Sud de l’Algérie : le développement ou le péril

Le Sud algérien est au cœur des préoccupations. Une rencontre régionale de concertation tenue dimanche à Ghardaïa a permis de mettre en avant les enjeux que représente cette partie souvent délaissée de l’Algérie.

Il s’agit de la première rencontre régionale réunissant des représentants du gouvernement et des acteurs locaux. Le but est de débattre et de proposer des moyens pour favoriser le développement du Sud. Cette région de l’Algérie est sans doute la moins développée du pays, en raison de sa faible population et des conditions climatiques difficiles, malgré son rôle géographique stratégique. Les populations du sud ont grandi depuis l’Indépendance dans la privation car la mise en place d’infrastructures, de programmes de développement n’a pas suivi le rythme de cette croissance démographique. Ce retard a fait de cette région, l’une des plus pauvres d’Algérie.

Profiter du potentiel économique

Pour envisager un meilleur avenir pour la région du Sud, plusieurs représentants du secteur agricole, des opérateurs économiques, des investisseurs, ainsi que des notables et les représentants de la société civile des wilayas du sud-est du pays se sont penchés sur les possibilités qu’offre la région.

La situation actuelle du Sud algérien ne permet pas à cette vaste région algérienne d’exploiter entièrement son fort potentiel économique. Et pourtant les productions de l’agriculture saharienne sont réputées pour leurs rendements élevés, notamment la céréaliculture  L’agriculture saharienne représente 18,2% de la valeur de la production agricole nationale, selon le ministère de l’Agriculture.

Renforcer la gouvernance du Sud

La question de la gouvernance au sein de cette région a également été évoquée. Le Sud est un espace géographique bien à part, et les institutions actuelles ne parviennent pas à satisfaire les populations du sud, qui rencontrent quotidiennement de nombreux problèmes de bureaucratie et administratifs. “Il faut changer les comportements des agents de l’administration afin qu’ils répondent, dans la transparence, aux doléances de la population” a souligné le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Abdelkader Ouali, présent lors de la concertation. Il a également promis que son département mettrait en place des mesures visant à réhabiliter l’administration algérienne et le service publics, à rapprocher les administrés de l’administration. En revanche, il n’est pas allé jusqu’à l’idée de mettre en place une décentralisation et une déconcentration dans le Sud. Si elles doivent se faire, elles “doivent toucher l’ensemble du territoire national”.

3 comments

Si vous êtes journaliste, vous manquez de déontologie. Du début à la fin, vous chargez Abassi Madani sans preuves.
Comment expliquez vous alors que son parti a gagné toutes les élections lesquelles il a participé? le peuple algérien a-t-il mal voté??? Comment expliquez vous qu’il lui était refusé à lui et Ali Benhadj de recevoir leurs avocats en prison? de recevoir leurs familles? d’accéder aux médias? Il évoque Zeroual et Betchine deux généraux encore vivants qui n’ont pas réfuté les propos de Abassi Madani?
Son parti a gagné les léections et il s’est retrouvé interdit du jour au lendemaind’une manière anticonstitutionnelle? ses dirigeants ont été emprisonnés ou assassinés? ses militants envoyés en prison, ou en camp de concentration (Reggane, Ain Mguel…etc s’ils n’ont pas été tout simplement portés disparus?
Comment osez vous objectivement etd’une manière eutre parler de mensonges et négationnisme? Votre article est une honte! je tiens à le dire et nefait pas grandir la cause de vérité sur la décennie noire.

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