Ne voulant certainement pas laisser toute l’initiative à son rival du RND, Ahmed Ouyahia, le patron du FLN, Djamel Ould Abbès, est monté hier au créneau pour faire part de sa position sur l’affaire des réfugiés subsaharien, objet d’une vive polémique dans le pays.

Après avoir exprimé son soutien aux déclarations du Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et du chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, pourtant contradictoires à bien des égards, il s’est étendu sur la nécessité de protéger les frontières des menaces extérieures.

Convoquant les habituels épouvantails sécuritaires, développés notamment lors de la campagne pour le quatrième mandat, M. Ould Abbès a fait par de sa crainte de voir des terroristes s’infiltrer parmi les réfugiés. Il s’est évidemment abstenu de fournir des explications sur le fait que des milliers de réfugiés se retrouvent à l’extrême-nord du pays sans avoir été ni contrôlés ni même recensés.

M. Ould Abbès n’a pas non plus pipé mot sur les défaillances du gouvernement dans la prise en charge des réfugiés, les laissant errer dans les rues dans des conditions de précarité insoutenable, provoquant l’exaspération d’une population peu habituée à la présence massive de ressortissants étrangers.

L.R.