Les innombrables décès enregistrés dans certains hôpitaux du pays contraignent les autorités publiques à revoir la politique des soins. Ainsi, selon le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, qui ne s’exprime que rarement sur la question, son département est entrain de revoir de fond en comble « le schéma des soins ».

Cela commence, selon le membre du gouvernement, par mettre les professionnels de la santé dans de meilleures conditions. « Nous préparons une nouvelle feuille de route consistant en la   réorganisation du schéma de soins du patient. Il est très important   d’améliorer les conditions de travail des praticiens et des paramédicaux, et par conséquent la prise en charge du malade », a déclaré à la presse le ministre de la Santé, en marge du séminaire national d’évaluation des activités des programmes de santé scolaire et universitaire.

Selon le ministre «  le professionnel de la santé en Algérie doit exercer dans un environnement favorable », ajoutant  que « la principale contrainte du secteur n’est pas d’ordre financier mais lié à un déficit en ressource humaine formée ». « Lorsque vous formez un médecin spécialisé pendant 13 ans, il lui faut un   minimum d’expérience et de pratique pour qu’il soit un praticien complet »,  a-t-il poursuivi, relevant le déficit  en personnel qualifié enregistré dans certaines spécialités cardinales comme la cardiologie, la gynéco-obstétrique et l’anesthésie-réanimation.

Une série de décès de parturientes dans des hôpitaux publics a récemment déstabilisé le secteur de la santé. Le ministère a régi avec des poursuites judiciaires contre des « auteurs de négligences ». Mais les problèmes de fonds ne sont toujours pas réglés.

 

Rania Aghiles