L’écrivain Rachid Boudjedra a finalement décidé de retirer de son pamphlet Les contrebandiers de l’histoire, qui avait provoqué une vive polémique dans les milieux littéraires algériens et au delà, le passage accusant Kamel Daoud d’avoir appartenu au GIA dans sa jeunesse.

Rachid Boudjedra, qui avait soulevé un tollé général après ces accusations, a expliqué à nos confrères du Temps d’Algérie, que ce retrait est motivé par son désir de mettre fin à la polémique. «Le pamphlet, Les contrebandiers de l’histoire, porte fondamentalement sur la trahison et l’usurpation de l’histoire nationale par certains intellectuels et écrivains algériens. Le passage évoquant l’appartenance de l’écrivain Kamel Daoud au groupe terroriste GIA, durant sa jeunesse, a visiblement capté l’attention d’un nombre important de lecteurs détournant ainsi le regard sur l’objet principal du pamphlet. Suite à quoi, nous avons décidé, avec le directeur des éditions Frantz Fanon,  de retirer ledit passage des prochaines éditions de ce pamphlet, la première édition étant déjà épuisée», a-t-il ainsi déclaré.

Mais la vérité est peut-être ailleurs. Devant cette accusation formulée sans preuves, Kamel Daoud avait vivement réagi, notamment en déposant une plainte auprès de la justice. Il est donc très probable que c’est la peur de la condamnation qui a incité Rachid Boudjedra à retirer le passage incriminé.

L.R.