L’ancien président de la fédération algérienne de cyclisme (FAC), Rachid Fezouine, a été démis de ses fonctions, hier, par le Directeur de la Jeunesse, des sports et des loisirs (DJSL) de la wilaya d’Alger. Dans un courrier que l’intéressé a reçu avant-hier, ce responsable du secteur de la Jeunesse et des Sports reproche à Fezouine son «non respect de l’obligation de réserve» et ses «déclarations faites à la presse».

De ce fait, il devra comparaître devant le Conseil de discipline. Il faut dire que l’ancien président de la fédération de cyclisme a été très critique envers la tutelle. D’ailleurs, la veille de son licenciement, celui-ci avait accordé un entretien au quotidien «Liberté» dans lequel il est revenu sur les accusations qu’il avait lancé quelques semaines auparavant au sujet de certains responsables du MJS.

«L’affaire remonte à l’année 2013 lorsque l’inspecteur général avait rendu un rapport sur les pratiques de quelques cadres du MJS qui possédaient une boîte de communication qui traitait directement avec la tutelle. On appelle ça un conflit d’intérêts qui est interdit par la loi algérienne. L’actuel ministre veut avoir des noms pour sévir, or il a dit la même chose après les déclarations de Taoufik Makhloufi après les JO de Rio, mais rien n’a été fait après. Je dirais à ce ministre au lieu de s’occuper de cette affaire, il ferait bien de nous expliquer quelle est sa politique pour redresser la barre et développer le sport en Algérie. En fait, Ould Ali n’a pas la volonté politique pour sévir !», avait-il déclaré. Il a même exprimé des doutes concernant les milliards qui ont été dépensés cette dernière décennie dans le secteur. Il est utile de rappeler que Rachid Fezouine avait dirigé la FAC durant deux mandats. Il a été à l’origine du «retour» du Tour d’Algérie de cyclisme. Mais lors des dernières élections, il a été déclaré inéligible par le ministère sous prétexte qu’il était poursuivi en justice. Fezouine est par ailleurs en conflit ouvert avec le président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, qui l’avait exclut du Comité exécutif de l’instance olympique quelques mois avant le renouvellement de ses instances.

Elyas Nour