Fin du suspense. Le café littéraire d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa, s’est finalement tenu ce samedi. Le chroniqueur Chawki Amari a pu donner sa conférence sur l’esplanade du centre-culturel local, face à une assistance nombreuse. La marche, organisée en prélude, a également été une réussite.

Avant l’entame de la conférence, des centaines de citoyens ont organisé une marche populaire qui a sillonné les ruelles de la petite ville d’Aokas. Selon des témoins, les marcheurs ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Halte à la répression», «Pour la liberté d’expression». Des députés, écrivains, artistes et autres intellectuels ont participé à la manifestation.

Les membres de l’association Azday Adelsan n-Ukas (Collectif culturel d’Aokas), qui ont organisé la manifestation, ont décidé de ne plus introduire de demande d’autorisation pour la tenue du café littéraire. Selon certains membres de cette association, «la littérature n’a pas besoin d’autorisation». C’est d’ailleurs ce message que ces activistes ont transmis au wali de Béjaïa, qui les a reçus mardi dernier.

Avant cette conférence, au moins huit autres conférences ont été interdites par les autorités locales. Une attitude qui a suscité une mobilisation qui a largement dépassé les frontières de la petite ville balnéaire de la côte béjaouie.

Rania Aghiles