Trois militaires ont été tués et huit autres blessés, dont l’un se trouve dans un état « très grave », dans un attentat à la bombe commis dimanche soir à Tahamamt dans le département de Tissemsilt (350km au sud-ouest d’Alger), a-t-on appris lundi auprès de sources militaires locales.

La bombe enfouie sous la chaussée a été télécommandée par les terroristes au passage d’un premier camion faisant partie d’un convoi qui rentrait à la caserne, après une patrouille de routine, a-t-on ajouté.

Un second engin artisanal placé non loin a pu être désamorcé au moment du bouclage de la zone de l’attentat, précisait-on de mêmes sources. On assurait sous couvert d’anonymat que les auteurs « n’ont pas réussi à s’emparer des armes des (…) victimes de l’attentat, en raison d’une riposte immédiate des militaires qui se trouvaient à bord des autres véhicules arrivés derrière ».

L’attentat de Tissemsilt survient dans la foulée de plusieurs autres perpétrés ces derniers jours dans le pays, marquant du coup un regain relatif de la violence terroriste.

Ainsi, le 25 juin, les forces de sécurité ont tué trois hommes à bord d’une camionnette qui s’apprêtaient à commettre un attentat suicide dans le département de Boumerdès (50km à l’est d’Alger). Le 16 juillet, dans ce même département, un double attentat suicide visant le commissariat de Borj Ménaïel a fait deux morts et 14 blessés. Il a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

AP