La viande fraîche devient de plus en plus inaccessible pour de nombreux Algériens. Alors que la population augmente d’année en année, dans la capitale, la production des six abattoirs d’Alger, quant à elle, ne cesse de baisser.

L’inspecteur vétérinaire de la wilaya, Abdelhalim Yousfi, a déclaré, dans ce sens, que la production des abattoirs algérois a baissé de 4000 têtes de bovins en l’espace de quatre années, passant de 36 000 bovins abattues en 2010, à 32 000 en 2014. En somme, durant l’année dernière, près de 90 bovins ont été abattus par jour dans les six abattoirs d’Alger, à savoir Hussein Dey, Rouiba, El Harrach, Bordj El Bahri et Zeralda et de l’abattoir privé des Eucalyptus.

Une baisse qui n’est pas justifiée par l’incapacité de ces six abattoirs puisque ceux-ci peuvent même produire d’avantage. Elle est plutôt due au niveau de vie des Algériens confrontés à une hausse continue des prix des viandes. Des paramètres qui ont poussés, ajoute la même source, nombre de nos compatriotes à se tourner vers la viande rouge congelée d’importation, vendue à des prix plus accessibles.

La viande fraîche, cédée à des prix dépassant les 1000 DA le kilogramme pour celle du mouton, est devenu ainsi un produit de luxe pour beaucoup. Malgré les différentes rumeurs qui circulent périodiquement au sujet de la qualité de la viande importée, celle-ci reste un «palliatif» important. En 2014, les services vétérinaires ont contrôlé, au port d’Alger, 9500 tonnes de viandes bovines et 1600 tonnes ovines importées.

Elyas Nour