Les évènements d’In Salah, qui ont notamment provoqué la mort d’un jeune homme, ont fait réagir la classe politique. Le RCD et Mouvement Barakat et Ali Benflis ont vivement réagi dans  deux communiqués distincts.  « Le RCD condamne avec la plus grande fermeté la répression qui s’abat sur les populations du Sud. Il avertit sur les périls qui pèsent sur la nation à cause d’une politique qui redistribue la richesse nationale en fonction des rapports de forces construits et entretenus par les clans au pouvoir », écrit le RCD dans un communiqué rendu public.

«La stratégie de répression corruption a fait son temps. Seule une scène publique assainie, restituée à la transparence et l’arbitrage citoyen peut éviter le pire à la nation », estime encore la formation de Mohcine Belabbas.

De son coté, l’ancien premier ministre, Ali Benflis, estime que « les événements de Ain Salah ne sont que la conséquence directe et logique de ces pratiques et de ces comportements qui ne prennent en ligne de compte ni les mises en garde de l’expertise nationale, ni les préoccupations et les inquiétudes exprimées par les citoyens ». Il a rappelé notamment comment le pouvoir a décidé d’exploiter le gaz de schiste sans débat. « Les événements d’Ain Salah et de Tamanrasset reflètent (…) une rupture dangereuse du dialogue social et de la nécessaire relation de confiance entre les gouvernants et les gouvernés », ajoute Benflis.

Le mouvement citoyen Barakat, qui se dit solidaire de la population de In Salah, déclare, de son côté que « l’exploitation du gaz de schiste est une autre forme de mépris affiché clairement par le pouvoir pour notre pays, pour notre peuple, et constitue un dérapage intolérable et un abus flagrant de pouvoir qui se fait au détriment de nos richesses, de notre terre et qui compromet gravement l’avenir de nos enfants ».

Les autorités officielles n’ont, pour leur part, toujours pas réagi.