Le Président Bouteflika vient de signer son retour sur la scène politique en opérant une réorganisation au sein des structures du puissant Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), les services secrets algériens, selon des informations du site d’information TSA, recoupées par Maghreb Émergent.

Ces changements concernent le rattachement de structures sensibles telles que la direction de la Communication, la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) et le service de la police judiciaire de l’armée, sous la responsabilité directe de Ahmed Gaid-Salah, Chef d’Etat-major de l’ANP et réputé proche du Président Bouteflika.

Avant cette décision, confirmée par une source sûre à Maghreb Emergent, ces directions sensibles du DRS étaient chapeautées par le patron des services secrets, le général-major Mohamed-Lamine Medienne dit Toufik, en fonction depuis 1990. En transférant les prérogatives de ces directions vers l’Etat-major de l’armée, Bouteflika tente de réduire l’influence du patron des services secrets et marque des points dans la lutte feutrée que se livrent différents clans du pouvoir à huit mois des élections présidentielles.

La direction de la Communication, une structure chargée de la gestion des médias et de la communication institutionnelle, a été secouée ces dernières semaines par le limogeage brutal de son patron, le colonel Fawzi, à qui il a été reproché sa gestion douteuse de la manne publicitaire étatique par le biais de son monopole l’ANEP, et la communication qui a entouré l’hospitalisation du Présindent Bouteflika au Val de Grâce. La DCSA, dirigée par le général Mehenna Djebbar, est une structure chargée de surveiller et protéger le personnel et les infrastructures de l’armée.

Le service de la police judiciaire du DRS est, pour sa part, chargé de toutes sortes d’enquêtes sur les atteintes graves à l’économie et à la souveraineté nationales. Ce service, doté de larges prérogatives, s’est distingué depuis ces dernières années par ses enquêtes sur la corruption ayant impliqué, entre autres des cadres dirigeants à Sonatrach et de hauts fonctionnaires de l’Etat à l’image de l’ex-ministre de l’Energie et des mines Chakib Khelil.

Lu sur Maghreb Émergent