A l’instar de nombreux autres pays africains, les flux financiers illicites plombent l’économie algérienne et compromettent sérieusement son développement. C’est la conclusion à laquelle a abouti le dernier apport de Global Financial Integrity (GFI), une organisation non gouvernementale basée à Washington.

Selon cette ONG, en Algérie, chaque année, au moins 1,5 milliards de dollars sortent illégalement du territoire national. L’Algérie se retrouve même parmi les 50 pays au monde qui ont enregistré le plus de flux illicites entre 2002 et 2011. Comme le Nigeria, l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan, l’Algérie souffre terriblement de ce fléau entretenu par des mafias qui détournent les deniers publics et les trasnfèrent à l’étranger à travers des mécanismes de blanchissement d’argent.

Selon Jeune Afrique, le rapport de GFI explique également que la région Mena (Moyent-Orient et Afrique du Nord), dont fait partie l’Algérie, a enregistré la plus grande croissance des flux financiers illicites (31,5 % par an), suivi de l’Afrique subsaharienne (19,8 %). Ces transferts illégaux de fonds ont été rendus possibles grâce aux “sociétés écran anonymes, l’opacité des paradis fiscaux, et les techniques de blanchiment d’argent basées sur le commerce”, a expliqué à ce sujet  Raymond Baker, le président de GFI, cité par Jeune Afrique Economie.

Que faire pour stopper les flux financiers illicites ? Pour lobal Financial Integrity, il n’y a qu’une seule solution : exiger des rapports, pays par pays, sur les ventes, les profits, les effectifs d’employés et les impôts payés par toutes les sociétés multinationales et de réformer les services douaniers afin de mieux détecter et prévenir les falsifications des transactions commerciales. De telles mesures sont applicables en Algérie ? Au regard de la conjoncture actuelle, il est difficile de répondre par un oui sincère…