Prévue pour le 8 juin, dans le cadre des « Nuits du cinéma » d’Alger, la projection du film « Wonder Woman » est annulée, simultanément avec d’autres capitales arabes, à cause de la présence de l’actrice israélienne, Gal Gadot.

L’artiste est connue pour ses prises de position en faveur des exactions commises par l’armée israéliennes contre les populations du Ghaza, en Palestine. Cette décision intervient suite à une polémique déclenchée sur les réseaux sociaux.

Selon les organisateurs, qui se sont exprimés à l’AFP, il ne s’agit pas d’une annulation, mais «d’une déprogrammation» liée à «des droits d’exploitation». «Le film sera reprogrammé une fois les contraintes administratives liées aux droits d’exploitation réglées», a assuré Amine Idjer, responsable de la communication de MD Ciné, organisatrice de la manifestation cinématographique. Il a précisé que «le ministère algérien de la Culture avait donné le visa   d’exploitation» et assuré que cette déprogrammation n’avait rien à voir avec la campagne de boycott lancé sur Internet.

Dès l’annonce de la diffusion de ce film, des pages Facebook ont été créées pour dénoncer sa projection à cause de l’actrice israélienne Gal Gadot. Cette dernière a pris position, en faveur des attaques contres les populations de Ghaza, y compris lorsque l’armée israélienne avait usé de gaz phosphorique. Le film a eu le même sort au Liban.

Rania Aghiles