Dans une  interview publiée, aujourd’hui  31 août, par le magazine français Le Point, le Président Emmanuel Macron évoque à plusieurs reprises l’écrivain algérien Kamel Daoud.

La première référence à Kamel Daoud intervient à la suite d’une question des journalistes du magazine: «Kamel Daoud dénonce l’hypocrisie de l’Occident, qui déclare la guerre au terrorisme tout en ménageant l’Arabie saoudite, “un Daech qui a réussi”, selon lui. Allez-vous revoir nos relations avec le Royaume ? », interrogent les journalistes du Point. «J’ai beaucoup d’admiration pour Kamel Daoud, répond le président français , car il est courageux, et c’est un grand romancier à la vision singulière, mais je n’adhère pas en totalité à sa réduction de l’Arabie saoudite à un Daech qui a réussi. Ce pays est plus complexe que cela. En revanche, il est juste de dire que l’on ne doit pas avoir de politiques qui ne seraient pas parfaitement cohérentes avec notre objectif principal de lutte contre le terrorisme. J’ai établi des relations d’une extrême franchise avec l’ensemble des puissances du Golfe. (…)»

L’entretien s’achève sur  des questions plus personnelles: “Avez-vous encore le temps de lire?, interrogent les journalistes français.Emmanuel Macron répond en évoquant une nouvelle fois l’écrivain algérien: « Cet été, j’ai lu le roman de Kamel Daoud «Zabor ou les Psaumes». J’ai beaucoup aimé. Le rapport à la mort, à l’écriture. Je continue aussi à lire de la philosophie. Je lis tous les jours. Plutôt le soir et la nuit. Quand on oublie de lire, on se trompe. On perd le rapport au sens, à l’intemporel». 

L.R.