Malgré les dispositions prises par les autorités, la violence faite aux femmes s’amplifient. Du domicile familial, jusqu’au travail, en passant par la rue, les femmes vivent des situations intenables.

Selon Chaiaâ Djaâfri, présidente de l’Observatoire algérien de la femme, les «violences subies par les femmes sont multiples». Elle a indiqué, dans une intervention sur Ennahar TV, que plus de 7200 plaintes ont été déposées par des femmes pour des actes de violences en 2016. «Les chiffres sont en baisse par rapport à 2015. Mais il ne faut pas oublier que beaucoup d’Algériennes ne déposent pas plainte. Cela suppose que le nombre de femmes violentées est supérieur à celui annoncé», a indiqué M. Djaâfri.

Selon elle, les violences faites aux femmes seont partout. A «commencer par celle infligée par le mari, la violence verbale subie dans la rue et, surtout, le harcèlement sexuel subi sur le lieu de travail». La défenseure des droits de femmes a mis en cause également «le silence des femmes». «Ce silence ne réduit pas le nombre d’harcèlement», dit-elle.

Concernant une autre violence tue, Chaiaâ Djaafri a cité le fait que beaucoup de femmes sont «privées de leurs salaires» par les époux, les frères ou les pères. «Mais les tabous font qu’on ne parle jamais de cela», dénonce-t-elle.

R.A.