L’accord d’association qui lie l’Algérie à l’Union européenne va bientôt être révisé. La signature du nouveau document, qui remplacera celui qui a été paraphé en 2003, interviendra dans les prochains jours. C’est ce qu’a indiqué le directeur de la coopération au ministère des Affaires étrangères, cité par l’APS.

«Nous sommes parvenus le 7 décembre dernier à conclure l’évaluation par un document conjoint qui sera validé dans les prochains jours à Bruxelles, lors de la réunion du conseil de l’Accord d’association Algérie-UE, co-présidé  par le ministre, Ramtane Lamamra, et la Haute représentante de l’UE pour les  affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini», a précisé le responsable.

«Nous avons très bien travaillé. C’est un accord des deux parties pour  relancer leurs relations denses», a souligné M. Mokrani. Selon ce dernier,  le document contient 21 recommandations permettant « de relancer la  coopération entre l’Algérie et l’UE dans le but de mettre les relations économiques  au centre de cette coopération, de donner à cet accord toute son importance et d’utiliser tout son énorme potentiel dans ses trois composantes: politique,  économique et humaine « .

Interrogé sur les axes de travail, le responsable algérien a précisé qu’il s’agit «du partenariat économique dans le sens de  l’accompagnement de l’effort du gouvernement algérien dans la diversification  de l’économie, de la promotion des exportations hors hydrocarbures, du développement  de l’économie du savoir-faire, de l’économie numérique et de la promotion d’une économie inclusive à caractère social». Le document porte également sur le « développement des relations d’investissements  et de partenariat entre les entreprises européennes et algériennes et le flux  des investissements européens directs productifs en Algérie », avance-t-il.

Signé en 2003, l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne a été contesté par l’Algérie. «L’Algérie a le sentiment qu’elle a donné plus qu’elle n’a reçu», a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, lors d’un déplacement à Bruxelles, en 2015. Il avait alors demandé la révision de l’accord. C’est ce qui vient d’être fait.

Essaïd Wakli