Une organisation appelée “Khatm Ennouboua” (dernière prophétie), complètement inconnue jusque là, a publié, ces derniers jours, un communiqué dans lequel elle s’en prend à ce qui est considéré comme une secte, nommée, «Qadianiya», ou encore «Ahmadiyya». Le communiqué est même repris par l’agence officielle APS qui a l’habitude d’être assez prudente dans la reprise de ce genre d’informations relatives aux guerres que se livres les différents courants religieux entre eux ou contre les sectes.

L’organisation qui a publié le communiqué affirme que cette secte «est l’une des “ramifications du colonialisme occidental et des services de renseignements étrangers, chargée d’espionner les pays arabo-musulmans». «Cette secte tente de convaincre les sociétés où elle est implantée que l’Occident est une nécessité impérieuse et qu’il est dans leur intérêt de se soumettre à son hégémonie et d’exécuter ses desseins dont le plus pressant consiste à permettre à Israël de s’ériger en Etat ordinaire, partie intégrante du Proche-Orient», ajoute-t-on dans le même communiqué.

Après avoir précisé que cette secte est présente dans les pays du Maghreb, les auteurs du communiqué affirment que la «Qadianiya» est une création des colons britanniques au début du 20ème siècle et que son fondateur, Ahmed Mirza (1839-1908), estimait que le colonialisme anglais est une «fatalité». Bien évidemment, dans le communiqué, il n’est pas fait mention des «méfaits» de cette secte ou groupe religieux si ce n’est sa volonté de faire adhérer, dans ses rangs, les jeunes musulmans. Dans un des sites Internet des adhérents de Ahmadiyya, il est fait état de leur rejet des accusations qui sont portées à leur encontre en ce qui est de leur soumission à l’empire britannique. Néanmoins, il est clair qu’il y a beaucoup de différences avec le reste des sunnites en matière de pratiques religieuses ou mêmes des principes. Ce qui est certain, c’est que si l’APS a repris ce communiqué venu d’une organisation qui n’est pas connu c’est que l’Ahmadiyya inquiète au plus haut point les autorités religieuses du pays. Affaire à suivre…

Elyas Nour