En dépit de l’appel lancé par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) en direction de ses adhérents afin d’assurer la permanence durant les deux jours de l’Aïd El Fitr et de la menace brandie par le ministère du Commerce à l’encontre des récalcitrants, nombre de professionnels ont manqué à cette obligation à travers le territoire nationale, selon plusieurs sources concordantes. La capitale Alger, elle, fait exception, puisque l’appel y a été plus ou moins suivi d’un quartier à l’autre.

Des produits de première nécessité faisaient ainsi défaut dans plusieurs wilayas et grandes agglomérations du pays. Profitant de cette pénurie, des vendeurs à la sauvette proposaient des denrées alimentaires très prisées en pareilles circonstances à des prix exorbitants.

C’est le cas notamment du pain dont la baguette était cédée sur les trottoirs à 20 DA l’unité, soit le double de son prix habituel. Le pain traditionnel, lui, étaient cédé à 100 DA l’unité dans la ville d’Oran, entre autres wilayas et produits. « Beaucoup d’artisans boulangers habitent dans d’autres wilayas du pays et ont pris leurs congés pour aller passer les fêtes de l’Aïd El-Fitr auprès de leurs familles. Du coup, de nombreuses boulangeries ont du fermer boutique », explique un des rares boulangers n’ayant pas manqué à l’appel dans la capitale de l’Ouest, cité par l’APS.

Autre produit trop demandé durant l’Aïd, le lait. Face à l’indisponibilité, du moins en quantités suffisantes, du lait en sachet, beaucoup de consommateurs se sont retrouvés obligés de se rabattre sur le lait en pack, au moins trois fois plus cher que le premier.

Le constat n’est pas meilleur concernant les viandes, fruits et légumes ainsi que d’autres produits à travers nombre de wilayas du pays. Le secteur des transports n’est pas en reste puisque nombreux sont les transporteurs ayant déserté leurs quais au premier jour et durant la matinée de ce second jour de l’Aïd. C’est du moins ce que déplore la Ligue algérienne de défense des droits de l’Hommes (LADDH) dans un communiqué rendu public ce samedi 18 juillet.

En effet, la LADDH dénonce une « crise étouffante » ayant touché nombre de citoyens dans la plupart des villes du pays, notamment celle des l’intérieur, à l’instar de Djelfa, Médéa et Chlef, entre autres. Une « crise » ayant fait de cette fête « un gâchis » presque national.

L’organisation présidée par Me Salah Dabouz exprime donc son « mécontentement face à ce phénomène devenu habituel depuis quelques années durant les fêtes religieuses ou nationales ».

A souligner enfin que le ministère du Commerce avait mis en garde les opérateurs qui seraient tentés de na pas assurer le service minimum durant les jours fériés. Il avait promis une fermeture administrative de 30 jours et une amende de 100 000 DA à tout contrevenant. Mais, à l’exception d’Alger, sa menace est visiblement tombée dans les oreilles de sourds. Reste maintenant à savoir si les autorités compétentes passeront à l’acte en appliquant les sanctions prévues. Car, le citoyen, lui, a été lourdement sanctionné.

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