Le président de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLCC), Mohamed Sebaïbi, a assuré, mardi, à Alger, que le plan initié par le président de la République pour éradiquer le fléau de la corruption des institutions et des administrations publiques reflète une volonté politique d’en finir avec ce phénomène.  

S’exprimant en marge de l’inauguration du nouveau siège de l’ONPLCC à Alger, Mohamed Sebaïbi a affirmé que le président Bouteflika «a clairement fait état de la volonté politique des pouvoirs publics en matière de prévention et de lutte contre la corruption». Tout en rappelant les méfaits de la corruption qui, selon lui, «déstabilise les États, et met des freins au développement économique et social tout en portant atteinte à la dignité humaine», l’intervenant a tenu à rappeler que la mission primordiale de son organisme est de proposer une politique globale de prévention de contre la corruption.

Il s’agit là d’un discours populiste, anachronique et aux antipodes de la réalité, tant le phénomène s’est étendu tel un cancer dans notre pays, impliquant des personnalités du pouvoir de premier plan. L’affaire Khalifa, Sonatrach 1 et 2, l’autoroute Est-Ouest ou encore les Panama Papers sont autant de scandales ou de hauts dignitaires de l’État, des responsables en poste ou à la retraite retraite sont trempés jusqu’au cou sans être le moins du monde inquiétés par la justice.

S’il y a réellement une volonté de mettre un terme à ce fléau, il doit commencer par ôter à  la justice les liens qui la paralysent et la laisser assumer toutes ses prérogatives, sans interférences de l’exécutif.

Massi M.