Créée pour fédérer l’opposition, l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso) meurt à petit feu. C’est du moins ce que laisse entrevoir une déclaration rendue publique, ce mercredi, par un groupe de personnalités lors d’une conférence de presse à Alger.

«Les objectifs de l’opposition, tels qu’énoncés par la plate-forme de Mazafran, ne peuvent en aucun cas être temporaires ou tactiques. Ils s’inscrivent dans la continuité et la rigueur et ne peuvent être sujets à marchandage », déclarent ainsi les signataires dans leur déclaration.

Pour ces personnalités, dont Sofiane Djillali, Karim Tabbou et Ali Benouari, les échéances électorales qu’impose le pouvoir sont «des illusions» et des «élections hasardeuses pour l’avenir du pays». «C’est parce que nous croyons fermement en une vraie démocratie comme meilleure outil pour organiser et gérer l’Etat et ses institutions que nous agissons avec détermination pour faire valoir les meilleures voies pour instaurer le respect des libertés, les droits individuels et collectifs et au final, l’Etat de droit», indique encore le document.

L’Icso a été fondée en 2014 pour servir de trait d’union entre la CLTD (Coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique) et le groupe des Forces de changements, constitué autour de Ali Benflis. Or, nombre de formations politiques ont décidé de participer aux élections législatives. Une démarche contraire aux principes de la déclaration de Mazafran, signée en juin 2014. Ce document décrète notamment que toutes les démarches de l’opposition doivent s’inscrire en dehors de l’agenda du pouvoir.

Essaïd Wakli