Le président de la JS Kabylie, Mohand Chérif Hannachi, a annoncé, hier, sur les ondes de la radio Tizi Ouzou, son départ du club, à la fin de la saison, «après l’avoir sauvé le club de la relégation». Mais qui risque de le croire, lui qui a fait part de la même intention un nombre incalculable de fois sans jamais s’exécuter?

«On va tout faire pour sauver le club. Ensuite, je quitterais définitivement le monde du football», a-t-il déclaré. La promesse du premier responsable du club kabyle de se retirer des affaires de la JSK ne risque pas d’être prise au sérieux. Ces dernières années, à chaque fois que les choses tournent mal, il annonce son départ, mais sans jamais passer à l’acte. Il s’agit beaucoup plus pour lui de gagner du temps face aux supporters qui réclament son départ.

Il est vrai que la JSK ne s’est jamais retrouvé dans une situation aussi compliquée. Avec 18 points seulement, les Canaris occupent l’avant dernière place du classement, devant le MO Béjaia, dernier (16 points). Si théoriquement, l’équipe, qui a deux matchs en moins, garde intacte ses chances de maintien, c’est le fait que les joueurs n’arrivent plus à gagner même chez eux qui fait craindre le pire aux supporters. La défaite de samedi dernier, face au MOB, lanterne rouge, dans un stade vide (huis clos), par le score lourd de 3 à 0, a «assommé» les fans des Jaunes et Verts.

La situation de la JSK, qui a fui Tizi Ouzou pour s’entraîner à Alger, est vraiment critique. En annonçant son départ à la fin de la saison, Hannachi tente de faire baisser un tant soit peu la pression qui pèse sur lui. L’annonce de l’arrivée de nouveaux sponsors (Tassili Airlines, Naftal) vise le même objectif.

Elyas Nour

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