefs de gouvernement dont le premier technicien pratiquera le statut quo et le second l’application des accords du FMI qui aura à son actif le cadre macro-économique stabilisé mais avec des retombées sociales négatives du fait de la douleur de cet ajustement.

3-La période historique de 1999 à 2010 : la rente toujours la rente

Ce président démissionne et des élections sont programmées le 08 avril I999 avec l’élection d’un Président qui promet de rétablir l’Algérie sur la scène internationale, de mettre fin à l’effusion de sang et de relancer la croissance économique pour atténuer les tensions sociales qui sera matérialisé plus tard par le référendum sur la réconciliation nationale avec un vote massif en faveur de la paix. Un chef de gouvernement est nommé après plus de 8 mois d’attente mais son mandat sera de courte duré, à peine une année, du fait des conflits de compétences.

Un second chef de gouvernement lui succèdera mais qui démissionne, tout en se présentant candidat à la présidence avec comme conséquence une dualité dans les rangs du FLN dont il est tissu. Il est remplacé par le Secrétaire Général du RND. Viennent ensuite les élections du 08 avril 2004 qui sont largement remportées par le précédent Président avec trois chefs de gouvernement successifs : premièrement le secrétaire général du RND qui a été chargé des élections de 2004, puis le secrétaire général du FLN courant 2007, ce Parti avec les élections successives étant devenu majoritaire tant au niveau de l’APN que du Sénat, avec peu de modification dans la composante ministérielle puisque l’ancien chef de gouvernement n’a pu nommer aucun ministre entre mai 2006 et juin 2008, assistant d’ailleurs à la même composante à quelques variantes près depuis 10 années, idem pour les walis et les postes clefs de l’Etat.

Puis à nouveau courant 2008 voilà le retour du secrétaire général du RND qui précisons le, sera chargé des élections d’avril 2009. C’est également durant cette période courant novembre 2008 qu’est amendée la constitution, non pas par référendum mais à la majorité des deux chambres, les députes et sénateurs se feront comme leurs prédécesseurs voter un salaire de plus de 300.000 dinars par mois, plus de quatre fois le salaire d’un professeur d’université en fin de carrière.

Cet amendement ne limite plus les mandats présidentiels, tout en supprimant le poste de chef de gouvernement en le remplaçant par celui de premier ministre consacrant un régime présidentiel. Dans la foulée l’élection présidentielle s’est tenue le 09 avril 2009 où l’ancien président est réélu pour un nouveau mandat de cinq années (2009/2014) en promettant la création de trois millions d’emplois durant cette période et d’augmenter le pouvoir d’achat des Algériens. Mais fait nouveau, une crise mondiale sans précédent depuis la crise d’octobre 1929 est apparue en octobre 2008.

Comme en 1986, courant 2008/2009 différents responsables politiques déclareront à la télévision officielle que la crise ne touche pas l’Algérie du fait de la non connexion avec le système financier mondial, de la non convertibilité du dinar et de l’importance des réserves de change oubliant la chute des cours des hydrocarbures qui représente plus de 98%des recettes en devises et que les dépenses réelles c’est-à-dire le plan de financement est largement tributaire du cours des hydrocarbures.

C’est également durant cette période où nous assisterons à deux politiques socio-économiques contradictoires : la période 2000/2004 où existe une volonté de libéralisation du moins à travers les textes juridiques avec l’accord signé pour une zone de libre échange avec l’Europe applicable depuis le 01 septembre 2005, une nouvelle loi sur l’investissement , sur la privatisation , les lois sur l’électricité et le transport du gaz par canalisation et l’amendement de la loi sur les hydrocarbures autorisant l’investissement étranger sans limites.

Revirement durant la période 2006/2010 où sous la couverture du patriotisme économique est amendée la loi des hydrocarbures qui postule pour ce segment que la Sonatrach sera majoritaire au moins de 51% tant à l’amont, l’aval que pour les canalisations , la loi de finances complémentaire 2009 avalisée par la loi de finances 2010 où est introduit la préférence nationale avec pour le commerce 70% pour les Algériens et 30% pour les étrangers et pour les autres secteurs 51% pour le national minimum et 49% pour les étrangers y compris pour les nouvelles banques étrangères ainsi que des mesure d’encadrement des transferts de capitaux.

Dans ce cadre, le 11 juillet 2010 est adoptée la réglementation des marchés publics, prévoyant la marge de préférence nationale passant de 15% à 25%. En fait c’est le retour au tout Etat gestionnaire, à ne pas confondre avec l’Etat régulateur stratégique en économie de marché, le privé local de la sphère réelle ayant des capacités financières, technologiques et managériales fortement limitées, fortement connecté au secteur public par des relations de clientèles.

En conclusion, face tant aux mutations mondiales qu’internes à la société algérienne, cette jeunesse “parabolée”; a une autre notion des valeurs de la société. Cela se constate à travers l’éclatement de la cellule familiale, la baisse progressive du poids des tribus, de certaines confréries religieuses et de certaines organisations syndicales, (ces dernières ne mobilisant uniquement pour des revendications sociales et non pour des actions politiques), du fait de discours en déphasage par rapport aux nouvelles réalités mondiales et locales. Notre analyse montre clairement que le fondement du système, de 1962 à 2010, repose sur la rente des hydrocarbures (cours et cotation du dollar).

Les politiques socio-économiques ont peu varié à quelques variantes près, sous le slogan continué dans le changement, l’opposition véritable étant marginalisée et les nombreux micros partis insignifiants, souvent instrumentalisés par l’administration se manifestant qu’au moment des échéances électorales en contrepartie d’une fraction de la rente : industries clefs en main entre 1965/1979, infrastructures clefs en main durant les périodes 1980/2010 et les différents gouvernements successifs ont été toujours animé par l’extraction des hydrocarbures, malgré bon nombres de discours car supposant un changement profond de politique et donc des réaménagements dans les structures du pouvoir existant des liens dialectiques entre la logique rentière et l’extension de la sphère informelle en extension que l’on ne combat pas uniquement par des mesures techniques de faibles efficacités existant une relation dialectique entre l’avancée des réformes ou leurs freins selon que le cours en termes réels hausse ou baisse.

Les exportations hors hydrocarbures et cela depuis fort longtemps, de moins de 3% du total des recettes devises, 80% de valeur ajoutée composant le produit intérieur brut ( PIB) l’étant directement ou indirectement par le biais de cette rente autant que la fiscalité qui dépasse 70%. Aussi la solution durable passe par une gouvernance renouvelées, et la valorisation du savoir dévalorisée , la récente enquête , inquiétante, l’importante revue américaine Foreign Policy de juillet 2010 précisant que l’élite algérienne est malmenée par les difficultés de la vie, la marginalisation sociale, classant l’Algérie parmi les plus vulnérables au monde avec une note de 8,6 sur 10 pour la disparition et la dispersion de l’élite, s’agissant d’une des notes les plus mauvaises du monde et de conclure : les très bas salaires et l’environnement politique défavorable hypothèquent l’avenir de l’Algérie qui risque de se retrouver sans son intelligentsia pour construire son avenir.

Or, ces deux facteurs sont déterminants pour le développement véritable en ce XXIème siècle, tenant compte de la concurrence et de cette mondialisation irréversibles, le principal défi étant la maitrise du temps. En fait réussir la transition implique la refonte de l’Etat. Or comme le rappelle avec justesse Malek Chebel (Interview à El Watan 20 aout 2010) « l’Algérie à l’instar de bon nombre de pays musulmans est en transition et fonctionne entre l’imaginaire de la Oumma et la construction d’un État-nation ».

Docteur Abderrahmane MEBTOUL Expert International Economiste

(1) Malti Hocine « Histoire secrète du pétrole algérien » La Découverte, septembre 2010 et Martinez Luis directeur recherches CNRS paris France « Violence de la rente pétrolière », Algérie, Lybie, Irak Les Presses de Sciences Po, Paris juin 2010

(2) Dans des contributions parues dans El Watan en 1993, le soir d’Algérie et El Khabar en 1994 et le quotidien d’Oran en 1995 « rente et logique de la politique socio-économique 1962/1992 » et reproduit dans mon ouvrage l’Algérie face à la mondialisation officie des publications universitaires deux tomes (420 pages Alger 2001) tome : pour une nouvelle culture économique, nous avons déjà développé les axes fondamentaux de la logique du système rentier. Voir également Abderrahmane Mebtoul : réformes et mondialisation (2 tomes) « Réformes, économie de marché et Démocratie » édition Dar El Gharb 2005 (140 pages chaque volume en trois langues arabe- français- anglais)


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20 Reponses “Hydrocarbures et logiques du pouvoir en Algérie de 1963 à 2010”

  1. Nacera dit :

    Bonjour Mebtoul,

    Si on extrapolait! Que pensez-vous qui devrait arriver en Algerie pour 2010-2020, pour son salut? Quel scénario efficace serait idéal pour remonter la pente? et Que pensez vous qui arrivera vraiment? Quel scénario poudre aux yeux nous inventeraient nos prestigieux gouvernants?

  2. Hocine dit :

    @Dr Mebtoul….bonne contribution..hormis quelques erreurs de frappe…!!!!

    quel message voulez vous transmettre a travers cette contributions?????

    qui sont les responsables de ces dérives….?????

    pourquoi y’a eux dérives….????

    depuis quand la dérive à commencer….????

    comment s’ensortire?????

    la listes des questions est langue…????

    cordialement

  3. BADRE dit :

    Autres questions fondamentales:
    1) La crise n’est elle pas avant éducative et disciplinaire;
    2) La crise démographique
    3) La crise de culture et de personnalité (excès de chauvisme aveugle….)
    4) Mépris du savoir et de la science
    5) Crise de liberté, de justice et de démocratie.
    Cdlt
    Sahaftourekoum

  4. L endettement a commence les annees 70!!!!….Dont deux DTS??….Il y a eu deux choc petrolier ..73 et surtout celui de 79(guerre iran irak)..il y a un chevauchement d evenement decrit dans la periode 62/795(souk el fellah…village socialiste agricoles) et la periode 80/90(omise dans l expose)……pour passer directement ala periode 88/99…………Voila pourquoi Hocine et certainement enormement d autres lecteurs pose des question EXTREMEMENT precises………….Du vide …trop de vide …beaucoup trop de vide dans le CHOIX… des evenements ecrits.

  5. Hocine dit :

    @brahim….Bonjour

    tu a tout a fait raison , cet exposée c’est comme un égoutoire touée de partout….. pire, encore , on ne passe que ce qu’il arrangent quelqu’uns….

    c’est pas demain la veille……en plus si les étudiants de Docteur Mebtoul applaudissent ce genre de discours…….Alharba teslikh el moumnine….il restera plus rien dans l’asciette…même les miéttes…..

    saha ftourek

  6. Dr BOUDEMAGH Nedjoua dit :

    Bonjour
    A l’ere de la mondialisation, comment peut-on construire un ETAT geostratege
    apres le petrole.
    Des publications offcielles sur le sujet manquent sur le marche des livres
    Merci

    Exemple de publication sur la geostrategie et la mondialisation

    Le Yémen et la militarisation des voies navigables stratégiques
    Sécuriser le contrôle étasunien de l’île de Socotra et du golfe d’Aden

    par Michel Chossudovsky

    Mondialisation.ca, Le 10 février 2010

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    “Quiconque atteindra la suprématie maritime dans l’océan Indien sera(it) un joueur important sur la scène internationale” (Géostratège de la Marine des États-Unis, le contre-amiral Alfred Thayus Mahan (1840-1914))

    L’archipel yéménite de Socotra (ou Suqutra) dans l’océan Indien est situé à quelque 80 kilomètres de la corne de l’Afrique et à 380 kilomètres au sud du littoral yéménite. Les îles de Socotra sont une réserve faunique reconnue par l’UNESCO comme patrimoine naturel mondial.

    Socotra se situe au carrefour des voies navigables stratégiques de la mer Rouge et du golfe d’Aden (voir la carte ci-dessous). L’île est d’une importance cruciale pour l’armée étasunienne.

    CARTE 1

    La militarisation des voies maritimes figure parmi les objectifs tactiques de Washington. Ce cours d’eau stratégique relie la Méditerranée à l’Asie du Sud-Est et à l’Extrême-Orient par le canal de Suez, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

    Il s’agit d’un important passage pour les pétroliers. Une grande part des exportations industrielles de la Chine vers l’Europe de l’Ouest passe par cette voie navigable stratégique. Le commerce maritime de l’Afrique de l’Est et du Sud vers l’Europe de l’Ouest transite également à proximité de Socotra, par le golfe d’Aden et la mer Rouge (voir la carte ci-dessous). Une base militaire à Socotra pourrait être utilisée pour superviser le mouvement des navires, dont les navires de guerre entrant et sortant du golfe d’Aden.

    « L’[océan] Indien est un couloir maritime majeur reliant le Moyen-Orient, l’Asie de l’Est et l’Afrique avec l’Europe et les Amériques. Il possède quatre voies d’accès cruciales facilitant le commerce maritime international, à savoir le canal de Suez en Égypte, Bab-el-Mandeb (longeant Djibouti et le Yémen), le détroit d’Ormuz (longeant l’Iran et Oman) et le détroit de Malacca (longeant l’Indonésie et la Malaisie). Ces « points d’étranglement » sont primordiaux pour le commerce mondial du pétrole puisque d’énormes quantités de pétrole passent par ceux-ci. » (Amjed Jaaved, A new hot-spot of rivalry, Pakistan Observer, 1er juillet 2009)

    Le pouvoir maritime

    D’un point de vue militaire, l’archipel de Socotra est un carrefour maritime stratégique. De plus, à la sortie est du golfe d’Aden, l’archipel s’étend sur une zone maritime relativement grande, de l’île d’Abd al Kuri jusqu’à l’île principale de Socotra (voir la carte 1 ci-dessus). Cette zone maritime de transit international se trouve dans les eaux territoriales yéménites. Le but des États-Unis est de maintenir l’ordre sur toute la voie maritime du golfe d’Aden à partir des littoraux du Yémen et de la Somalie. (Voir carte 1)

    Socotra se situe à quelque 3000 km de la base navale étatsunienne de Diego Garcia, l’une des plus grandes installations militaires des États-Unis à l’étranger.

    La base militaire de Socotra

    Le 2 janvier 2010, le président Saleh et le général David Petraeus, commandant du l’US Central Command se sont rencontrés derrière des portes closes pour des discussions de haut niveau.

    La rencontre Saleh-Petraeus a été simplement présentée par les médias comme une réaction opportune à l’attentat à la bombe déjoué de Noël à Détroit à bord du vol 253 de Northwest. Cette rencontre avait apparemment été planifiée sur une base ad hoc comme moyen de coordonner les initiatives de contre-terrorisme dirigées contre Al-Qaida au Yémen, incluant « l’utilisation (de) drones étasuniens et de missiles sur les terres du Yémen ».

    Toutefois, plusieurs reportages ont confirmé que les réunions Saleh-Petraeus visaient à redéfinir l’engagement militaire des États-Unis au Yémen, incluant l’établissement d’une base militaire à part entière sur l’île de Socotra. Le président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, aurait « cédé Socotra aux Étatsuniens qui y construiraient une base militaire, en soulignant que les représentants étatsuniens et le gouvernement yéménite s’étaient entendus pour l’établissement d’une telle base à Socotra afin de contrer les pirates et Al-Qaida » (Fars News 19 janvier 2010)

    Le 1er janvier, un jour avant les rencontres entre Saleh et Petraeus à Sanaa, le général Petraeus a confirmé en conférence de presse à Bagdad que l’« assistance à la sécurité » au Yémen allait plus que doubler, passant de 70 millions à plus de 150 millions de dollars, ce qui représente une augmentation multipliée par 14 depuis 2006. (Scramble for the Island of Bliss: Socotra!, War in Iraq, 12 janvier 2010. Voir aussi CNN 9 janvier 2010, The Guardian, 28 décembre 2009).

    Ce doublement de l’aide militaire au Yémen a été présenté à l’opinion publique mondiale comme étant une réaction à l’incident de Détroit, prétendument ordonné par les opérateurs d’Al-Qaida au Yémen.

    Les médias étasuniens ont décrit la construction d’une base aérienne sur l’île de Socotra comme faisant partie de la « guerre mondiale au terrorisme » :

    « Parmi les nouveaux programmes, MM. Saleh et Petraeus se sont mis d’accord pour permettre l’utilisation d’aéronefs étatsuniens, possiblement des drones, ainsi que des “missiles maritimes”, tant que les opérations sont préapprouvées par les Yéménites, selon un haut représentant du Yémen ayant requis l’anonymat lorsqu’il abordait des sujets délicats. Des représentants des États-Unis disent que l’île de Socotra, à 200 miles au large de la côte du Yémen, sera renforcée. Sa petite piste d’atterrissage (sous la juridiction de l’armée du Yémen) sera transformée en une base complète afin de soutenir le programme d’aide élargi, ainsi que pour combattre les pirates somaliens. Le général Petraeus tente également de fournir de l’équipement de base aux forces yéménites, tel que des humvees avec protection additionnelle et possiblement plus d’hélicoptères » (Newsweek, 18 janvier 2010, c’est l’auteur qui souligne)

    Existing runway and airport

    Piste d’aviation et aéroports actuels

    Installation navale étatsunienne?

    Cependant l’installation militaire étatsunienne de Socotra que l’on propose ne se limite pas à une base aérienne. Une base navale étasunienne a aussi été envisagée.

    Le développement de l’infrastructure navale de Socotra était déjà en cours de réalisation. À peine quelques jours avant (29 décembre 2009) les discussions entre MM. Petraeus et Saleh (2 janvier 2010), le Cabinet du Yémen a approuvé un prêt de 14 millions de dollars aux États-Unis venant du Kuwait Fund for Arab Economic Development (Fonds koweitien pour le développement économique arabe, KFAED), en appui au développement du projet de port maritime à Socotra.

    CARTE 3

    Le Grand Jeu

    L’archipel de Socotra relève du Grand Jeu opposant la Russie et les États-Unis.

    Durant la guerre froide, l’Union Soviétique avait une présence militaire à Socotra, qui faisait partie à l’époque du Yémen du Sud.

    Il y a à peine un an, les Russes ont renoué les discussions avec le gouvernement du Yémen concernant la création d’une base navale sur l’île de Socotra. Un an plus tard, en janvier 2010, dans la semaine suivant la rencontre Petraeus-Saleh, un communiqué de la Marine russe « a confirmé que la Russie n’abandonnait pas ses plans d’ avoir des bases pour ses navires […] sur l’île Socotra. » (DEFENSE and SECURITY (Russie), 25 janvier 2010)

    Les discussions entre MM. Petraeus et Saleh le 2 janvier 2010 ont joué un rôle crucial dans la diminution des ouvertures diplomatiques de la Russie au gouvernement du Yémen.

    L’armée étasunienne a l’œil sur l’île de Socotra depuis la fin de la guerre froide.

    En 1999, Socotra a été choisie « comme site sur lequel les États-Unis planifiaient construire un système de renseignement électro-magnétique […] ». Les médias de l’opposition yéménite ont rapporté que « le gouvernement du Yémen avait accepté de permettre à l’armée étatsunienne d’accéder à la fois à un port et à un aéroport sur Socotra ». Selon le quotidien de l’opposition Al-Haq, « un nouvel aéroport civil construit sur Socotra pour promouvoir le tourisme avait été construit conformément aux spécifications militaires des États-Unis ». (Pittsburgh Post-Gazette (Pennsylvania), October 18, 2000)

    La militarisation de l’océan Indien

    La construction d’une base militaire étasunienne à Socotra relève d’un processus élargi de militarisation de l’océan Indien. Ce dernier consiste à intégrer et relier Socotra à une structure existante, ainsi qu’à renforcer le rôle clé que joue la base militaire de Diego Garcia dans l’archipel des Chagos.

    Le géostratège et contre-amiral de la Marine étatsunienne Alfred T. Mahan avait suggéré avant la Première Guerre mondiale que « quiconque atteindra la suprématie maritime dans l’océan Indien sera un joueur important sur la scène internationale” (Indian Ocean and our Security)

    Dans les écrits du contre-amiral Mahan, c’est le contrôle stratégique par les États-Unis des grandes voies maritimes océaniques, plus particulièrement de l’océan Indien, qui était en jeu : « Cet océan est la clé des sept mers du 21e siècle : le destin du monde se décidera dans ces eaux. »

    CARTE 4

    Article original en anglais, Yemen and The Militarization of Strategic Waterways, Securing US Control over Socotra Island and the Gulf of Aden, Global Research, le 7 février 2010.

    Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

    Article relié : NATO Expand Afghan War To Horn Of Africa And Indian Ocean, Global Research, 8 January 2010.

    Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d’économie à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

    Guerre et mondialisation

    Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca

  7. [...] La suite sur le site du quotidien Mots Clefs: actualité, ALGERIE, culture, politique, SPORT [...]

  8. Nacera dit :

    Merci Nedjoua. I m impressed.

  9. Dr BOUDEMAGH Nedjoua dit :

    You’re welcome NACERA

  10. Dr BOUDEMAGH Nedjoua dit :

    Quelles seront les mesures geopolitiques pour les prochaines annees, pour mieux developper l’economie nationale, apres l’ere de petrole.
    Merci

    La fin du pétrole
    Source: Un article de Ékopédia, l’encyclopédie pratique.

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    Véhicules à carburants alternatifs
    Moteurs alternatifs
    Modes de déplacement alternatifs
    Propulsions musculaires Catégorie:Voyager

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    Économie alternative
    Décroissance
    Sociétés alternatives
    Social
    Politique
    Communication
    Environnement
    Énergie renouvelable
    Naturisme
    Organismes Catégorie:Vivre ensemble

    Si des astronomes annonçaient qu’un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s’écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l’assemblée générale de l’ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d’expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit…. Vous trouvez ça logique ?

    Tout le monde dit qu’il y a encore assez de réserves pour 40 ou 50 ans. Qu’en est-il en réalité?

    La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose. Pour de nombreux économistes, il n’y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr, des prix élevés sont mauvais pour l’économie, mais ils permettront d’exploiter des gisements qui ne sont pas rentables pour l’instant et ils stimuleront la recherche dans des sources d’énergie alternative. Certains pensent même que les ressources sont virtuellement illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves plus rapidement que les dépenses. Ces économistes sont si nombreux qu’on leur a même donné un nom : on les appelle les “économistes de la Terre plate”. Pour ces personnes, la loi du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que l’énergie a la même valeur que les différentes matières premières, alors qu’elle est en fait la condition nécessaire à l’obtention d’autres ressources (y compris l’énergie elle même). Ils pensent que l’économie “crée des richesses”, alors qu’elle ne fait que transformer les matières premières et que, sans énergie, il n’y a tout simplement plus d’économie.

    Quand des économistes discourent à la télé et qu’entre deux sujets (le chômage, le prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l’économie les prix du pétrole, ils ont tout faux. Le pétrole n’est pas un problème.

    Le pétrole est LE problème.

    The best-kept secret in washington
    Neo-Classical Economics
    The “Cargo-Cult” of the Modern World
    Et puis… Il y a les autres. Il y a les géologues, bien sûr, mais également les techniciens qui exploitent les champs pétrolifères, les mains dans le cambouis. Ils ont une vision très différente de la vision rose bonbon que je viens de vous présenter.

    Sommaire [masquer]
    1 Le Pic de Hubbert
    2 Les conséquences
    2.1 La fin de la globalisation
    2.2 La fin de l’industrie aéronautique
    2.3 La fin de l’automobile de masse
    2.4 La fin du tourisme international
    2.5 La fin de l’étalement urbain
    2.6 La fin de la croissance
    2.7 Un crash boursier global
    2.8 Un crash du dollar
    2.9 Et évidemment, un chômage explosif, des émeutes, etc, etc.
    3 En conclusion
    4 Voir aussi
    4.1 Liens internes
    4.2 Liens externes
    4.3 Bibliographie

    [modifier] Le Pic de Hubbert
    Tout d’abord, soulignons que la prévision classique “il reste assez de pétrole pour tant d’années” est faite en supposant que la consommation reste constante. Malheureusement, c’est très loin d’être le cas. Ces dernières années, de nouveaux très gros consommateurs (la Chine et l’Inde pour l’essentiel) sont apparus sur le marché et consomment autant qu’ils le peuvent. Ceci étant dit, poursuivons.

    Comme toutes les ressources finies, la production de pétrole a commencé et finira à zéro. Entre ces deux extrêmes, la production passe nécessairement par un maximum. On appelle ce maximum le “pic de Hubbert”, du nom du géologue qui l’a calculé le premier. Il se produit approximativement quand la moitié du pétrole disponible a été extraite, et tout laisse à penser que ce pic est imminent.

    En 1956, le géologue King Hubbert a prédit que la production de pétrole aux USA atteindrait son maximum aux alentours de 1970 avant de commencer à décroître. Évidemment, tout le monde l’a ridiculisé. Et pourtant, il avait raison et, depuis 1971, la production de brut aux USA ne cesse de baisser. Bien sûr, ce phénomène n’est pas propre à ce pays mais commun à toutes les régions productrices. Seule la date diffère. À l’heure actuelle, la plupart des pays ont atteint ou dépassé leur pic de production. Les seuls pays ne l’ayant pas encore atteint sont au Moyen-Orient.

    Maintenant il est évident que, si l’on considère la production mondiale dans son ensemble, le même phénomène doit se produire.

    Selon le site de l’ASPO, la date la plus probable est 2011, mais selon le Professeur Kenneth Deffeyes de l’université de Princeton, ce pic a été atteint le 16 décembre 2005 ! [1]. Une synthèse des estimations peut être consultée ici.

    À ce point de notre raisonnement, quelques remarques s’imposent :

    Le gouvernement américain actuel rassemble beaucoup de membres de l’industrie pétrolière. Il est très probable que leur invasion de l’Irak ait été planifiée en prévision du “peak oil”.
    Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumineux, on a besoin d’énergie (pompes, etc), et donc de pétrole. En d’autres termes, il arrive un moment où l’extraction n’est plus rentable, et ceci quel que soit le prix du marché. S’il faut brûler un baril pour en récupérer un, on ne le fera pas, même à 10 000 $ le baril. C’est un concept que les économistes de le Terre plate ont beaucoup de mal à comprendre… De nombreuses réserves d’hydrocarbures fossiles sont donc “hors de portée” et ne seront jamais utilisées sauf, peut être, comme source de matières premières non énergétiques.
    Quelques liens :

    Rapport 2004 FRANCE. Ministère de l’industrie. Direction générale de l’énergie et des matières premières
    Introduction à la déplétion du pétrole
    Vers la pétro-apocalypse
    Site d’ASPO France
    Life After the Oil Crash
    The Coming Global Energy Crisis
    Oilcrash.com
    DIE OFF (une mine d’articles)
    Energy and Peak Oil News
    oildepletion.org
    [modifier] Les conséquences
    Quelles seront les conséquences ? Immenses. Une fois le pic atteint, la production ne peut que chuter, ce qui signifie une explosion des prix. Actuellement, on a une crise pétrolière si la production est inférieure même d’un demi pour cent à la demande, mais cette crise sera bien plus sévère ! Bien sûr, il restera encore du pétrole pour quelques années, mais il sera cher. Très cher. Et les prix ne feront que monter…

    Plus concrètement, l’explosion des prix du brut signifie, entre autre joyeusetés :

    [modifier] La fin de la globalisation
    Plus personne n’ira faire fabriquer des T-shirts à 10 centimes la douzaine à l’autre bout du monde si le prix du pétrole atteint des sommets. Évidemment, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car ces emplois pourraient retourner chez nous. Toutefois, cela signifie également un bouleversement immense de l’économie qui aura le plus grand mal à s’adapter. Cela signifie aussi que nombre de produits redeviendront, comme autrefois, des produits de luxe (par exemple, les bananes et le cacao pour les européens).

    Remarque : il faudrait toutefois que le pétrole devienne de l’ordre de 100 fois plus cher qu’aujourd’hui pour qu’une relocalisation profonde s’effectue. Le transport maritime – qui peut aussi utiliser du charbon – coûte quelques centimes d’euros par T-shirt aujourd’hui. C’est l’invention du bateau à cale réfrigérée qui a permis aux bananes et aux ananas de devenir des fruits communs sur la table européenne.

    [modifier] La fin de l’industrie aéronautique
    Cette industrie est extrêmement sensible au prix du pétrole. Dans un premier temps elle pourra survivre en augmentant ses tarifs mais, passé un certain niveau, l’inévitable envolée du brut signera sa perte. Au tout début de l’aviation, le passage d’un avion poussait les foules, éberluées, à interrompre leurs occupations et à pousser des cris de joie tandis que les gens montraient du doigt l’appareil à leurs voisins. Il se pourrait bien que, dans un futur proche, un phénomène similaire se produise à nouveau.

    Regarde ! Ça alors, un avion ! Ça doit bien faire dix ans que je n’en ai pas vu un !

    Remarque : on peut fabriquer le kérosène à partir du charbon – ce fut historiquement d’ailleurs le premier procédé utilisé, avant le pétroraffinage. Le prix de revient le rendra certes plus élevé, amenant la disparition de certaines aberrations :

    lignes aériennes de moins de 500 km,
    lignes sans escale de 10 000 km ou plus, sur lesquelles l’avion transporte au départ plus de carburant que de charge utile
    Il faut tout de même signaler qu’il existe plusieurs prototypes de turbines (réacteurs) d’avions qui fonctionnent à l’hydrogène. La grosse différence étant que l’hydrogène n’existe pas à l’état pur dans la nature.

    [modifier] La fin de l’automobile de masse
    Aujourd’hui, il est impossible de faire circuler le milliard de voitures en circulation sur la planète sans pétrole. De nombreuses alternatives sont parfois présentées, agrocarburants, hydrogène, électricité, etc., mais aucune solution, même diversifiée, ne permet de faire perdurer la société de l’automobile telle que nous la connaissons actuellement, d’autant plus que des pays comme la Chine ou l’Inde commencent juste à accéder à la civilisation de l’automobile et que le deuxième milliard d’automobiles en circulation sera bientôt atteint. La fin de la société de l’automobile semble donc être une des conséquences directes de la fin du pétrole.

    [modifier] La fin du tourisme international
    Si vous voulez un jour faire le tour du monde en “touriste”, il vaut peut être mieux partir maintenant. Par ailleurs, faut-il vraiment que je vous rappelle que l’industrie touristique est une des premières industries mondiales et une source importante de devises ? Mais, rien n’empêchera les voyageurs impénitents, les vrais “routards” de se déplacer, quitte à réinventer un mode de vie plus nomade… Car les voyages redevenus longs, difficiles et coûteux, ceux qui sauront troquer, échanger, proposer leur savoir-faire sur place pourront toujours se déplacer.

    [modifier] La fin de l’étalement urbain
    D’immenses bouleversements dans notre mode de vie sont à prévoir. Certains aspects de notre mode de vie devront être révisés entièrement. Un exemple parmi d’autres est celui des grandes mégalopoles qui ont été bâties après la découverte du pétrole. Elles ont été conçues en intégrant l’automobile depuis le début et deviendront en grande partie inhabitables. En particulier, tous les lotissements pavillonnaires situés à la périphérie des villes, non desservis par les transports en commun, seront les premières victimes de la fin du pétrole. Un crash immobilier est à prévoir et une redensification des villes semble inévitable.

    C’est assurément la fin du rêve d’un pavillon avec jardin et piscine pour tous.

    Note optimiste : le pétrole devenu hors de prix, nous saurons concevoir des villes nouvelles avec un habitat collectif de qualité, convivial (avec de nombreux locaux collectifs) pourquoi pas des tours insonorisées, isolées aux normes HQE, avec, au pied, des jardins familiaux et de vastes espaces verts ?

    [modifier] La fin de la croissance
    La croissance, ce n’est pas uniquement plus de biens produits, c’est également plus de matières premières et plus d’énergie consommées. Une diminution de la production globale de pétrole n’a qu’une seule issue : la décroissance, que cela nous plaise ou pas.

    [modifier] Un crash boursier global
    La bourse dépend entièrement de la croissance et les investisseurs viennent pour gagner de l’argent, pas pour en perdre. Peu de temps après le crash, la bourse fermera, “provisoirement” bien sûr, juste le temps que le marché se rétablisse. Il ne se rétablira pas.

    Remarque : ce point est contestable. Une bourse est un simple lieu d’échanges où ceux qui ont des choses à vendre rencontrent ceux qui cherchent à en acheter. Le commerce international ne disparaîtra pas brutalement parce que le pétrole sera devenu très cher ; quant aux marchés des actions par exemple, ils sont effectivement susceptibles de dévisser mais les entreprises cotées ne vont pas s’évanouir brutalement. Elles vaudront peut-être beaucoup moins, mais elles seront toujours cotées et il y aura toujours des échanges. On peut aussi jouer des valeurs à la baisse (put). Enfin, la bourse existait avant la découverte du pétrole.

    Si l’économie n’est plus en croissance personne n’achète des actions qui vaudront moins chères demain. Dans une économie en crise qui décroit, la bourse n’intéresse plus personne et sans acheteur potentiel la bourse disparait ou au mieux elle est en sommeil.

    [modifier] Un crash du dollar
    C’est un point presque anecdotique par rapport à la situation qui affectera toute la planète (même si cet événement pourrait bien être le premier à se manifester, voire même le déclencheur) mais il mérite d’être souligné. Pour résumer, les USA ont réussi depuis la dernière guerre mondiale à imposer le Dollar comme monnaie d’échange pour le pétrole. En conséquence, tous les pays souhaitant en importer doivent emprunter des dollars, soutenant ainsi de façon artificielle cette devise. Dans la pratique, cela signifie que les USA peuvent ainsi se permettre un déficit commercial considérable sans conséquence immédiate. En contrepartie, si ce système s’arrête, ils seront les tous premiers à en souffrir. Néanmoins ce crash ne viendra pas aussitôt le pic de Hubbert dépassé, car dans un premier temps la hausse du prix de pétrole compensera, en dollars, la baisse du volume de pétrole extrait, pour une valeur globale en hausse.

    Un article très intéressant sur le sujet
    Un autre sur The Globalist
    Un autre sur feasta.org
    [modifier] Et évidemment, un chômage explosif, des émeutes, etc, etc.
    Enfin, ce n’est pas tout. La fameuse “révolution verte” a été rendue possible par le pétrole. Bien que des agronomes occidentaux et indiens soulignent que la révolution verte en Inde fut un échec total. Le pétrole sert à fabriquer les engrais et les insecticides indispensables à l’agriculture moderne et polluante. Sans lui, les rendements s’effondrent pour le grand dam des bénéfices des grandes sociétés agro alimentaires. L’agriculture moderne a un rendement énergétique quasi négatif (Hypothèse si l’on veut garder le même type d’agriculture : une grande part des terres agricoles devra être utilisée pour produire de l’agrocarburant pour… les tracteurs agricoles. ) Conclusion selon Eating Fossil Fuels : la population actuelle (Entre 6 et 7 milliards) ne pourra plus être nourrie en entier. Il est fort possible que plusieurs milliards d’humains meurent de faim dans un futur proche… Les calculs sont à faire en tenant compte de la part de terres dévolues au bétail

    Si vous voulez un aperçu de ce qui risque de nous arriver, vous n’avez qu’à regarder la situation en Corée du nord pour voir ce qui se passe quand il n’y a plus d’engrais ni d’essence pour les machines agricoles. Heureusement, tout n’est pas encore perdu puisque un peu d’aide humanitaire parvient encore à ce pays. Grâce au pétrole. Cependant le cas de l’île de Cuba ayant lui aussi perdu les aides pétrolière de l’URSS sans subir de famine permet de voir qu’un pays fertile peut s’adapter à long terme à une agriculture ne dépendant pas des produits pétroliers. Bien sûr cela passe par un changement alimentaire réduisant drastiquement la proportion de viande dans l’alimentation quotidienne.

    [modifier] En conclusion
    Sachant :

    Que les derniers champs géants de pétrole ont été découverts dans les années 1960
    Que les champs géants d’Arabie Saoudite sont vieux de 60 ans, et devraient bientôt commencer à décliner
    Que les réserves des pays membres de l’OPEP ont été artificiellement gonflées dans les années 1980 suite à la “guerre des quotas” qui favorisait les pays possédant les plus grandes réserves, et que les réserves véritables sont donc inférieures à celles officiellement annoncées
    Qu’il faut trouver le pétrole avant de le consommer et que, depuis 1980, la consommation dépasse les réserves découvertes (nous dépensons actuellement quatre barils de pétrole pour chaque baril découvert)
    Que la fusion nucléaire ne sera pas maîtrisée avant une cinquantaine d’années au moins, que la fameuse « fusion froide » reste très hypothétique et que les centrales nucléaires existantes manqueront elles aussi de combustibles.
    Que le gaz naturel commence déjà à manquer en Amérique du nord
    Que la plupart des énergies alternatives sont, en partie, rendues viables grâce à l’existence d’un pétrole bon marché (par exemple, il faut beaucoup d’énergie pour extraire le charbon et acheminer le minerai)
    Que le prix actuel du baril de brut a dépassé les 140$US…
    Je pense qu’il est temps de s’inquiéter sérieusement. Après tout, la crise de 1929 (Qui était pourtant une crise de surproduction) et les deux derniers chocs pétroliers n’étaient pas des événements particulièrement joyeux. Il y a naturellement quelques optimistes qui prétendent que la situation est totalement différente, et que nous n’avons rien à craindre avant une quinzaine d’années supplémentaires (ce qui nous amène aux alentours de 2023). Je ne sais pas ce que vous en pensez mais, si la seule différence entre les pessimistes (ou plutôt les réalistes) et les optimistes est une misérable quinzaine d’années, c’est plutôt inquiétant.

    Pour ceux qui seraient encore sceptiques, rappelez-vous les grèves des routiers (et des pêcheurs, mais on en a moins parlé et ils étaient plus faciles à ignorer). Le pays a été paralysé parce que le prix (hors taxes !) du pétrole était trop élevé. On parle ici de centimes. Imaginez ce qu’un prix à la pompe doublé, triplé, voire plus, engendrera ! Il suffit de moins d’une semaine pour que les produits frais commencent à manquer en magasin. Notez également que pendant la dernière grève des routiers en Grande Bretagne, les opérations chirurgicales non urgentes ont été annulées…

    Au risque de vous surprendre, le pic de Hubbert a déjà eu des conséquences. Le pic global ne s’est, à priori, pas encore manifesté, mais les pics locaux qu’ont connus les pays producteurs ont eu au moins deux conséquences très intéressantes :

    Les USA ont connu leur pic de production en 1970. A peine trois ans plus tard, en 1973, les pays de l’OPEP se sentaient suffisamment en position de force pour relever leurs tarifs, conduisant ainsi au premier choc pétrolier. Bien sûr, cette crise était politique. Néanmoins, elle ne se serait jamais produite si la géologie n’avait pas déjà limité la production des USA. De ce point de vue, cette crise était une répétition de ce qui nous attend. (La production hors du Moyen-Orient s’épuise plus vite, de sorte que, dans le futur, la production se concentrera de plus en plus dans cette région, qui dispose des réserves les plus importantes de la planète)
    L’ancienne URSS a connu son pic de production en 1987. Quatre ans plus tard, elle s’effondrait complètement. Bien sûr, on peut toujours dire que le communisme était inadapté et a fini par capituler devant le capitalisme triomphant. C’est peut être le cas, mais ce système a quand même tenu soixante-dix ans avant de s’en apercevoir.
    La production de pétrole en Russie progresse de 12% par an et ses réserves possibles (à découvrir) représentent plus du double de ses réserves prouvées (Voir lien externe de la documentation française).

    Une dernière remarque pour finir. Les agrocarburants (à tort appelés biocarburants) ne sont pas non plus la panacée. Ces plantes ont aussi besoin d’engrais et de pesticides, et il faut donc du pétrole pour avoir un rendement suffisant. En outre, si l’on voulait faire rouler toutes les voitures au carburant vert, il faudrait une surface cultivable(*) supérieure à celle dévolue actuellement aux cultures agricoles(**) !

    (*) Une possibilité alternative serait de cultiver ces plantes directement dans l’océan. Il y avait un article sur le sujet sur Slashdot.

    (**) Et ce problème n’est pas nouveau. À l’âge d’or du cheval, en Angleterre, vers 1900, une part considérable de la production agricole était destinée aux chevaux. Que l’on voyage en voiture ou en cheval, la problématique énergétique est la même : Si on veut de l’énergie pour se déplacer, il en reste moins pour se nourrir. Le pétrole a permis pendant des décennies de faire les deux, mais il faudra bientôt choisir.

    [modifier] Voir aussi
    [modifier] Liens internes
    Pétrole
    Énergie renouvelable
    Véhicules à carburants alternatifs
    Halte à la croissance ?
    Cultures en transition (documentaire)
    [modifier] Liens externes
    http://www.oleocene.org Source de cet article.
    Une synthèse plus modérée des conséquences du pic pétrolier, tenant notamment compte des alternatives fossiles (gaz et charbon) qui amortiront probablement le choc – tout en laissant entier le problème des émissions de CO2. Voir aussi pic gazier, toujours sur le même site, et plus généralement son wiki dédié au pic
    http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais Introduction à la déplétion du pétrole. Très bon site.
    Cours du pétrole
    La documentation française à propos du pétrole
    La fin progressive du pétrole
    déroulement de la crise
    Très bon site d’un spécialiste, touffu mais parfaitement étayé.
    [modifier] Bibliographie
    Jean-Luc WINGERT, La vie après le pétrole. De la pénurie aux énergies nouvelles, préface de Jean Laherrère, Paris, Editions Autrement, 2005, 243 p ISBN 2746706059
    Jean-Marc JANCOVICI (1962- ) et Alain GRANJEAN, Le plein s’il vous plaît ! La solution au problème de l’énergie, Paris, Seuil, 2005, 325 p.
    Yves COCHET (1946- ), Pétrole apocalypse, Paris, Fayard, 2005, 275 p.
    James Howard KUNSTLER (1948- ), The Long Emergency : Surviving: the Converging Catastrophes of the Twenty-First Century, New York, Atantic Monthly Press ; 2005, 307 p. ; trad. fr. : La Fin du pétrole. Le vrai défi du XXIe siècle, Paris, Plon, 2005, 370 p.
    Matthew R. SIMMONS, Twilight in the Desert : The Coming Saudi Oil Shock and the World Economy, New York, Wiley, 2005, 422 p.
    Eric LAURENT (1947- ), La face cachée du pétrole, Paris, Plon, 2006, 411p.
    David STRAHAN, The Last Oil Shock : A Survival Guide to the Imminent Extinction of Petroleum Man, London, John Murray, 2007, xi-292p.
    Jacques GRINEVALD, La Biosphère de l’Anthropocène la Double menace : pétrole et climat. Repères transdisciplinaires (1824-2007), Genève, éditions médecine et Hygiène, Librairie Georg, 2007. 24 cm, 293 p., ill. (Dossier pédagogique, biblio-chronologie transdisciplinaire.)

  11. Dr BOUDEMAGH Nedjoua dit :

    Modele Suisse sur le controle strategique des reserves:

    Gérer la chaîne d’approvisionnement
    Stockage stratégique pour 2008 à 2011
    Analyse de risques dans les TIC

    Bien gérer la chaîne d’approvisionnement face à la
    mondialisation
    Quelque 200 experts, responsables et membres de l’approvisionnement économique du pays (AEP) se sont rencontrés à Berne le 8 novembre 2007, lors d’une conférence axée sur la gestion de la chaîne d‘approvisionnement et les défis en résultant pour l’AEP.

    les diverses branches de transport que sont la route, le rail, les airs, la mer… sans oublier le trafic rhénan » a affirmé la conseillère fédérale. Aussi a-t-elle retenu les mesures prioritaires liées à la chaîne d‘approvisionnement comme un des objectifs annuels de son département (DFE). L’Etat ne doit intervenir dans cette chaîne
    que si les acteurs du marché ne peuvent plus assurer à eux seuls l‘approvisionnement de la Suisse.
    L‘approvisionnement du pays demeure important.
    Concernant les réserves obligatoires, la conseillère fédérale a confirmé que l’AEP tenait
    bien le cap. Le Conseil fédéral a pris acte du rapport sur la politique prévue en matière de réserves stratégiques pour la période 2008 à 2011. Il a constaté que les objectifs fixés pour 2004-2007 avaient été atteints et qu’on avait bien détecté les futurs défis : « votre organisation a subi, avec succès, une cure d’amaigrissement ces dernières années. D’une part, vous avez liquidé certains stocks, d’autre part, vous avez constitué de nouvelles réserves de produits spécifiques, notamment pour prévenir les pandémies » a souligné Madame
    Leuthard.
    Pour conclure, elle a souligné l’importance d’un AEP opérationnel : « J’entends encore les voix de ceux qui voulaient supprimer l’AEP, lui déniant toute utilité (…) L’ouragan Katrina a toutefois montré clairement la fragilité de l‘approvisionnement international en énergie. Il suffit d’une tempête quelque part dans le monde ou d’une nouvelle guerre pour que l’agence internationale de l’énergie frappe aussi à notre porte. En cas de pandémie, on peut imaginer un scénario similaire, affectant le secteur des médicaments. Voilà pourquoi l’approvisionnement du pays reste important.
    Voilà pourquoi notre stratégie est la bonne ».
    Oublier le compartimentage
    Wolfgang Stölzle, qui enseigne la gestion de la logistique à l’université de St.-Gall, a ensuite
    Réserves stratégiques :
    cap politique gardé
    Le 17 octobre 2007, le Conseil fédéral a pris acte du rapport sur la politique prévue en matière de réserves stratégiques pour la période 2008 à 2011. Il contient un bilan de 4 dernières années et présente les grandes lignes de la politique pour les 4 ans à venir.
    Lorsqu’il a fallu, ces dernières années, concentrer
    les tâches de l’approvisionnement économique du pays, le stockage obligatoire a été rigoureusement axé sur les domaines alimentation,
    énergie et produits thérapeutiques. Ce processus a pu être quasiment mené à bien dans la période sous rapport (2004 à 2007). On a donc liquidé les stocks de produits ne pouvant être affectés à ces domaines, alors que de nouveaux produits, notamment certains
    médicaments, ont fait l’objet de stockage obligatoire.
    Nouvelle évaluation en 2011
    A la fin 2007, les produits vitaux contenus dans les réserves stratégiques couvriront les besoins normaux pendant 3 à 4,5 mois. Pour les antibiotiques, cette couverture est nettement
    plus élevée, soit 6 à 8 mois, car en cas d’événement extraordinaire, la demande peut exploser à court terme, contrairement à celle d’autres biens de consommation.
    Des enquêtes poussées menées dans les milieux économiques concernés ont clairement
    montré que, pour le moment, aucun changement important n’est requis ni pour la palette de produits stockés, ni pour les volumes des réserves. Le département fédéral de l’économie (DFE) procédera à une nouvelle évaluation en 2011.
    Faibles coûts
    Le stockage obligatoire n’entraîne aucun coût pour la Confédération, excepté les frais de personnel. Les coûts de stockage et les frais financiers sont supportés par les propriétaires des réserves obligatoires qui peuvent cependant
    faire répercuter sur les produits les coûts liés à ce stockage. Evalués à 17 francs par habitant et par an, ils garantissent la sécurité dans les domaines alimentation, énergie et produits thérapeutiques.
    Ces derniers temps, la sécurité de l‘appro-visionnement a pris une importance accrue, sur le plan international aussi, à cause d’événements récents (rupture des livraisons de pétrole ou de gaz naturel, ouragans et pandémies).
    Membre de l’Agence internationale de l’énergie, la Suisse s’engage activement, dans son propre intérêt : elle s’associe aux mesures prises en commun pour garantir un approvisionnement suffisant en pétrole.
    Vous trouverez le rapport du DFE dans son intégralité sur le site http://www.bwl.admin.ch, (rubrique
    « Thèmes/Réserves obligatoires »).
    Marchandises stockées couverture des besoins*
    essence, diesel, mazout 4,5 mois
    kérosène 3 mois
    sucre, corps gras, riz 4 mois
    café 3 mois
    céréales 4 mois
    engrais 1 période de végétation
    antibiotiques 4 à 6 mois
    antiviraux 25 % de la population
    * Ces données partent de la consommation normale, à l’heure actuelle.

    explicité les bases théoriques permettant de gérer la chaîne d‘approvisionnement : pour que tout fonctionne bien, il faut clairement définir les rôles, concerter les stratégies entre entreprises concernées, bien configurer et coordonner cette chaîne, sans oublier de gérer et contrôler activement les relations, au plan horizontal comme vertical. Considérant
    une entreprise individuelle, le professeur
    a souligné : « Pour gérer sa chaîne d‘approvisionnement, il ne faut pas seulement considérer les processus en les intégrant dans sa propre entreprise, mais en les intégrant en amont et en aval de l’entreprise. Nous devons cesser de tout compartimenter». Pour gérer la chaîne d‘approvisionnement, il faut intégrer en concevant non seulement la logistique, mais le marketing et les achats, ainsi qu’en gérant les réseaux.
    Une stratégie claire pour passer à la pratique
    A ces exigences théoriques, Monsieur Stölzle a aussitôt opposé les limites rencontrées
    dans la pratique, notamment les problèmes
    d’interface, les pertes de souplesse, les risques financiers ou la disparition du savoir-faire. Le professeur a donc plaidé pour définir une stratégie aidant à gérer la chaîne d‘approvisionnement : on en déduirait les besoins en matière de configuration, coordina-tion, coopération et intégration. Concrètement
    cela pourrait se traduire ainsi : délimiter, en fonction des objectifs, les partenaires stratégiquement
    importants dans le réseau, fixer de façon différenciée les mécanismes de coordination
    entre les divers partenaires, définir clairement les champs d’intégration profitables et enfin ajuster et activer régulièrement les réseaux relationnels existants.
    Potentiel de prévention dans les TI, expertise et voies de transport
    Peter H. Flückiger, Country Manager de DHL Suisse a partagé l’opinion du professeur en illustrant le thème dans la perspective d’un géant international de la logistique : « un commissionnaire
    n’a besoin, pour simplifier, que d’un bureau, d’un ordinateur, d’un téléphone mais à condition d’avoir une grande expertise, des contacts et des relations». Pour optimiser les processus, il faut avoir des réseaux de données internationales fiables, un personnel
    bien formé, une présence mondiale, des infrastructures suffisantes et des moyens de transport adéquats. Monsieur Flückiger considère
    comme un avantage pour l‘AEP le fait que deux des géants mondiaux (Kühne & Nagel et Panalpina) aient leur centrale en Suisse : « le savoir-faire et le bon réseau relationnel sont très précieux ».
    Il voit un potentiel de prévention dans trois facteurs critiques qui font le succès des commissionnaires : les technologies de l’information (TI), l’expertise et la présence géographique ainsi que les voies et moyens de transport. Selon M. Flückiger, les sociétés de logistique doivent investir dans la construction de centres informatiques et l’expertise pour les exploiter ; elles doivent renforcer leurs réseaux de données locales et relier la Suisse aux réseaux internationaux en développant les redondances. Enfin, en cas de crise, elles doivent
    par pragmatisme permettre à la concurrence
    d’accéder à leurs réseaux de données et centres informatiques. Concernant l’expertise, M. Flückiger a plaidé pour qu’on continue d’étoffer la formation professionnelle des commissionnaires et d’encourager les études de logistique dans les universités. En outre, il est favorable aux échanges internationaux,
    « L‘approvisionnement du pays reste important.
    Notre stratégie est la bonne».
    Doris Leuthard, conseillère fédérale

  12. Hocine dit :

    @ Mme Dr BOUDEMAGH Nedjoua …Bonjour

    ce que vous apporter est intéréssant….Mais permeter moi de vous dire mon point de vu….
    désolé d’avence si mon message est un peu provocateur, le but n’est pas de te blaisser ou te casser….

    c’est ce qu’on appel noyer le poisson…..j’aurai aimer que vous donniez des liens;.. ne pensez pas que tout le monde est docteur et peut traiter de tel information….

    j’aimerai bien en votre qualité de Docteur que vous traitiez l’infon de M. Mebtoul d’une façon a ce qu’on peut tirer profit….

    on a poser tellement de questions qui n’ont pas trouver réponses …..

    on aimerai bien savoir….

    qui ? est exactement deriere la contribition de M. Mebtoul ??????
    dit quoi ? dans son contribution, quelle message veut ‘il transmettre????

    A qui ? s’adresse t’il ????? pourquoi????

    quel sont les effet et avec quel effet?????

    etc etc….

    voila ce qu’on voulais savoir partiellement……

    quant au petrol , il y’a un article très très intéressant , du moin a mon avis sur ce site dans la page international qui traite du pétrol….a lire, relire, voir et revoir…..

    avec mes respects pour vous &cordialement

  13. Nacera dit :

    Hocine,

    Je me permets de venir à la rescousse de Nedjouoi. Elle n’est pas là pour juger Mebtoul ou qui que ses soit. Excuses moi, de me mêler mais je veux plus lui souhaiter beinvenue sur ce forum et l’acceuillir comme un dmagh nouveau (sourires c’est facile mais je n,ai pas pu m’empêcher) que lui mettre cette pression.
    Qu’en penses tu?

  14. Dr BOUDEMAGH Nedjoua dit :

    Merci pour les commentaires apportes
    mais a mon avis
    Cette rubrique est presente sous forme de commentaires sur des publications nationale ou internationales.

    Je pense que ces commentaires peuvent etre l’objet d’un forum ou debat geopolitique, pour une meilleure analyse geostrategique pour l’ALGERIE.

    et nous souhaitons la contribution online des experts algeriens et internationaux.

    C’est tres interessants, ce que vous proposez
    Prochainement, inchallah

  15. Hocine dit :

    @Mme Kherbouche…Bonsoir….

    je ne veut mettre de pression a qui que se soit….ce n’est pas mon but….. moi aussi je lui souhaite la bienvenue….vu que les femme sont rare ici….Et les homme font défaut aussi , car ils accomplissent pas leur devoir…. (sourire)

    j’admet qu’on est dans le stade de receuil de l’iinformation…..sachant aussi qui trop d’info tu l’info….

    ne compté pas sur moi pour traiter tout les infos intéressantes de Mme Nedjoua…!!!! voila……

    quant au pétrôle je trouve l’article de Algerie Focus rebrique Monde eest plus qu’intéressant…!!!!

    tiens Mme Kherbouche , puisqu’on parle d’experts…et la façon de com et de traiter l’info…..

    pensez vous que les chiffres qu’ils avoncent comme provision de reserve de gaz et de petrole sans exacte…??? (et la manipulation et la propagonde dans tout ça…????!

    bien a vous deux

    cordialement

  16. Hocine dit :

    la derniere ligne il faut lire sont exacte…????

    désolé pour les erreurs
    cordialement

  17. fifi de tizi dit :

    hocine! youhou!!! IoI

  18. Ya ben Amiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!..Hocine!!!!!!!!!!…Un 2ieme ovni vient de survoler le pays(avec le sourire!!).Mme BOUDEMAGH !!!…Trois exposes d entree……….Trois TORNADES!!!..A bout de souffle au premier qu un second puis un troisieme!!!..Mais pourquoi a la ligne 18 du 2ieme expose…”LE NATURISME”?!?!?!?…Au plaisir de vous relire le plus souvent possible…Merci..Aidek mabrouk…Allah yahafdek ..ou yesstrak..

  19. Hocine dit :

    @ Algérie Focus et @ Fayçal

    @ Brahim
    @ Madame Kherbouche
    @ Dr Nedjoua
    @ Lyes oukane
    @ fif de tizi
    @ dr Mebtoul
    @tout les lecteurs et les paticipant aux forums de ce site
    @ tout les muslmans dans les 4 coins du monde

    AIDKOUM MOUBAREK…… MES VOEUX LES PLUS CHERES DE SANTE DE BONHEUR ET DE JOIE POUR VOUS ET TOUS CE QUI VOUS SONT CHERS

    CORDIALEMENT ET AU PLAISIR DE VOUS RELIRE….

  20. MOUHDJIZATE dit :

    Ok ya el akh Abderahmane Mebtoul, bonne analyse. Mais quelle sont vos proposition pour l’avenir de notre pays martyrisé, meurtri, trahi ??? Qu’est-ce que la démocratie pour vous ? Qu’est-ce que la laïcité ? Qu’est-ce que la liberté de conscience, d’opinion et de culte ? Qu’est-ce que l’idéologie arabo-islamique ? Quelle est la place de l’Algérie de demain dans la mondialisation inévitable ? Qu’est-ce qu’une république dans le “cadre des principes islamiques” ?? Qu’est-ce que le respect des minorités? Qu’est-ce qu’un Etat de droit ? Voilà les vraies questions auxquelles un intellectuel se doit de répondre quel que soit son idéologie. Un intellectuel se détermine ? Où se situe votre position ? Qu’est-ce qui ne vous convient pas dans notre pays ? Est-ce que une « bonne gestion technique» de l’économie et du secteur des hydrocarbures est suffisante ? Moi je ne suis pas intellectuel, mais j’ai déjà donné quelques avis (qui valent ce qu’ils valent) sur toutes ses questions fondamentales relatives à la GOUVERNANCE telle qu’on la conçoit en l’aube du troisième millénaire ! Le passé et l’histoire proche ou ancienne de notre ALGERIE, les citoyens le connaissent ou commence à le connaître dans sa crue réalité. Mais ya el akh Abderrahmane Mebtoul, que faut-il pour que l’Algérie s’établisse dans la paix (la VRAIE) et la démocratie (la VRAIE) sans lesquelles il n’y a point de développement …. ni de salut. On veut des propositions politiques courageuses et claires ya el akh Abderrahmane Mebtoul sur la gouvernance. Et les autres intellectuels apprécieront en tout connaissance de cause !!! Le problème de l’Algérie ne peut se régler sans propositions politiques courageuses en rapport avec les notions de démocratie et de liberté au sens universel du terme.

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