Ansej/ Aucune facilité pour les jeunes entrepreneurs qui ont revendu leur matériel

Les bénéficiaires des crédits bancaires dans le cadre des dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes, principalement l’Ansej, qui ont revendu leurs matériels ne vont pas profiter des nouvelles facilitations prônées par l’Etat, notamment pour ce qui est du rééchelonnement de la dette.

C’est ce qu’a affirmé dimanche le ministre des Finances, Hadji Babaammi qui a apporté des précisions à l’affirmation lancée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la matinée et selon laquelle les dettes des jeunes de l’Ansej vont être rééchelonnées.

«Il y aura des contacts qui seront lancés entre le jeune entrepreneur en difficulté et la banque.   Il va y avoir des études au cas par cas, mais l’opération (de rééchelonnement)  se fera sous trois conditions», a signalé le ministre des Finances, avant d’ajouter : «Il s’agit de la disponibilité des équipements financés par la banque, c’est-à-dire qu’ils ne soient pas vendus par l’entreprise, que le dossier ne soit pas transféré vers le Fonds de garantie des PME, et que le jeune entrepreneur engage réellement des efforts pour conforter son entreprise».

En d’autres termes, les bénéficiaires de ces crédits qui ont revendu leurs matériels (machines, moyens de transport…) ne pourront logiquement postuler pour un quelconques avantage. Beaucoup de jeunes ont profité des «largesses» de l’Etat, à un certain moment, pour contracter des crédits, alors qu’ils n’avaient aucune intention de les rembourser. Des observateurs parlent de sommes énormes qui ont été dilapidées. Néanmoins, du côté du gouvernement, on affirme que les «impayés» ne sont pas importants. Sellal a révélé seul 19% des entreprises de l’ANSEJ connaissent des retards dans le remboursement de leurs crédits. Selon lui, le plus gros des contractants de crédits Ansej remboursent leurs dettes.

 

Elyas Nour

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