Le général Hassan, un haut gradé du DRS, se trouve toujours chez lui dans sa résidence, située au coeur du Centre de repos familial de Sidi-Fredj. Il écoule sa retraite dans une confortable villa et il n’est nullement au courant qu’un mandat d’arrêt a été lancé à son encontre, nous a révélé une source proche de ce haut gradé du DRS.

« Contrairement à ce qui a été rapporté par une certaine presse, le général Hassan n’a reçu aucune notification d’un mandat d’arrêt qui aurait été lancé contre lui. Il a été uniquement convoqué et entendu par le procureur près le tribunal militaire de Blida. Il a été convoqué à trois reprises depuis sa mise à la retraite. Il a toujours refusé de se rendre au tribunal militaire. Mais la troisième fois, il a accepté d’obtempérer quand son patron, le général Toufik, lui a demandé de répondre à la troisième convocation », nous explique notre source.

D’après les informations que nous avons pu recueillir : le général Hassan n’a accepté de se présenter devant le procueur militaire qu’une fois le général Toufik, son ami et mentor, l’ait convaincu du bien-fondé et de la justesse de cette démarche. « Le général Hassan est réputé pour son fort caractère. Il est blessé et il se sent trahi. Il a dirigé pendant de longues années le service  dédié à la lutte anti-terroriste au sein du DRS. Il n’a pas digéré sa mise à la retraite après tant de sacrifices. Il se sent visé par des attaques lâches. A travers lui, on veut affaiblir son patron et ami le général Toufik », révèle encore notre source selon laquelle  le patron du DRS, le général Toufik, refuse de lâcher son poulain et nous certifie : « le général Toufik tient à défendre jusqu’au bout le général Hassan contre les accusations qu’on colporte à son égard ».

D’ailleurs, lors de son entrevue avec le procureur militaire, le général Hassan, accusé effectivement d’avoir constitué une bande armée et de détention illégale d’armes de guerre, a répondu froidement à toutes les questions qui lui ont été posées. « Tous les services secrets du monde utilisent des armes cachées et non déclarées pour leurs opérations secrètes. Même la CIA, le service secret de la très démocratique Amérique, font de même », aurait-il répondu à son interrogateur. Et quand le procureur militaire lui a demandé de lui révéler des détails supplémentaires sur les opérations menées dans le Sahel par les éléments de son service, le général Hassan a répondu séchement : « Je n’ai qu’un seul patron : c’est le général Toufik » !