La section ordinale régionale de Blida du Conseil national de déontologie médicale, représentant les wilayas de Blida, Djelfa, Médéa et Tipasa, réagit à l’incarcération du Dr Ouali dans l’affaire de la parturiente de Djelfa.

La détention du Dr OUALI en rapport avec le décès de la parturiente de Djelfa est incompréhensible. Un des fondements de la responsabilité en Droit pénale est qu’elle est personnelle. Le Dr OUALI n’a à aucun moment pris en charge la parturiente et ne peut donc avoir une quelconque responsabilité dans le décès. Cette incompréhension justifie la colère et la mobilisation du corps médical.

Sa détention obéirait donc à un autre motif d’inculpation, que le corps médical ignore, et qui aurait fondé la décision d’emprisonnement du Dr Ouali.

Même dans ce cas de figure, sa détention reste incompréhensible. La mise en examen n’implique pas automatiquement la détention provisoire. Bien au contraire, cette détention provisoire doit revêtir un caractère exceptionnel eu égard à tous les inconvénients si souvent dénoncés et ne doit être prononcée qu’en raison des nécessités de l’instruction ou à titre de mesure de sûreté. Son  maintien en liberté offre toutes les garanties et n’entrave en aucun cas les besoins de l’instruction, il  ne constitue aucunement un danger pour l’ordre public ou pour sa propre sécurité.

La place du Dr Ouali n’est certainement pas la prison, au milieu de délinquantes,  mais auprès de ses malades, de sa famille et surtout auprès de son bébé âgé d’à peine un an.

 

 Le Président

Dr Terkmane Yacine