Après les succès des quatre premiers primes, Coke Studio Algérie s’est mesuré lors du prime de jeudi, à quatre authentiques styles de la musique algérienne. Des grands classiques de Malouf, de la chanson kabyle ainsi que les Bedouis de l’Est et de l’Ouest ont retenti dans la salle faisant le bonheur des amoureux de la musique algérienne. 

Après le succès des quatre premiers primes, Coke Studio s’est mesuré, une fois de plus, à quatre styles authentiques de la musique algérienne. Sur scène, on a pu savourer des duos entre chanteurs de l’ancienne génération et de la nouvelle. Lors du prime de jeudi, on a pu assister au retour de Hocine Lasnami, qui a brillé lors du dernier prime. Mais il y avait aussi : Rachid Kouceila dans son registre favori, Naïma Ababsa qui a rendu hommage à son père ainsi que l’inattendu Cheikh el Hettab.  La jeune génération a été représentée par Anis Bourahla, Amel Zen, Farida Rguiba et Samira Brahmia. Ces jeunes chanteurs se sont donnés à fond, pour laisser leur empreinte sur des chansons du patrimoine totalement revisitées.

Jeudi soir, on a vu se produire sur scène l’un des pionniers de la musique bédoui de l’Ouest algérien. Il s’agit, bien sûr, de Cheikh el Hattab, qui a été accompagné par Samira Brahmia pour interpréter OUED CHOULI. Ce chant perpétué par les gens de l’Ouest est considéré comme une ode aux combattants de la Révolution Algérienne.

Un autre grand classique du répertoire musicale nationale était aussi au menue de cette soirée. Il s’agit de BILLAH YA HAMAMI de Mohamed el Kourde. Ce chef-d’œuvre du genre Malouf a été interprété par Hocine Lasnami pour l’ancienne génération et de Anis Bourahla pour la nouvelle. Un vrai plaisir.

Il y avait aussi Rachid Kouceila et Amel Zen qui ont interprété une magnifique chanson de Slimane Azem intitulée : Ad Ezzi Saa. Cette chanson fait partie de l’héritage artistique laissé par le grand Slimane Azem, à la chanson algérienne et kabyle.

La chanson bédoui était à l’honneur de ce cinquième prime. Pour revisiter le style bédoui sahraoui, Naima Ababsa et Farida Rguiba ont opté pour HIZIA de Mohamed Benguitoune (1843 à Biskra – 1907). Ce magnifique poème écrit par le natif de Biskra, Mohamed Benguitoune raconte une histoire d’amour entre la belle Hizia Bouakkaz et son amoureux Saïd et son tragique décès. Cette histoire fût mise en musique par Abdelhamid Ababsa puis plusieurs grands artistes, dont Khelifi Ahmed, Rabah Deriassa et Reda Doumaz.

M.M.