Richard Barrett, responsable du département de la lutte contre le terrorisme de l’agence du contre-espionnage Britannique le MI6, a averti que les autorités Allemandes sont presque dans l’incapacité de gérer  le nombre important de terroristes potentiels opérant sur leur territoires, soulignant que  le pays compte plus de 7 000 suspects, avec des ramifications dans toute l’Europe. Ce rebondissement émanant d’un grand spécialiste des réseaux Djihadistes intervient au moment où  les services de sécurité allemands se trouvent quasi- submergées par l’ampleur de l’attaque ayant ciblée lundi soir  le marché de Noël de Berlin.

Ce qu’il  faut surtout retenir est que  l’auteur de l’attaque meurtrière de Berlin le ressortissant Tunisien,  Anis Amris, fiché par les services de sécurités Allemands, devait être extradé depuis plusieurs mois, mais la complexité des procédures a permis à ce dangereux terroriste de pouvoir mener à terme la mission que lui a confié l’organisation terroriste Daech qui a revendiqué l’attentat meurtrier commis au coeur de la capitale allemande.  Selon l’ex-patron du contre-espionnage Britannique, le radical tunisien était connu pour être un partisan de l’Etat islamique et d’avoir suivi des entraînements militaires.  Il a également été très actif pour recruter un complice en vue de l’assister  dans son projet d’attaque terroriste.  En dépit donc de la disponibilité de toutes ses informations pour les services de sécurités Allemands, le Djihadiste Tunisien  est resté en liberté sans jamais être réellement inquiété.

Une enquête est  en cour au sujet de l’implication du Djihadiste Tunisien  dans un projet  «d’un grave acte de violence contre l’Etat» alors que les services européens de la lutte contre le terrorisme avaient échangé des informations à son sujet le mois dernier.

Les rapports suggèrent que les services de renseignement Allemands avaient, semble-t-il, perdu la trace d’Amri récemment. Ce dernier a choisi tactiquement de s’évaporer pour préparer son attaque.  Mais pour Richard  Barrett, qui avait joué un rôle de premier plan au sein du MI6 lors des attentats du 11 septembre 2001, ce n’est guère surprenant que des extrémistes se soient glissés entre les mailles du dispositif de surveillance de renseignement, compte tenu du nombre important de Djihadistes qui ont réussi de se faufiler lors de  la vague de réfugiés ayant déferlé sur l’Allemagne ces dernières années.

D’après même ce responsable, Daech est parvenu à faire passer 550 terroristes potentiels et extrêmement dangereux  en Allemagne, ajoutant à cela le nombre de Djihadistes potentiels éparpillés à travers toute les autres régions avoisine facilement les 7000 individus.  «Comme vous pouvez l’imaginer, c’est un nombre presque impossible à contrôler”, a assuré l’ancien patron du contre-espionnage Britannique.  Selon Richard Barrett, le plus grave est que le nombre important de ces éléments répertoriés ont été repérés dans le contexte de la déferlante  d’extrémistes radicaux qu’il fallait prendre très au sérieux depuis le départ.  Cela dit, l’Occident est en train de payer le prix de sa politique inspirée du principe du droit d’ingérence Internationale. Cette politique est à l’origine du désordre qui s’est installé dans plusieurs régions du monde Arabe,  ce qui a aussi permis aux factions Djihadistes de s’accaparer de très larges territoires  dans cette région, transformée en base-arrière du grand banditisme, du crime organisé et du terrorisme, activités de prédilection de la mouvance Djihadiste Internationale qui pose, désormais, un réel risque à la sécurité et à la stabilité mondiale.

Meriem Abdeli