Des femmes comme Amina, elles sont plus que nombreuses en Algérie. Mais le sujet est tabou car il relève de la sexualité intime des couples et rares sont celles qui osent en parler. Mais lorsque le lendemain, on se retrouve à l’hôpital, la douleur finit par délier les langues.

Neila, 27 ans, n’est pas prête à oublier son premier rapport sexuel avec un mari qu’elle déteste à chaque fois qu’elle repense à sa nuit de noces. Elle avait 23 ans quand elle  s’est mariée et le sexe «était un univers inconnu pour moi», relate-t-elle.  «Je devais, comme toute fille de bonne famille, attendre mes noces pour enfin connaître les plaisirs de la chair. Toutefois, je fus particulièrement déçue car, mon époux s’avéra un rustre qui ne sait même pas comment s’y prendre avec le corps d’une femme», raconte-t-elle non sans avouer qu’elle fut victime d’un viol.

« La vérité, c’est que j’étais violée par mon époux qui ne comprenait pas mes plaintes à chaque fois qu’il essayait de me faire l’amour. Pour lui, c’était normal d’entretenir de cette manière un rapport sexuel puisque je lui appartenais. Il n’a paniqué que lorsque j’ai fait une hémorragie. Ma nuit de noce s’est terminée ainsi dans les urgences où j’étais transférée», révèle notre interlocutrice les larmes aux yeux. A sa sortie de l’hôpital, Neila n’a jamais pu pardonner à son mari. Quelques semaines sont passées et le couple finit par se rendre à l’évidence : le divorce est devenu inévitable !

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Nuit de noces en Algérie : nuit d’amour, souvenir de douleur ? 

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P. S : Les prénoms ont été volontairement changés pour conserver l’anonymat des témoins.