Encore une fois,  le président Abdelaziz Bouteflika n’a pas participé à la prière de l’’Aïd al-Adha à la Grande mosquée d’Alger. Une absence remarquée qui confirme que l’état de santé du premier magistrat du pays ne s’est guère amélioré. Une absence symbolique qui illustre bel et bien “la vacance du pouvoir” dont souffre en ce moment l’Algérie. 

Et comme lors de la prière de l’Aïd el-Fitr, c’est le Premier ministre Abdelmalek Sellal et les présidents du Conseil de la nation (Sénat) et de l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelkader Bensalah et Mohamed Larbi Ould Khelifa, qui étaient, comme de coutume, présents à la prière de l’Aïd al-Adha. D’autres hauts responsables politiques algériens et le corps diplomatique des pays musulmans accrédité à Alger y ont également participé. Ces diplomates et personnalités nationales ont présenté leurs vœux, malgré l’absence du chef de l’État, juste après la fin de la prière à Abdelmalek Sellal, Abdelkader Bensalah et Mohamed Larbi Ould Khelifa.

Il est à souligner que depuis sa réélection en avril 2014 à la tête de l’Etat pour un 4e mandat successif, Abdelaziz Bouteflika a “collectionné” les absences protocolaires. Ses apparitions publiques sont de plus en plus rares et son activité politique a été réduite “au minimum syndical”. Seul l’APS fait part de ses lettres qu’il adresse aux autres chefs d’Etat à l’occasion des fêtes nationales de leurs pays respectifs.