Même en 2016, les femmes algériennes victimes de violence ont peur de déposer plainte auprès des services de sûreté, déplore la secrétaire générale de l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA), Nouria Hafsi. 

Selon cette interlocutrice, « 7.400 femmes violentées » ont été recensées depuis le début 2016, affirmant que ce chiffre « ne traduit pas la réalité de la violence exercée contre les femmes en Algérie qui n’osent pas déposer plainte contre un membre de leurs familles ». « Certaines femmes violentées continuent à souffrir en silence et ne portent pas plainte », affirme encore Nouria Hafsi. Cette dernière a reconnu également que beaucoup de femmes algériennes ignorent les lois mises en place pour la protéger. Dans ce sens-là, il demeure urgent de se rapprocher des femmes, notamment violentées, pour les sensibiliser et les convaincre de déposer plainte et de ne pas la retirer.