Des étudiants sur le fronton de l'Université de Bouira

« Ass-a, azekka, tamazight tella, tella », (aujourd’hui et demain, Tamazight vivra). Ce slogan a été entonné, dans une bonne partie des villes de Kabylie, ce lundi matin.

A l’appel notamment d’étudiants et de lycées, des milliers de personnes sont sortis dans les rues, dans les principales agglomérations de la région, pour dénoncer « le retard dans la promotion de la langue amazighe » et surtout ce qui est perçu comme un « refus de promouvoir » cette langue, pourtant reconnue comme langue officielle depuis 2016.

Si dans la majorité des villes les manifestations se sont déroulées dans le calme, la ville de Bouira a connu des remous. Des affrontements entre des étudiants et les forces de l’ordre ont fait quelques blessés, selon des photos publiées sur les réseaux sociaux.

Les témoignages, récoltés auprès de témoins, divergent sur les raisons qui ont poussé à ces affrontements. Certains évoquent une intervention prématurée de la police qui aurait empêché les étudiants de quitter l’enceinte de l’Université Mohand-Oulhadj de la ville.

Les étudiants ont alors répliqué avec des jets de pierres. Certains d’entre eux sont montés sur le fronton de l’Université pour y mettre des emblèmes berbères à la place du drapeau algérien. Les policiers ont alors usé des gaz lacrymogènes pour déloger les occupants.

Contrairement à Bouira, les manifestations qui ont eu lieu à Tizi-Ouzou, Béjaïa et d’autres localités de la région n’ont connu aucun incident. Les étudiants et lycéens se sont dispersés dans le calme.

Akli Ouali

Manifestations en Kabylie/ des heurts entre policiers et étudiants à Bouira
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