«Je suis venu en ami ». Lors d’une conférence de presse animée mercredi soir à Alger à l’issue de sa visite de travail, le président français Emmanuel Macron a tenté de « dépassionner » les sujets qui fâchent entre les deux pays. A commencer par les sujets de l’heure, à savoir la circulation des personnes, de l’économie en passant par l’économie dans laquelle il souhaite une évolution de la législation algérienne.
Dans la question de la mémoire, Emmanuel Macron a annoncé sa décision de « restituer à l’Algérie » les crânes des résistants algériens retenus au musée des Sciences de l’Homme, à Paris. Mais au lieu de la repentance, il a demandé à l’Algérie « une réconciliation des mémoires » et une « reconnaissance mutuelles » du passé. En contrepartie de cette reconnaissance de la France, il a demandé à l’Algérie de faire un effort e direction des Français « qui sont nés en Algérie quelque soit leur passé » pour « pouvoir venir librement en Algérie ». Il évoque, ici, les pieds noirs et les harkis, qui restent des tabous en Algérie.
Sur le plan économique, Emmanuel Macron dit souhaiter que « le gouvernement algérien révise son cadre législatif » de sorte à « simplifier les investissements français et étrangers » dans le pays. Le chef de l’Etat fait allusion à la règle 49 51% imposées aux sociétés étrangères qui investissent en Algérie.
Au eujet de la circulation des personnes, Emmanuel Macron qui estime qu’un « visa n’est pas un projet de vie » en référence aux jeunes qui lui ont demandé ce service, a dit siuhaiter plus de « souplesse » des deux cotés. Il a annoncé la création d’une école numérique en Algérie.
Akli Ouali