La journaliste Hadda Hazem, directrice du quotidien El Fadjr, en est aujourd’hui à son deuxième jour de sa grève de la faim à la Maison de la presse Tahar Djaout d’Alger. Elle proteste contre la privation de son journal de la publicité publique.

«Ils font ça pour me punir pour mes positions», a affirmé aux médias la journaliste, qui a entamé son action, sous la pluie, tôt dans matinée d’hier. Selon elle, c’est son intervention sur la chaîne française, France 24, lors de laquelle elle avait souligné la confusion dans les centres de pouvoir en Algérie, qui a provoqué l’ire des autorités et déclenché cette opération de représailles.

La directrice d’El Fadjr indique par ailleurs n’avoir, pour l’heure, enregistré aucun signe des pouvoirs publics à même de la convaincre de mettre un terme à sa grève de la faim.

 

 

Notons, par ailleurs, que Hadda Hazem a été mise en garde par son cardiologue contre une action aussi extrême. Toutefois, celle-ci a tenu à la mener pour s’opposer à ce qu’elle considère comme une mort programmée de son journal.

L.R.