Le porte-parole de l’Armée nationale libyenne (ANL), le colonel Ahmed Al-Mismari, a tenu des propos virulents à l’encontre de l’Algérie. Il lui reproche d’œuvrer à un règlement politique de la crise uniquement pour éviter un embrasement à même d’affecter son territoire.

Le colonel Al-Mismari n’est pas allé avec le dos de cuillère en critiquant Alger. Selon lui, la solution politique défendue par Alger a pour seule motivation de prémunir le territoire algérien de possibles infiltrations d’éléments terroristes dans le cas d’une offensive militaire contre les camps terroristes en Libye.

«L’Algérie plaide pour  une solution politique et rejette l’option militaire uniquement par crainte de voir les terroristes rejoindre ses montagnes», a-t-il soutenu, avant d’ajouter que les autorités algériennes ont livré le terroriste Anis El Houti à Doha en 2011, laquelle l’a aidé à s’introduire sur le territoire libyen dans le cadre d’une vaste opération de déstabilisation.

Le colonel Ahmed Al-Mismari, connu pour sa proximité avec les services secrets émiratis, a saisi l’occasion de la crise diplomatique dans le Golfe pour s’attaquer au Qatar, l’accusant de soutien aux groupes terroristes activant en Libye. Selon lui, le Qatar a tenté d’éliminer Khalifa Haftar, le commandant en chef des forces armées libyennes, à Al-Biar à l’Est de Benghazi.

Il a également accusé des officiers du renseignement qatari, parmi lesquels l’attaché militaire du Qatar en charge du Maghreb, actuellement basé à Tunis, d’avoir «soudoyé» un certain nombre de personnalités en Libye et au Maghreb. Le colonel Al-Mismari a eu également des mots très durs à l’égard des brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas, qu’il a accusées d’alimenter la violence à Benghazi.

Massi M.