Alors que l’administration va clore le dossier des listes des candidats aux élections locales à la fin de cette semaine, les partis islamistes continuent de crier au scandale dénonçant l’annulation de plusieurs de leurs listes. Motif : «La présence de membres de l’ex-Front islamique du salut (FIS)-dissous dans leurs listes».

Ennahda wel Adala, est l’une de ces formations ayant dénoncé une politique d’exclusion. Hedjira Khelifa, un de ses cadres, a révélé au quotidien El Bilad que trois listes  sur un total de 33 présentées pour les APW ont été tout simplement exclues à cause d’erreurs que l’administration a commises sans vouloir le reconnaître.

Pour M. Khelifa, ce phénomène d’«exclusion» ne se résume pas seulement aux listes présentées pour les APW. Sur les 260 listes de candidats aux APC, plusieurs ont été vidées de leur substance, a-t-il ajouté. Selon lui, ils sont environ 50 candidats dont la candidature a été invalidée pour appartenance au FIS dissous.

Au MSP on se plaint de cette même politique d’«exclusion arbitraire». Selon l’ex-SG du parti Abderazzak Makri, plusieurs candidats du parti ont été écarté sur la base de «rapports négatifs émanant d’entités non-identifiés». Ces rapports  soutiennent que les candidats exclus représentent un danger pour l’ordre public.

Sur sa page Facebook, M. Makri, a exprimé son étonnement quant à «l’exclusion d’un candidat pour le seul motif que son père était un membre de l’ex-FIS dissous».

M.M.