L’industrie pharmaceutique algérienne, qui compte actuellement 62 opérateurs et plus de 100 projets prévus ou en cours de réalisation, peut-elle servir de modèle pour la ré-industrialisation du pays ?

Elle figure en tout cas déjà parmi les plus importants secteurs économiques nationaux et fait l’objet depuis plusieurs d’une sollicitude particulière des pouvoirs publics qui ont notamment fait bénéficier les producteurs nationaux d’une interdiction exceptionnelle d’importation des médicaments produit localement.

Encouragée et protégée par les autorités algériennes, la production locale  de médicaments qui représente actuellement 36% du marché national devrait atteindre 65% en 2015, a affirmé le PDG de Profarmal, Malik Ait Saïd. lors du 12e forum d’”Emergy” consacrée à l’analyse du système sanitaire. M. Ait Saïd, qui est également membre de l’Union nationale des opérateurs de pharmacie (UNOP) a estimé que le potentiel pharmaceutique national actuel permet d’atteindre 65% du marché national, sans compter les nouveaux investissements dans le secteur. La part de  la production nationale de médicaments réalisée  par le secteur privé est de 30% et celle réalisée par le groupe Saidal, relevant du secteur public est de 6%.

Les autorités publiques se sont engagées durant les dernières années à atteindre un taux de production locale de 70% durant les  prochaines années afin de réduire la facture des médicaments importés d’une part et garantir une couverture sanitaire globale à moindre coûts, d’autre part.

Pour M. Ait Saïd, la réalisation  de cet objectif de 65% de la production pharmaceutique locale doit être accompagnée par l’installation de l’Agence nationale du médicament, l’actualisation des lois régissant le secteur et la dotation de la direction pharmaceutique au niveau du ministère des moyens matérielles et humaines nécessaires. Ce qui contribuera, a-t-il dit, à la réduction des délais d’enregistrement des médicaments .