Le président de la fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, a bénéficié d’une allégeance inconditionnelle des membres de l’assemblée générale (AG) au travers d’une impressionnante standing-ovation.

Après l’adoption, ce matin, au Centre technique national de Sidi Moussa, des bilans, moral et financier, les membres, de l’AG, du moins la majorité d’entre eux, ont brandi des pancartes sur lesquelles étaient transcrit en arabe : «Tous Raouraoua». Ce dernier, qui donnait l’air d’être surpris par ce geste, a tenu à les remercier. Ils se sont alors mis à scander à tue-tête «Raouraoua président». Même si le Président de la FAF ne s’est pas prononcé officiellement sur sa volonté ou non de briguer un autre mandat, il est clair que s’il se représente, rien ne pourra empêcher sa réélection. L’assemblée générale élective est, notons-le, prévue le 20 mars prochain. Les potentiels candidats ont jusqu’au 12 mars pour déposer leurs candidatures.

Après les multiples attaques qu’il a subies, suite à l’élimination sans gloire de l’équipe nationale au premier tour de la CAN 2017, notamment celles émanant du ministres de la Jeunesse et des Sports, Ould Ali El Hadi, plus d’un parmi les observateurs pensaient que les jours de Raouraoua à la tête de la FAF étaient comptés.

Cette dynamique de soutien ne provient pas seulement de l’AG de la FAF. La Ligue nationale de football amateur (LNFA) a ainsi publié sur son site Internet un communiqué dans lequel les membres de sa propre AG apportent leur appui à Raouraoua et lui demandent de briguer un autre mandat. Des présidents de clubs influents, à l’instar de Hamar (ES Sétif) et de Hannachi (JS Kabylie) ont également exprimé, hier, leur soutien au président de la FAF. Celui-ci dispose apparemment du soutien de la majorité des membres de l’AG.

Par ailleurs, le Président de la FAF a critiqué l’ancien ministre, Mouldi Aïssaoui, et Rabah Madjer, qui ont estimé qu’il était inéligible. Pour Raouraoua, Mouldi Aïssaoui avait violé la réglementation en matière d’élection puisque, d’un côté, il n’avait pas terminé son mandat lorsqu’il était président de la fédération (de septembre 1993 à juillet 1994), et de l’autre, il avait enregistré plusieurs absences aux AG de la FAF, ce qui lui a fait perdre son statut de membre de l’assemblée. Quant à Madjer, il ne remplit pas, selon Raouraoua, la condition qui stipule que pour être éligible, il faut avoir été en activité dans le monde du football lors des cinq dernières années.

Elyas Nour

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