Certains députés ne font entendre leurs voix que lorsqu’il s’agit de leurs avantages en matière de salaires, primes et indemnités. Ainsi, ces derniers jours, à l’occasion des «débats» autour du règlement budgétaire de l’Assemblée populaire nationale (APN), certains parmi ces «élus du peuple» ont réclamés le relèvement de leurs frais de mission à l’étranger, actuellement de l’ordre de 500 euros par jour, pour l’aligner avec la somme accordée aux sénateurs (Conseil de la nation) qui est de près de 1000 euros jours. D’après ces députés, dont les propos ont été rapportés par le quotidien arabophone «Echourouk», le barème qui leur a été instauré «n’a pas bougé depuis plusieurs années», alors que «le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader». L’autre souci de ces députés est relatif à l’indemnité que leur accorde l’état pour la location d’un appartement à Alger. Il est de l’ordre de 64 millions de centimes par an (5,3 millions de centimes par mois). Ce qui est, estiment-ils, insuffisant pour s’offrir une habitation correcte à Alger, notamment, précise-t-ils, près du siège de l’Assemblée. Cette indemnité est accordé, en principe, aux députés qui résident en dehors de la capitale et qui ne possèdent pas un bien immobilier à Alger. Il faut rappeler, en dernier lieu, que les députés touchent un salaire d’environ 400 000 dinars (40 millions de centimes), ce qui représente 22 fois le SNMG qui est de 18 000 dinars.
Elyas Nour