Après plus de 100 jours de protestation, Kamel-Eddine Fekhar a décidé de mettre fin à sa grève de la faim. Il a chois la date symbolique du 20 avril, date anniversaire du Printemps berbère, pour mettre fin à un geste qui a failli le mener vers la mort.

Dans une lettre envoyée de prison et transmise par Me Ahmine, un de ses avocats, Kamel-Eddine Fekhar explique son geste par sa sensibilité à l’élan de solidarité qu’il a reçu d’un peu partout. «En réponse à des appels d’amis et de compagnons et à l’occasion de la célébration du Printemps berbère, qui coïncide avec le 20 avril et dans l’espoir de voir se constituer une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les tragiques événements de Ghardaïa, j’ai décidé d’arrêter la grève de la faim pour pouvoir me soigner, mais également pour que je puisse avoir la force de continuer le combat pacifique avec tous », écrit le militant des droits de l’Homme qui croupit dans la prison de Laghouat depuis 2015.

Cela n’empêche, Kamel-Eddine Fekhar déclare poursuivre le combat pour faire éclater « la vérité sur les événements de Ghardaïa » et « mettre fin au projet raciste et d’exclusion qui cible la région du M’zab ». Il demande également la libération de «tous les détenus politiques».

Selon ses avocats, Kamel-Edine Fekhar a déjà perdu une bonne partie de ses organes vitaux à cause de cette grève de la faim. Il va encore rester en prison.

Essaïd Wakli