Pour conquérir des sièges au parlement à l’occasion de la prochaine élection législative, prévue le 4 mai prochain, Amar Ghoul, ex-ministre controversé des travaux puVblics et des transports, innove et se montre ingénieux pour tracer une nouvelle stratégie politique. Une stratégie qui ambitionne de permettre à son parti d’obédience islamiste, le TAJ, de résister au FLN et le RND, le deux mastodontes qui composent le régime algérien. 

Sortir la nuit dans les quartiers populaires de la capitale Alger pour distribuer des repas chauds aux nécessiteux et sans-abris. C’est la première option qui a été choisie par Amar Ghoul pour se rapprocher de la population notamment des plus défavorisés. « Nous sommes un parti social ouvert à tous les Algériens et qui tend la main à nos compatriotes souffrant de la précarité », explique à ce sujet Amar Ghoul dans un reportage réalisé par la Web-Tv de son parti. Une web TV qui travaille d’arrache-pied afin de gagner en audience et renforcer l’influence de ce parti islamiste qui tente de trouver sa voie dans le conglomérat de partis voués à la cause d’Abdelaziz Bouteflika. Amar Ghoul sort dans le terrain, se promène dans les quartiers pauvres et aide les nécessiteux. C’est cette image de proximité et de solidarité que l’ex-ministre cité dans l’affaire scabreuse de l’autoroute est-ouest, mais jamais convoqué par la justice, veut construire pour séduire les Algériens.

Mais pour « draguer » l’opinion publique qui le regarder comme un thuriféraire du système et ex-coéquipier de foot du général Toufik, Amar Ghoul est allé jusqu’à faire appel à des humoristes populaires à l’image de Mustapha l’Oranais. L’ex star des sketchs de l’émission Bila Houdoud a rejoint le TAJ d’Amar Ghoul et fait une apparition remarquée dans un meeting à Sidi Bel-Abbès, à l’ouest du pays.  Avec de telles « recrues », Amar Ghoul veut redorer son blason pour convaincre les Algérie qu’il peut incarner une alternative aux dirigeants actuels décriés pour leur gestion chaotique du pays. Va-t-il réussir son pari ?