C’est officiel, l’administration Trump a annoncé l’annulation du Dreamers program mis en place par l’ex-président américain Barack Obama. Un programme qui jusqu’au jour d’aujourd’hui, mettait des centaines de milliers de jeunes sans-papiers à l’abri d’une expulsion et leur permettait d’étudier et de travailler légalement.

« Nous ne pouvons accepter tous ceux qui voudraient venir ici, c’est aussi simple que cela», a déclaré le ministre de la Justice Jeff Sessions ce mardi, en annonçant l’abrogation du Deferred Action for Childhood Arrivals, un programme mis en place par l’administration Obama pour protégé plus de 800 000 jeunes sans papiers présents sur le territoire américain.

Il faut dire que M. Sessions était l’un des principaux détracteurs de cette loi lors de sa présentation en 2012. À cette époque, il l’avait déjà qualifié de “mesure unilatérale constituant un danger sur la sécurité du pays”.  Cependant, le responsable américain a veillé à ce que l’annonce soit faite avec un tant soit peu de délicatesse en expliquant à ses compatriotes que cette abrogation a pour but de protéger les citoyens américains. “Ce n’est pas faire preuve de compassion que de ne pas appliquer les lois sur l’immigration”, a martelé Sessions tout en soulignant que l’annulation de la mesure prise par l’administration Obama permettra de sauver des vies et de protéger les communautés et les contribuables.

Cette unième provocation de l’administration Trump risque de déclencher une véritable tempête à Washington dans les jours à venir, d’autant plus que ce sujet ô combien délicat a déchaîné les passions lors de la présentation dudit programme en 2012.

Rappelons que la mesure prise par l’administration Obama en 2012 avait pour objectif de permettre aux jeunes émigrés clandestins dont l’âge ne dépassait pas les 16 ans d’avoir un permis de séjour d’une validité de deux ans renouvelables. Dans le camp républicain, on était très hostile à idée. Les républicains avaient dépeint le programme comme étant un véritable danger sur la sécurité nationale. De nombreux cadres du parti avaient à l’époque promis de supprimer ce programme s’ils parvenaient au pouvoir.

Moncef Ait Kaci