Le dossier de l’achat par le gouvernement algérien de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy refait surface. Les négociations se poursuivent au moment où la société-mère, Vimpelcom, a vu son chiffre d’affaires reculer à cause notamment de sa filiale algérienne.

La société russo-norvégienne, qui détient la société algérienne, enregistre un cumul de dettes de 4,2 milliards de dollars, annonce l’opérateur. Vimpelcom a tout de même enregistré un chiffre d’affaires de plus de 43 milliards d’Euros au premier semestre de l’année en cours, en recul de 2% par rapport à la même période de l’année passée.

C’est dans cette ambiance, un peu morose, que l’opérateur russo-norvégien négocie la vente de sa filiale algérienne. Vimpelcom propose 7 milliards d’Euros. Les autorités algériennes refusent et estiment que le montant est « exagéré ». Les choses en sont restées là. Mais, entre temps, l’Etat algérien a imposé à l’opérateur une amende qui s’est élevée à 3,3 milliards de dollars. Pis, Djezzy a été interdite d’exporter ses dividendes.

Petit report pour la 3G

Hasard du calendrier, la date du retrait des cahiers des charges pour la participation dans le marché de la Téléphonie de 3ème génération 3G, a été reportée. Prévu le 11 du mois en cours, le retrait du cahier des charges ne débutera, finalement pas, avant le 15 du même mois. Motif ? Aucun. Le lancement de cette opération devait officiellement débuté le 1 août. Pour l’instant, les autorités veulent lancer la 3G au 1er décembre prochain, après un retard de plus de 2 ans. A court d’arguments, le gouvernement avait fini par trouver une « excuse » : il faut attendre la vente de Djezzy. Mais, des mois après, Djezzy n’est pas encore achetée. Cela n’a pas empêché le démarrage de l’opération.

Essaïd Wakli

Téléphonie : Vimpelcom aggrave ses dettes avant de céder Djezzy
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