L’atmosphère est très tendue à la Cité 350 logements de Kolea, dans la Wilaya de Tipaza. Une trentaine de jeunes habitants ont été durement bastonnés et violentés suite à une brutale intervention des forces de la gendarmerie, a constaté un journaliste d’Algérie-Focus présent sur les lieux. 

Une intervention qui n’obéit à aucune considération sécuritaire. Les gendarmes ont fait cette descente musclée uniquement pour se venger contre les jeunes habitants de cette Cité qui ont exprimé leur solidarité avec un ressortissant sub-saharien agressé par un gendarme en civil. Dans un cafétéria de cette cité, ce gendarme a tabassé ce réfugié Sub-saharien au vu et au su de tous les habitants qui ne sont pas restés les bras croisés face à cette violence inouïe.

Mécontent de l’intervention de la population qui a dénoncé son abus de pouvoir, le gendarme fait appel à ses collègues. Plus de 15 gendarmes se déplacent dans leurs 4X4 et foncent manu militari sur les jeunes du quartier pour les bastonner et les réprimer. Plus de 7 personnes ont été interpellées et tabassés au niveau de la brigade de la gendarmerie. M. K, l’un des jeunes de la Cité 350 Logements, a été gravement malmené et humilié par les gendarmes avant d’être relâché. « C’est ce jeune qui est intervenu pour empêcher le gendarme en civil de rouer de coups le ressortissant sub-saharien », rapporte notre journaliste présent sur les lieux.

D’autres habitants de la Cité ont été brutalisés sous les yeux de leurs familles à l’image de M. A et S. K.  La population de la Cité 350 logements n’entend pas se taire face à ces brutalités inédites. D’ores et déjà, un collectif citoyen a été mis en place pour saisir le Procureur de la République et entamer une poursuite judiciaire à l’encontre des gendarmes au niveau de la Cour de Koléa. Une pétition est en cours de préparation pour interpeller le haut commandement de la Gendarmerie Nationale. La colère des citoyens bat son plein et une vive tension caractérise en ce même ce quartier populaire de Koléa. Et plus les autorités s’enferment dans leur silence complice, plus le risque de pourrissement augmente.